Louis, François, Sébastien Viger

1755 - 1793

Informations générales
  • Né le 7 juillet 1755 à Les rosiers (Maine-et-Loire - France)
  • Décédé le 31 octobre 1793 à Paris (Paris - )

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 16 avril 1793 au 26 octobre 1795
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Girondins

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention, né aux Rosiers (Maine-et-Loire) le 7 juillet 1755, exécuté à Paris le 30 octobre 1793, d'une famille de commerçants, fut placé, comme enseigne, sur un navire qui faisait la traite des nègres, mais, sans goût pour ce métier, revint faire son droit à Angers, y fut reçu avocat à 21 ans, et acheta une charge de substitut du procureur dit roi. Ses discours de rentrée, ses Mémoires, dont l'un fut couronné par l'Académie d'Angers en 1787, traitent tous des préoccupations politiques et sociales du moment. Procureur-syndic du district d'Angors (1790), il fut en butte à de persistantes accusations de vénalité, donna sa démission (mai 1792), et s'engagea dans le 2e bataillon des volontaires de Maine-et-Loire. Le 6 septembre suivant, le département de Maine-et-Loire l'élut premier député suppléant à la Convention, par 291 voix sur 562 votants. Il prit part à la bataille de Valmy, passa dans la garde nationale active d'Angers, et fut appelé à siéger à la Convention le 16 avril 1793, en remplacement de M. de Houlières démissionnaire. Il siégea parmi les modérés, et prit parti pour la Gironde. Le 30 avril, il demanda, devant l'insolence des tribunes, que l'assemblée se retirât à Versailles, fut membre de la commission des Douze, et se fit fort de prouver « le despotisme le plus horrible et le plus avilissant » de la commune de Paris. Décrété d'accusation le 2 juin, il fut détenu dans son domicile. Le rapport de Saint-Just (8 juin) lui laissa espérer la liberté; mais, compris dans le décret d' accusation du 3 octobre, il comparut, le 24, devant le tribunal révolutionnaire, et fut condamné à mort avec les Girondins; il monta le dernier sur l'échafaud. L'abbé Lothringer, dans une lettre datée de Thann, le 27 juillet 1797, assure que Viger se confessa à lui avant de mourir.