Louis, Joseph, Alexandre de Laborde

1773 - 1842

Informations générales
  • Né le 17 septembre 1773 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 20 octobre 1842 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 mai 1822 au 24 décembre 1823
Département
Seine
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 24 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Seine
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 19 juillet 1830 au 27 octobre 1830
Département
Seine
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 28 octobre 1830 au 31 mai 1831
Département
Seine
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Seine
Groupe
Groupe libéral
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Groupe libéral
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Groupe libéral
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 avril 1841
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Groupe libéral

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1822 à 1824 et de 1827 à 1841, né à Paris le 17 septembre 1773, mort à Paris le 20 octobre 1842, il fit ses études au collège de Juilly et quitta la France au moment de la Révolution. Il se rendit à Vienne, auprès de l'empereur Joseph II, qui l'admit dans l'armée autrichienne, où il parvint au grade de chef d'escadron.

La paix de Campo-Formio, en 1797, lui permit de revenir en France; mais il y resta peu de temps, et, pris d'un goût très vif pour les Arts, voyagea en Angleterre, en Hollande, en Italie et en Espagne. Attaché, en 1800, à l'ambassade de Lucien Bonaparte à Madrid, il visita en détail l'Espagne, qui lui inspira deux ouvrages: L'Itinéraire descriptif de l'Espagne (1809, 5 volumes et 1 atlas) et le Voyage pittoresque et historique en Espagne (1807-1818, 4 volumes in-folio).

La guerre de 1808, en entravant la vente de ce dernier ouvrage, compromit les intérêts de l'auteur, qui se décida à entrer dans l'administration. Nommé, cette même année, auditeur au conseil d'Etat, membre de la Légion d'honneur en 1809, M. de Laborde fut chargé, au commencement de 1810, de présider la commission de liquidation des comptes de la grande Armée. Créé comte de l'empire (9 janvier 1810), placé peu après à la tête du service des ponts et chaussées du département de la Seine, il fut appelé à l'Institut (classe des Inscriptions et Belles-lettres), en remplacement de M. de Toulongeon (1813). Adjudant-major de la garde nationale en 1814, il reçut la mission de se rendre au camp russe sous Paris, dans la nuit du 31 mars, pour y traiter de la capitulation de la garde nationale. Louis XVIII le nomma alors colonel d'état-major, chevalier de Saint-Louis et officier de la Légion d'honneur.

Sans emploi durant les Cent-jours, il se rendit en Angleterre pour y étudier les méthodes de l'enseignement mutuel populaire, dont il se fit à son retour, sous la seconde Restauration, l'actif propagateur en France, notamment en qualité de secrétaire de la « Société centrale d'enseignement mutuel ». Il put terminer, en 1818, son Voyage en Espagne, et entra comme maître des requêtes au conseil d'Etat.

Elu député du collège de département de la Seine, le 17 mai 1822, par 1,215 voix (2,320 votants), il combattit les systèmes financiers du ministère, les lois restrictives de la liberté, et s'opposa vivement à la guerre d'Espagne, surtout par la raison qu il serait impossible de ravitailler la cavalerie. Un journal de l'époque résuma son opinion dans cette formule : « Foin de la guerre d'Espagne. » Cette attitude indépendante le fit rayer du conseil d'Etat, puis, aux élections du 25 février 1824, lui valut, grâce aux efforts de l'administration, un échec dans le 6e arrondissement de Paris, avec 247 voix contre 606 à M. de Lapanouze. Aux élections suivantes (24 novembre 1827), il fut réélu par le grand collège de la Seine, avec 1,519 voix (1,940 votants, 2,195 inscrits), et son mandat lui fut renouvelé, le 19 Juillet 1830, par 1,720 voix (2,158 votants). Le ministère Martignac lui avait rendu son siège au conseil d'Etat. M. de Laborde fit de l'opposition au ministère Polignac, signa l'Adresse des 221, et le 27 juillet, se mit à la tête du mouvement populaire.

Nommé préfet de la Seine après le triomphe de la révolution, il ne conserva ce poste que peu de temps, et fut nommé général de brigade de la garde nationale et aide de camp de Louis-Philippe ; rappelé encore au conseil d'Etat, il dut se représenter devant ses électeurs, et fut réélu, le 28 octobre 1830, par 6,572 voix (7,214 votants, 10,315 inscrits). Les électeurs du 7e arrondissement de Paris le renvoyèrent successivement à la Chambre : le 5 juillet 1831, avec 517 voix (945 votants); le 21 juin 1834, avec 405 voix (764 votants, 957 inscrits), contre 189 à M. Debelleyme et 146 à M. Bérard; le même jour, il fut élu également, par le 4e collège de Seine-et-Oise (Etampes), avec 174 voix (290 votants, 364 inscrits), contre 83 à M. Foye et 29 à M. Debierville; il opta pour Etampes et fut remplacé, dans le 7e arrondissement de Paris, par M. Moreau. Réélu à Etampes, le 4 novembre 1837, par 178 voix (304 votants, 381 inscrits), contre 83 à M. Foye, et, le 2 mars 1839, avec 180 voix (306 votants, 384 inscrits), il donna sa démission en 1841, et fut remplacé, le 7 mai, par M. Léon de Laborde. Pendant les années qu'il siégea à la Chambre, il se montra partisan de quelques mesures libérales, demanda notamment l'adjonction des capacités aux conseils généraux, et remplit, depuis 1831, les fonctions de questeur.

Outre les deux ouvrages précédemment cités, M. de Laborde a publié : Description des nouveaux jardins de la France et de ses anciens châteaux (Paris, 1808-1815); les Monuments de la France, classés chronologiquement et considérés sous le rapport des faits historiques et de l'étude des arts (1816-1826); Voyage pittoresque en Autriche, avec un précis historique de la guerre entre la France et l'Autriche en 1809 (1821-1823); Versailles ancien et moderne (1840). Rapport sur la méthode de Lancaster (1816); M. de Laborde a aussi collaboré à la Revue des Deux-mondes, à la Revue de Paris, à la Revue encyclopédique, etc.

Date de mise à jour: juillet 2015

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