Joachim, Thaddée, Louis Lemoine

1745 -

Informations générales
  • Né le 27 août 1745 à Vire (Calvados - France)
  • Décédé à une date inconnue

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 28 janvier 1794 au 26 octobre 1795
Département
Calvados
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 14 octobre 1795 au 20 mai 1798
Département
Calvados
Groupe
Modérés
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 1er juillet 1806
Département
Calvados

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention, député au Conseil des Cinq. Cents et au Corps législatif de l'an VIII à 1806, né à Vire (Calvados) le 27 août 1745, mort à une date inconnue, fut élu, le 11 septembre 1792, 3e suppléant à la Convention « à la pluralité des voix ». Admis à siéger en titre, le 9 pluviôse an II, à la place de Fauchet condamné à mort, il prit parti contre Robespierre dans la journée du 9 thermidor, intervint dans plusieurs discussions, notamment pour combattre le projet d'Aubry sur l'organisation de la garde nationale parisienne, fut nommé secrétaire de l'assemblée le 19 juillet 1795, et, le 27, présenta à la Convention un sabre que David, dit-il, avait fait exécuter sur un dessin de lui, pour l'usage de Robespierre; il ajouta que «ce roi des sans-culottes ne haïssait pas le faste » et observa que le sabre était de la même forme que ceux des élèves du camp de Sablons, « dont Robespierre, dit-il, avait eu la pensée de se former une garde prétorienne. » Lemoine prit encore part à plusieurs discussions, fit rendre générale pour toute la France une loi de police relative aux émigrés et proposée seulement pour la ville de Paris, et, après les événements du 13 vendémiaire an IV, demanda la destitution de tous les fonctionnaires publics et de tous les employés qui n'étaient pas à leur poste lors des dangers qu'avait courus le gouvernement. Réélu, le 22 vendémiaire an IV, député du Calvados au Conseil des Cinq-cents, par 216 voix sur 392 votants, il proposa des amendements au projet de Gossuin relatif à la réquisition. Sorti du Conseil en 1798, il fut un des candidats à la place de commissaire de la comptabilité nationale (plus tard cour des Comptes), fut appelé, vers la même époque, aux fonctions d'administrateur des hospices civils de Paris (26 prairial an VI), fut destitué l'année d'après, et fut choisi, le 4 nivôse an VIII, par le Sénat conservateur comme député du Calvados au nouveau Corps législatif, où il siégea jusqu'en 1806.


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