Jean-Baptiste Soulignac

1758 - 1823

Informations générales
  • Né le 1er juillet 1758 à Limoges (Haute-Vienne - France)
  • Décédé le 3 janvier 1823 à Limoges (Haute-Vienne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Haute-Vienne
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 15 octobre 1795 au 20 mai 1798
Département
Haute-Vienne
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention, ne à Limoges (Haute-Vienne) en 1758, date de mort inconnue, était avocat à Limoges à la Révolution. Procureur-syndic du district de Limoges, il fut élu, le 2 septembre 1792, député de la Haute-Vienne à la Convention, le 7e et dernier, à la pluralité des voix. Il se prononça, avec les modérés, pour l'appel au peuple, dans le procès du roi, en disant : « On ne m'a pas dit : Sois législateur et juge. On m'aurait mis dans la main l'arme des tyrans. Le sultan n'est un despote affreux que parce qu'il fait la loi et juge en même temps. J'opine donc franchement, loyalement et irrévocablement d'après ma conscience, et je dis : oui. » Au 3e appel nominal il répondit : « J'ai prouvé à cette tribune que je ne pouvais être à la fois législateur et juge. Je demande la détention pendant la guerre et le bannissement à la paix. » 11 se prononça aussi pour le sursis. Il remplit quelques missions secondaires et n'eut qu'un rôle politique très effacé. Réélu, le 4 brumaire an IV, par ses collègues de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, il en devint secrétaire, fit un rapport sur l'organisation de la haute cour nationale, parla sur diverses questions de détail, et fut nommé, le 12 floréal an VIII, juge au tribunal d'appel de Limoges. Le 1er juin 1811, Soulignac échangea ce titre contre celui de conseiller à la cour impériale. Membre de la Société historique de cette ville, il conserva ses fonctions de magistrat sous la Restauration. Son nom figure encore à l'Almanach royal de 1822.