Esprit Doutre

1811 - 1874

Informations générales
  • Né le 1er juillet 1811 à Lyon (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 3 août 1874 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Rhône
Groupe
Extrème gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Rhône
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1848 et 1849, né à Lyon (Rhône) le 1er juillet 1811, mort à Paris le 3 août 1874, d'une famille d'artisans, il se fit ouvrier typographe.

En 1840, il fut un des trois délégués ouvriers que la typographie lyonnaise envoya à Strasbourg pour assister à l'inauguration de la statue de Gutenberg. Il jouissait d'une grande influence dans les ateliers de Lyon, quand éclata la révolution de février. Le gouvernement provisoire lui confia une mission dans une commune voisine de Lyon.

Porté sur la liste des démocrates socialistes dans le Rhône, il fut, le 23 avril 1848, élu représentant de ce département à l'Assemblée constituante, le 2e sur 14, par 104,891 voix (le procès verbal de l'élection ne donne ni le chiffre des votants ni celui des inscrits). Il siégea à l'extrême gauche, fit partie du comité du travail, et vota:

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour l'abolition de la peine de mort,
- pour l'amendement Grévy,
- pour le droit au travail,
- pour la réduction de l'impôt du sel,
- pour les conclusions contraires à la proposition Rateau,
- pour l'amnistie des transportés et le blâme de la dépêche Léon Faucher,
- contre la loi sur les attroupements, le décret sur les clubs, les poursuites à intenter à Louis Blanc et à Caussidière,
- pour l'impôt progressif,
- contre le renvoi des accusés du 15 mai devant la Haute Cour,
- contre l'ordre du jour favorable au général Cavaignac,
- contre le rejet de la proposition d'amnistie générale et l'interdiction des clubs.

Le 13 mai 1849, il fut réélu par le département du Rhône à l'Assemblée législative, le 2e sur 11, par 71,334 voix sur 110,722 votants et 154,740 inscrits. Il reprit sa place à la Montagne, et vota contre la majorité et contre la politique de l'Elysée. Le coup d'Etat de décembre mit fin à sa carrière parlementaire; il entra alors dans les bureaux du Comptoir national d'Escompte.


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