Jean-Baptiste, Marie Bonnefons

1791 - 1868

Informations générales
  • Né le 30 juillet 1791 à Saint-paul-des-landes (Cantal - France)
  • Décédé le 16 octobre 1868 à Aurillac (Cantal - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 21 octobre 1830 au 31 mai 1831
Département
Cantal
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Cantal
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Cantal
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Cantal
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Cantal
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Cantal
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Cantal
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1830 à 1848, né à Saint Paul des Landes (Cantal), le 30 juin 1791 « du légitime mariage du sieur Pierre Paul Bonnefons électeur du département du Cantal et de dame Delphine Beynaguet », mort à Aurillac (Cantal) le 16 octobre 1868, il fut reçu avocat en 1815, s'inscrivit au barreau d'Aurillac, et y devint conseiller municipal et suppléant du juge de paix.

La campagne qu'il mena aux élections de 1829, en faveur du candidat libéral, le fit révoquer de ces modestes fonctions. En revanche, la révolution de 1830 lui ouvrit les portes de la Chambre des députés. Il avait rempli par intérim, au lendemain des journées de Juillet, les fonctions de maire d'Aurillac et venait d'être nommé (septembre) substitut du procureur du roi quand il fut élu, le 21 octobre, député du 1er collège électoral du Cantal , en remplacement de M. Higonet, démissionnaire. Il se déclara conservateur et, successivement réélu : le 5 juillet 1831, le 21 juin 1834, par 170 voix (353 votants, 484 inscrits), le 4 novembre 1837, par 235 voix (448 votants, 569 inscrits), le 2 mars 1839; le 9 juillet 1842 et le 1er août 1846, il vota toutes les propositions agréables aux ministres doctrinaires, entre autres l'indemnité Pritchard.

Il n'opina parfois avec l'opposition que durant le passage aux affaires de Thiers, qu'il ne trouvait pas assez exclusivement dévoué aux intérêts conservateurs, bien que le chef du cabinet lui eût personnellement adressé, dans la séance du 18 mars 1846, à propos de la motion Rémusat relative aux députés fonctionnaires, ces paroles flatteuses : - « Quand je vois devant moi un honorable membre, M. Bonnefons, qui est substitut depuis quinze ans, et qui pouvait facilement obtenir de l'avancement s'il l'avait voulu, quand je vois ici de tels fonctionnaires, je suis saisi de respect pour eux, et je ne doute pas de leur indépendance... »

En effet Bonnefons conserva, pendant tout le règne de Louis-Philippe, ses fonctions de substitut, et la Biographie des députés de 1842 à 1846 demandait s'il fallait voir là une preuve bien rare de désintéressement politique, ou bien une preuve d'insuffisance judiciaire. A la Chambre, il prit part à quelques discussions importantes: sur la conversion en impôt de quotité de la contribution personnelle et mobilière, sur l'organisation départementale, sur le recrutement de l'armée. Il appartint longtemps au conseil général du Cantal.

Décoré de la Légion d'honneur en 1831, il devint plus tard, président de chambre et fut admis à la retraite en 1860.

Date de mise à jour: janvier 2014

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