François, Augustin Chauvin-Hersant

1756 - 1836

Informations générales
  • Né le 11 août 1756 à Niort (Deux-Sèvres - France)
  • Décédé le 25 septembre 1836 à Ardin (Deux-Sèvres - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 11 juillet 1793 au 26 octobre 1795
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Montagne
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 octobre 1795 au 20 mai 1798
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Gauche
Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 11 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Deux-Sèvres

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents et représentant à la Chambre des Cent-Jours, né à Niort (Deux-Sèvres), le 11 août 1756, mort à Ardin (Deux-Sèvres), le 25 septembre 1836, il était le fils de Michel-Jean Chauvin, conseiller du roi et son avocat à la sénéchaussée de Poitou au siège royal de Niort, et de dame Henriette-Angélique Hersant.

Il fut élevé chez les oratoriens de Niort, fit son droit à Poitiers, et s'établit avocat à Niort en décembre 1776. Favorable aux idées de la Révolution, il devint, le 14 novembre 1790, substitut du procureur de la commune de Niort, et, en septembre 1791, fut élu accusateur public prés le tribunal criminel des Deux-Sèvres.

Le 8 septembre 1792, le département des Deux-Sèvres l'élut membre suppléant de la Convention par 179 voix sur 348 votants; il ne fut appelé à siéger qu'en juillet 1793, en remplacement de Duchâtel, exécuté avec les Girondins. Chauvin-Hersant prit prudemment place à la Montagne: « Je suis assis au pied de la Montagne, écrivait-il à ce moment, mais incessamment je monterai au faîte. » Les événements lui évitèrent cette ascension; il vota contre Robespierre au 9 thermidor, et les thermidoriens l'envoyèrent en mission dans la Vienne, la Creuse et la Haute-Vienne, où il s'efforça d'effacer les souvenirs de la Terreur.

Elu, le 21 vendémiaire an IV, député des Deux-Sèvres au Conseil des Cinq-Cents, par 78 voix, il siégea dans cette Assemblée jusqu'en l'an VI, et fut nommé à sa sortie adjoint à l'administration centrale des Deux-Sèvres, puis, en l'an VII, président de l'administration du même département. Le gouvernement consulaire l'appela (19 germinal an VIII) au Conseil de préfecture de Niort, et lui confia (6 floréal suivant) le poste de secrétaire général de la même préfecture; le 25 pluviôse an XII, il joignit à ces fonctions celles de président du canton de Coulanges.

Destitué au retour des Bourbons, il fut élu, aux Cent-Jours, le 11 mai 1815, par l'arrondissement de Niort, représentant à la Chambre des députés, par 61 voix sur 102 votants, contre M. Morisset, 37 voix; la seconde Restauration le rallia à la cause monarchique, en le nommant, le 20 août 1816, président du tribunal civil de Niort.
Date de mise à jour: septembre 2012