Félix Bodin

1795 - 1837

Informations générales
  • Né le 29 décembre 1795 à Saumur (Maine-et-Loire - France)
  • Décédé le 8 mai 1837 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Maine-et-Loire
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 8 mai 1837
Département
Maine-et-Loire

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Fils du député Jean-François Bodin, député de Saumur de 1831 à 1837, né à Saumur, le 29 décembre 1795, mort à Paris, le 8 mai 1837, il montra de bonne heure des aptitudes artistiques, contrariées par une santé très éprouvée.

Après avoir tenté des spéculations industrielles, qui ne réussirent pas, il publia des études historiques sur les assemblées représentatives, sur l'histoire de France et d'Angleterre, et composa, deux complaintes, une sur le Droit d'aînesse, et l'autre sur la Loi d'amour, qui lui valurent une certaine notoriété, et lui ouvrirent les colonnes des principaux journaux et revues du temps. Il se lia ainsi avec Thiers, qui lui communiqua le manuscrit de son Histoire de la Révolution française. Bodin l'emmena chez son éditeur ; celui-ci refusa d'abord d'imprimer, sans garantie, un ouvrage aussi considérable : « Si c'était de vous, M. Bodin, je ne dirais pas non ; mais qui connaît M. Thiers ? » Thiers supplia alors son ami de le couvrir de sa célébrité, et voilà pourquoi les deux premiers volumes de l'Histoire de la Révolution française parurent, en 1823, sous le nom de Félix Bodin et Thiers.
Bodin s'occupa activement de propager l'enseignement mutuel, et de vulgariser les caisses d'épargne, les monts-de-piété, les salles d'asile ; il en fonda une, à ses frais, dans sa maison de Chaillot.
Ses relations avec les hommes politiques de l'époque l'engagèrent à se présenter à la députation : il échoua, une première fois, le 28 octobre 1830, dans l'arrondissement de Saumur, avec 196 voix contre M. Robineau, qui en réunit 292, et M. Laréveillère qui fut élu par 570. Bodin s'était troublé devant les électeurs, n'avait pu que balbutier quelques mots, et était rentré chez lui malade. « Que va dire M. Thiers ? » murmurait-il en souriant.
Il fut plus heureux aux élections générales du 5 juillet 1831; le sixième collège électoral de Maine-et-Loire (Doué) le nomma député par 92 voix, sur 146 votants et 205 inscrits, contre M. de Marcombe, qui n'eut que 50 voix. Il monta plusieurs fois à la tribune, sur des questions de détail.

Son mandat lui fut renouvelé le 21 juin 1834, dans le même collège, par 97 voix sur 135 votants et 202 inscrits, contre M. de Contades, qui réunit 33 voix. Bodin mourut pendant la session.