Jules Castellani

1901 - 1971

Informations générales
  • Né le 13 septembre 1901 à Noceta (Haute-Corse - France)
  • Décédé le 2 février 1971 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Madagascar
Groupe
Démocratique et socialiste de la Résistance
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Madagascar
Groupe
Union démocratique et socialiste de la Résistance

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1951 au 1er janvier 1958

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 13 septembre 1901 à Noceta (Corse)
Décédé le 2 février 1971 à Paris

Membre de la seconde Assemblée nationale Constituante (Madagascar)
Député de Madagascar de 1946 à 1951
Sénateur de Madagascar de 1952 à 1958

A l'âge de vingt-cinq ans, Jules Castellani part à Madagascar, où il s'installe à Manakara, dans la province de Fianarantsoa. La plantation de café qu'il y crée prospère rapidement, et il compte bientôt parmi les propriétaires les plus en vue de la Grande Ile.

C'est lors des élections à la seconde Assemblée nationale Constituante qu'il fait son entrée dans la vie politique : il est alors élu député du collège des citoyens de la première circonscription de Madagascar, sous l'étiquette MRP, et recueille 2 532 voix sur 6 154 votants.

Il siège à la Commission des territoires d'outre-mer, et intervient activement en séance publique, notamment sur la politique économique suivie à Madagascar, l'organisation du référendum pour l'adoption de la Constitution, et les crédits de la France d'outre-mer pour 1946.

Il est réélu aux législatives du 10 novembre 1946 : sous l'étiquette Union gaulliste, il recueille 2 972 voix sur 5 339 votants.

Il adhère alors au groupe de l'UDSR, et siège à la Commission des territoires d'outremer. En séance publique, il est l'un des porte-paroles les plus actifs des problèmes malgaches, et évoque sans relâche les différents aspects, politiques, économiques et sociaux, de la vie de l'île, interpellant les gouvernements successifs sur leurs décisions en la matière.

Il participe également activement aux débats sur l'assemblée représentative de la côte française des Somalis (1950), et sur l'institution d'un code du travail dans les territoires d'outre-mer (1951).

Cependant son électorat manifeste, à l'occasion des législatives de 1951, sa réserve devant son évolution politique, et lui préfère Louis Labrousse, industriel membre de l'Assemblée représentative.

Il est cependant élu conseiller provincial de Fianarantsoa en mars 1952, puis se présente dans la première section de Madagascar, aux élections sénatoriales du 18 mai 1952, sous l'étiquette RPF ; il remporte alors, avec 38 voix sur 62 exprimés, l'un des deux sièges à pourvoir.

Au Conseil de la République, il adhère au groupe du Rassemblement d'outre-mer, il devient vice-président en 1953 ; il conserve cette fonction jusqu'en 1958. Aucune des grandes discussions sur la France d'outremer, qu'elles soient d'ordre législatif ou budgétaires, ne se déroulent sans que Jules Castellani n'y prenne part ; il est également l'auteur de nombreuses propositions de loi ou de résolution, comme de multiples questions orales, sur l'ensemble de ces questions, et particulièrement de leur répercussion sur l'île de Madagascar.

Il intervient également sur le redressement économique et financier (1953), la révision de la Constitution (1954), la politique algérienne du Gouvernement, et, bien sûr, le projet de loi-cadre relatif aux territoires d'outre-mer (1956).

Lors des législatives du 2 janvier 1956, il tente sans succès de reconquérir son siège de député de Madagascar, et recueille d'ailleurs 6 535 voix, soit 800 de moins que l'élu du RGR, André Sanglier.

En 1957, la Commission de la France d'outre-mer le charge du rapport sur quatre textes portant réorganisation de l'AOF et de l'AEF ; il intervient, bien sûr, dans la discussion portant la même réorganisation pour Madagascar, ainsi que sur la diffusion de la presse et du livre français à l'étranger, et les communautés économique et atomique européennes. Enfin en 1958, il s'exprime sur les institutions de l'Algérie, et la politique française à l'égard de la Tunisie.

Les 2 et 3 juin 1958, il se prononce en faveur des pleins pouvoirs, et de la révision constitutionnelle.

Lors des élections sénatoriales du 26 avril 1959, il se présente comme candidat isolé dans le département de l'Indre, et ne recueille, au premier tour, que 88 voix sur 716 suffrages exprimés. Il se retire alors de la vie politique. Il meurt à Paris en 1971.



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