Léonard, Joseph Prunelle-Lière

1748 - 1828

Informations générales
  • Né le 17 mai 1748 à Grenoble (Isère - France)
  • Décédé le 12 mars 1828 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 1er septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Isère
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention, né à Grenoble (Isère) le 17 mai 1748, mort à Paris le 1er mars 1828, était médecin avant la Révolution. Député de l'élection de Grenoble aux Etats de Romans en 1788, il devint maire de Grenoble au début de la Révolution, fut nommé député suppléant de l'Isère à l'Assemblée législative (septembre 1791) où il ne fut pas appelé à siéger, et fut élu, le 1er septembre 1791, député à la Convention par son département, le 6e sur 9, avec 274 voix (481 votants). Il siégea parmi les modérés, opina pour que Louis XVI fût jugé par des commissaires nommés ad hoc dans les départements, et répondit au 3e appel nominal : « La Convention nationale n'est pas un tribunal ordinaire autour duquel la loi ait tracé un cercle qu'il ne peut dépasser; elle ne doit consulter que la justice. Je demande que Louis soit banni, sans délai, avec sa femme, sa fille, sa sœur et toute sa famille, sous peine de mort, s'ils rentraient dans la République. Ils ne pourront se plaindre de cette condamnation puisqu'elle est nécessitée par l'intérêt de la tranquillité publique. Cette mesure éloigne du sein de la République toutes les personnes justement suspectes, et ôte aux mauvais citoyens tout moyen d'exciter des troubles; vous imprimerez à perpétuité une flétrissure sur les bannis; en prononçant au contraire la peine de mort, vous exciteriez la compassion en faveur du père, et l'intérêt d'un grand nombre de citoyens en faveur du fils. Si vous les laissez prisonniers au Temple, ils y seront longtemps un sujet d'inquiétude et de division. Comme représentants d'une grande nation, vous devez un grand exemple, vous devez mettre votre courage en évidence, en renvoyant votre roi détrône aux tyrans qui vous font la guerre. Je vote donc pour le bannissement sans délai. » Après la session il devint administrateur municipal à Grenoble. On a de lui son Opinion, imprimée à part, sur le jugement de Louis XVI; des Pensées et considérations diverses (1823-26), et une traduction française des Psaumes (1821) ; des Prophéties d'Isaïe (1823); des Quatorze, épîtres de saint Paul, etc.