Paulette Charbonnel-Duteil Née Vaillant

1915 - 2007

Informations générales
  • Né le 1er février 1915 à Dinan (Côtes d'Armor - France)
  • Décédé le 6 février 2007 à Vannes (Morbihan - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Aisne
Groupe
Communiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Aisne
Groupe
Communiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Née le 1er février 1915 à Dinan (Côtes-du-Nord)

Membre de la seconde Assemblée nationale Constituante (Aisne)

Député de l'Aisne de 1946 à 1951

Paulette Charbonnel-Duteil, née Paulette Vaillant le 1er février 1915 à Dinan, est fortement influencée par l'engagement politique de son père, professeur de collège et militant socialiste. Celui-ci, antifasciste et pacifiste, membre du bureau national de l'Union fédérale des anciens combattants, est mis en retraite anticipée par le gouvernement de Vichy. A la Libération, il est élu maire de Carnac.

Après de brillantes études secondaires classiques, Paulette Charbonnel - Duteil est reçue en juin 1935 à l'Ecole normale supérieure de Fontenay-aux-Roses. Devenue professeur, elle se spécialise dans l'histoire littéraire du siècle des Lumières comme en témoignent ses publications ainsi que son activité au sein de plusieurs sociétés savantes. Elue adjoint au maire de Condé-sur-Brie (Aisne) à la Libération, elle devient Conseiller municipal de Saint-Quentin en 1947.

Secrétaire départementale de l'Union des femmes françaises, elle se présente dans l'Aisne, en quatrième position sur la liste du Parti communiste, aux élections du 21 octobre 1945 pour la première Assemblée nationale Constituante mais sa liste n'obtient que deux sièges. Aux élections du 2 juin 1946, pour la seconde Assemblée nationale Constituante, elle figure en troisième place et la liste du Parti communiste enlève trois des six sièges à pourvoir avec 79 668 voix sur 222 426 suffrages exprimés. La S.F.I.O., le M.R.P. et le Parti républicain de la liberté en obtiennent chacun un. Paulette Charbonnel-Duteil fait partie des Commissions de l'éducation nationale et de la famille. Le 8 août 1946, elle dépose une proposition de résolution concernant le droit de vote par correspondance des personnes immobilisées pour raison de santé et, le 12 septembre, un rapport sur la célébration du centenaire de 1848. Elle vote pour le projet de Constitution (28 septembre 1946).

Elle est réélue, le 10 novembre 1946, sur la même liste qui améliore son résultat en réunissant 82 551 voix sur 216 206 suffrages exprimés. Elle appartient aux mêmes Commissions que dans la précédente Assemblée et est désignée comme juré à la Haute Cour de justice en 1946 et 1948. Durant la législature, elle ne dépose pas moins de vingt-quatre propositions de loi ou de résolution, avis et rapports, concernant presque exclusivement la situation des personnels de l'Education nationale et des étudiants. Dirigeante du Comité de défense de la littérature pour la jeunesse, elle est l'auteur le 16 mai 1951, d'une proposition de résolution invitant le gouvernement à faire appliquer strictement la loi du 16 juillet 1949 en ce qui concerne l'exposition des publications présentant un danger pour la jeunesse. Parlementaire assidue, Paulette Charbonnel-Duteil intervient très fréquemment à la tribune, spécialement lors des débats budgétaires sur l'Education nationale.

Suivant l'ensemble de son groupe parlementaire, elle vote pour la confiance au cabinet Blum (17 décembre 1946), contre la confiance à Ramadier (4 mai 1947), pour la nationalisation des écoles des houillères (14 mai 1948), contre le plan Marshall (7 juillet), contre le Conseil de l'Europe et le Pacte Atlantique (9 et 26 juillet 1949), contre la réforme électorale instituant le scrutin majoritaire départemental à un tour et les apparentements (7 mai 1951).

Paulette Charbonnel-Duteil se représente, sans succès, aux élections législatives du 17 juin 1951, tout en réunissant sur son nom 74 228 des 220 364 suffrages exprimés. Avec 33,5 % des voix, le Parti communiste ne conserve que deux sièges, tandis que la S.F.I.O., les indépendants, le M.R.P. et le R.P.F. se partagent les quatre autres. Elle n'abandonne cependant pas toute activité politique, collaborant à l'Humanité, aux Cahiers du communisme et à France-Nouvelle.



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