Antoine, Jean, Auguste, Henri Durosnel

1771 - 1849

Informations générales
  • Né le 9 novembre 1771 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 5 février 1849 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 27 novembre 1830 au 31 mai 1831
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Centre
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 2 octobre 1837
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Pair des Cent-Jours, député de 1830 à 1837 et pair de France, né à Paris le 9 novembre 1771, mort à Paris le 5 février 1849, il était le fils d'un chef de bureau au ministère de la guerre.

Destiné de bonne heure à la carrière militaire, il y obtint un rapide avancement, fut attaché au général d'Arville en qualité d'aide-de-camp, et, par la faveur de son chef, arriva, sous le Directoire, au grade de colonel du 16e régiment de chasseurs à cheval. Il fit en 1800 la campagne d'Allemagne, et se distingua à la bataille de Moskirsch; sa conduite à Austerlitz lui mérita le grade de général de brigade. Il combattit encore à Iéna, prit part (1807) à la campagne de Pologne, se distingua à Glottau, où il défit complètement l'arrière garde des Russes, fut créé commandeur de la Légion d'honneur le 14 mai 1807, et reçut en 1808 le titre de comte. Napoléon le choisit pour un de ses aides-de-camp.

La même année, il suivit l'Empereur en Espagne. Appelé, en 1809, à la grande armée, il fit la guerre contre l'Autriche et fut nommé général de division le 16 avril. Blessé à Essling, il fut fait prisonnier, et passa pour mort jusqu'au moment de l'armistice. Le général Durosnel fut fait, en 1811, grand officier de la Légion d'honneur. Après avoir pris part à la campagne de Russie, il fut nommé (1813) gouverneur de la ville de Dresde, où il resta jusqu'à la capitulation.

La première Restauration donna à Durosnel la croix de Saint-Louis. Mais ayant accepté de Napoléon, aux Cent-Jours, la pairie (2 juin 1815) et le commandement en second, sous ses ordres immédiats, de la garde nationale de Paris, il fut laissé en non-activité lors du second retour des Bourbons.

La révolution de juillet lui rouvrit le chemin des honneurs. Le grand collège de Seine-et-Marne l'envoya, le 27 novembre 1830, par 410 voix sur 724 votants et 1,227 inscrits, remplacer à la Chambre M. Eugéne d'Harcourt, nommé ambassadeur d'Espagne. Le comte Durosnel prit place au centre et fit partie de la majorité ministérielle jusqu'en 1837, ayant été réélu: le 5 juillet 1831, par le 3e collège de Seine-et-Marne (Fontainebleau), avec 184 voix (265 votants, 365 inscrits), et le 21 juin 1834, avec 177 voix (273 votants, 367 inscrits), contre 58 à M. Adrien de Beaumont. Il prit, d'ailleurs, peu de part aux délibérations : « Il garda, écrit un de ses biographes, un prudent silence, et ne se fit connaître de ses collègues qu'en votant, dans un comité secret, pour que les députés eussent encore l'habit brodé que la Restauration leur avait donné... » Bientôt il accepta, auprès de Louis-Philippe, les fonctions d'aide-de-camp qu'il avait remplies autrefois auprès de Napoléon.

Grand croix de la Légion d'honneur (mai 1832), il fut créé pair de France le 3 octobre 1837. Il continua de voter au Luxembourg selon les vœux du pouvoir, et rentra dans la vie privée à la révolution de 1848.