Henry Castillard

1847 - 1927

Informations générales
  • Né le 3 septembre 1847 à Woinville (Meuse - France)
  • Décédé le 22 juillet 1927 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Aube
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Aube
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Aube
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 6 juin 1909
Département
Aube
Groupe
Union démocratique

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1909 au 1er janvier 1927

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 3 septembre 1847 à Woinwille (Meuse), mort le 22 juillet 1927 à Paris.

Député de l'Aube de 1893 à 1909.
Sénateur de l'Aube de 1909 à 1927.

Après avoir obtenu le diplôme de docteur en droit à la Faculté de Nancy, Henry Castillard entra dans la magistrature et fut procureur de la République à Arcis-sur-Aube et à Troyes, puis substitut à Paris. Tenté par la politique, il donna sa démission et se présenta avec succès aux élections générales législatives du 20 avril 1893 dans la circonscription d'Arcis-sur-Aube. Elu au premier tour de scrutin par 4.612 voix contre 4.108 au comte Armand, député sortant, il s'inscrit au groupe de l'union progressiste qui siège entre la fraction modérée et la fraction radicale du parti républicain. Il conserve de justesse son mandat aux élections générales des 8 et 22 mai 1898 avec 4.363 voix contre 4.352 au comte Armand au deuxième tour de scrutin. Réélu sans difficulté dès le premier tour aux élections générales du 27 avril 1902 par 4.584 voix contre 3.038 à M. Mareau sur 8.114 votants, et à celles du 6 mai 1906 par 6.289 voix contre 403 à M. Waldemar, sur 7.466 votants, il devient sénateur le 6 juin 1909, en remplacement de M. Emile Gaillot, au deuxième tour de scrutin, par 467 voix sur 652 votants. Il est réélu au renouvellement du 7 janvier 1912, au premier tour de scrutin, par 392 voix sur 659 votants et à celui du 9 janvier 1921, au premier tour de scrutin, par 562 voix sur 662 votants. Il le demeurera jusqu'à son décès en 1927.

Membre de diverses commissions, notamment de celles de la législation criminelle et de la réforme judiciaire, des chemins de fer, de l'administration et des cultes, il fait preuve, au cours de sa longue carrière parlementaire d'une grande activité qui porte essentiellement sur les questions agricoles et juridiques. Défenseur attentif de l'agriculture française, il prend part aux débats sur : les droits de douane sur les blés et l'impôt sur les boissons (1894), le régime des admissions temporaires de froment (1901), les engrais chimiques (1902), les importations de blé et de bétail (1903 et 1904), les mutuelles agricoles (1904 et 1906), les bouilleurs de cru et les fraudes sur les Vins (1905), l'abattage des animaux tuberculeux et la lutte contre les épizooties (1903 et 1906), le prix d'achat des céréales panifiables (1920) et, question qui lui tient particulièrement à cœur, la délimitation de la Champagne viticole (1909, 1911, 1919). Il présente un rapport sur la police des chemins de fer (1900) et intervient dans la discussion du projet de tarification des transports (1901). En 1905, il vote la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat qu'il estime libérale et justifiée par l'attitude du Vatican. Il vote également la loi sur les retraites ouvrières, l'assistance aux vieillards et le service militaire de deux ans.

Membre de la Commission chargée de répartir entre les communes les subventions pour les sapeurs-pompiers, il intervient à plusieurs reprises sur ce sujet, notamment en 1905 et en 1907. Rapporteur pour la Commission de la réforme judiciaire des propositions et projets de loi relatifs à l'abolition de là peine de mort, il s'affirme résolument opposé à sa-suppression et défend cette opinion avec une ténacité inébranlable (1898, 1902, 1906, 1909). Durant les dernières années de sa vie, il continue en dépit de son âge, à participer au travail parlementaire et intervient dans la discussion du projet sur les loyers (1922, 1924).

Il meurt le 22 juillet 1927 à Paris, -en cours de mandat dans sa quatre-vingtième année.

A l'ouverture de la session extraordinaire, le Président Paul Doumer prononça son éloge funèbre (séance du 3 novembre 1927). « Elu sénateur de l'Aube, déclara-t-il, notre collègue, restant parmi nous l'homme du droit et de la magistrature, s'attacha en même temps, non sans passion, à la défense des intérêts agricoles et viticoles de la région qu'il représentait. Unanimement nous déplorons la perte de Henry Castillard.»