Louis Partouneaux

1770 - 1835

Informations générales
  • Né le 26 septembre 1770 à Romilly-sur-seine (Aube - France)
  • Décédé le 14 janvier 1835 à Menton (Alpes-Maritimes - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 20 octobre 1821 au 24 décembre 1823
Département
Var
Groupe
Royalistes intransigeants
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 6 mars 1824 au 5 novembre 1827
Département
Var
Groupe
Royalistes intransigeants
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 24 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Var
Groupe
Royalistes intransigeants

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1821 à 1830, né à Rouilly-sur-Seine (Aube) le 26 septembre 1770, mort à Menton (Alpes-Maritimes) le 14 janvier 1835, il fit ses études au collège Louis-le-Grand, et s'engagea, en 1791 dans un bataillon de grenadiers volontaires.

Sous-lieutenant, puis capitaine à l'armée des Alpes, sous le général Anselme, il fut blessé devant Toulon en 1793, et nommé adjudant-général. Il se signala à la prise de Savone (24 septembre 1794), et y gagna le grade de général de brigade. Après avoir commandé les îles Sainte-Marguerite, il rejoignit, en 1796, l'armée d'Italie sous les ordres de Bonaparte, et se battit courageusement à Rivoli, à Klagenfurth et à Neumarck; en 1799, il était à Vérone, lorsque Schérer perdit la bataille de Magnano; blessé et fait prisonnier à Novi, il reçut, après son échange, le commandement de quelques bataillons en Hollande. Général de division le 27 août 1803, commandeur de la Légion d'honneur le 9 frimaire an XII, il fut employé à l'armée d'Angleterre, puis à l'armée d'Italie où il commanda une division mixte, et contribua, avec Gardanne et Molitor, à la victoire de Caldiero (30 octobre 1805).

L'année suivante, lorsque, par suite de la convention séparée conclue par la reine Caroline avec les coalisés, Joseph Bonaparte marcha sur Naples, Partouneaux fit partie de cette armée, et, placé sous les ordres de Régnier, s'empara du fort de Reggio (24 juillet 1806). En 1809, à Scylla, il força les Anglo-Siciliens à se rembarquer précipitamment (22 juillet). Il resta en Napolitaine jusqu'en 1812; à cette époque, il prit, à la grande armée, le commandement de la 1re division du 9e corps, placé sous les ordres du duc de Bellune. Lors de la retraite, il fut posté à Borizow pour tromper l'ennemi, et permettre à l'armée de franchir la Bérésina. Dans la nuit du 27 au 28 novembre, il fut attaqué à l'est par les cosaques de Platow, au nord par Wittgenstein, à l'ouest par Tahetchakof ; il avait négligé de se couvrir et, acculé contre la Bérésina par des forces supérieures, n'ayant lui-même que 2,000 hommes, il dut mettre bas les armes. Dans le 29e bulletin de la grande armée qui annonçait à la France les désastres de la campagne, Napoléon flétrit cette capitulation.

Rendu à la liberté en 1814, Partouneaux s'empressa de protester contre cette flétrissure, mais inutilement. La seconde Restauration le nomma commandant de la 8e division militaire (Marseille), puis de la 10e (Toulouse), le fit comte le 15 mars 1817, commandant de la 1re division d'infanterie de la garde royale en 1820, et commandeur de Saint-Louis le 1er mai 1821.

Elu député du grand collège du Var, le 20 octobre 1821, par 66 voix (105 votants) ; réélu, le 6 mars 1824, par 107 voix (117 votants), et le 24 novembre 1827, par 80 voix (95 votants, 147 inscrits), il siégea parmi les royalistes intransigeants, parla sur les questions militaires, et montra une irréconciliable animosité contre l'empire, dont, disait-il, il avait à se plaindre.

Grand-croix de la Légion d'honneur le 14 août 1823, il fut mis à la retraite, comme lieutenant général, le 13 août 1832, et mourut peu après d'une attaque d'apoplexie.

On a de lui : Adresse et rapports sur l'affaire du 27 au 28 novembre 1812, qu'a eue la 1re division du 9e corps de la grande armée au passage de la Bérésina (1815) ; Lettre sur le compte-rendu par plusieurs historiens de la campagne de Russie et par le 29e bulletin, de l'affaire du 27 au 28 novembre 1812 (1817).


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