Julien, François Duval-Villebogard

1759 - 1843

Informations générales
  • Né le 19 avril 1759 à Saint-brieuc (Côtes d'Armor - France)
  • Décédé le 1er août 1843 à Chantepie (Ille-et-Vilaine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 avril 1798 au 26 décembre 1799
Département
Côtes-du-Nord
Groupe
Bonapartiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député aux Cinq-Cents, né à Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord) le 19 avril 1759 « de noble maistre Estienne Martin Duval, avocat en la Cour, sieur de la Villebogard et sénéchal du Boisboissel et de dame Rose Marie Aumont », mort à Chantepie (Ille-et-Vilaine) le 1er août 1843, il adopta les idées de la Révolution et fut commissaire près le tribunal civil et criminel du département d'Ille-et-Vilaine.

Elu, le 24 germinal an VI, par 259 voix sur 304 votants, deputé des Côtes-du-Nord au Conseil des Cinq-Cents, il y fit un rapport étendu sur la législation des domaines congéables. Favorable au coup d'Etat de brumaire, il envoya en ces termes son adhésion à l'acte de Bonaparte :

« Port-Brieuc, le 28 frimaire an VIII de la République.
« Duval-Villebogard, membre du Conseil des Cinq-Cents, à la commission législative du même Conseil.
« Citoyens collègues, « Le courrier porteur de la Constitution de la République est arrivé hier soir en cette commune, et aujourd'hui je me suis trouvé à l'administration centrale de ce département lors de l'ouverture des registres destinés à recevoir les votes des citoyens. J'y ai inscrit mon acceptation et ai été témoin de la joie et de la reconnaissance avec lesquelles a été accueilli ce code restaurateur de notre liberté et de la prospérité nationale. Nulle part en France, citoyens collègues, je puis vous l'attester l'opinion de tous les amis de la patrie n'est plus invariablement fixée sur les mesures régénératrices préparées par la loi du 19 brumaire, et si plusieurs cantons ruraux de ce déparlement n'émettaient pas leur vœu d'acceptation avec empressement, on ne pourrait y attribuer d'autre cause qu'à l'état de contrainte où les tiennent encore les bandes de rebelles armés. »
« Salut et respect, « DUVAL-VILLEBOGARD. »
Juge au tribunal d'appel de Rennes le 12 floréal an VIII, il échangea ce titre, le 14 avril 1811, contre celui de conseiller à la cour impériale (mêmes fonctions).

Date de mise à jour: juillet 2020