Gaston, André, Marie Chaze

1903 - 1960

Informations générales
  • Né le 30 mars 1903 à Largentière (Ardèche - France)
  • Décédé le 18 décembre 1960 à Pau (Pyrénées-Atlantiques - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 30 mars 1903 à Largentière (Ardèche)
Décédé le 18 décembre 1960 à Pau (Basses-Pyrénées)

Membre de la seconde Assemblée nationale Constituante (Basses-Pyrénées)
Député des Basses-Pyrénées de 1946 à 1951

Fonctionnaire des contributions indirectes, Gaston Chaze milite à la C.G.T. et à la S.F.I.O. dont il devient secrétaire de la section de Pau. Secrétaire de la fédération des Basses-Pyrénées de 1931 à 1939, il participe à la fondation de l'hebdomadaire « Le Travail ». Principal responsable de cette publication, il y donne régulièrement des articles de doctrine. Gaston Chaze se situe dans la tradition socialiste - il soutient Paul Faure - et s'oppose aux « néos ». Il approuve les accords de Munich puis, « au nom de la conscience ouvrière outragée », condamne l'U.R.S.S. qui, en signant le pacte germano-soviétique, a « méconnu la cause la plus sacrée : la Paix ».

Animateur de la S.F.I.O. dans les Basses-Pyrénées, Gaston Chaze prend part aux combats électoraux : candidat malheureux à Pau aux municipales de 1929 et de 1935, il tente à quatre reprises, de 1933 à 1937, de conquérir le canton de Pau-Ouest ou d'être élu conseiller d'arrondissement. Par ailleurs, il représente son parti aux élections législatives du 26 avril 1936 et réalise 11 % des suffrages exprimés dans la première circonscription de Pau. Il a néanmoins la satisfaction de siéger au conseil municipal de cette ville à la faveur de l'élection partielle de décembre 1936.

Opposé au régime de Vichy, muté dans les Deux-Sèvres, Gaston Chaze participe à la Résistance. A la Libération, peu implantée dans les Basses-Pyrénées, la S.F.I.O. ne présente pas de liste aux élections du 21 octobre 1945 pour la première Assemblée nationale Constituante. Elle soutient la liste du Rassemblement socialiste de Maurice Delom-Sorbé, ancien député qui est réélu. Gaston Chaze, quant à lui, occupe la seconde position derrière Georges Gorse, sur la liste socialiste en Vendée qui n'obtient qu'un siège. Il travaille auprès de Gaston Defferre, secrétaire d'Etat à l'Information dans le cabinet Félix Gouin, avant de regagner les Basses-Pyrénées et d'y prendre la tête de la liste S.F.I.O. aux élections du 2 juin 1946 pour la seconde Assemblée nationale Constituante.

Avec près de 15 % des suffrages exprimés, la S.F.I.O. n'arrive qu'en quatrième position derrière le M.R. P (39 %), les communistes (18 %) et les indépendants (16 %) mais devance la liste du Rassemblement des gauches républicaines (12%) conduite par Maurice Delom-Sorbé qui perd son siège.

Membre du groupe socialiste, Gaston Chaze siège à la Commission des affaires économiques et à celle des finances et du contrôle budgétaire. Durant cette courte législature, il dépose une proposition de loi relative au calcul des rentes d'accident du travail et rédige un rapport sur des dispositions fiscales applicables à l'Algérie.

Réélu aux élections législatives du 10 novembre 1946 par 15 % des suffrages exprimés, il siège quelques mois à la Commission de la famille, de la population et de la santé publique ainsi qu'à celle des affaires étrangères. Cependant, en 1947, son expérience professionnelle l'amène à réintégrer la Commission des affaires économiques, à laquelle il appartiendra jusqu'à la fin de la législature puis à participer aux travaux de la Commission des pensions à partir de 1950. Par ailleurs, en 1948 et 1949 il est nommé juré à la Haute Cour de justice.

Au nom de la Commission des affaires économiques, le 8 mars 1949, le député des Basses-Pyrénées rédige deux avis : le premier sur la réorganisation des services du ravitaillement, le second sur la poursuite et la répression des infractions économiques. Le 28 juin 1949 il dépose une proposition de loi concernant la patente. En séance il intervient dans les domaines économique, fiscal et budgétaire, souvent en tant que rapporteur de la Commission des affaires économiques.

Aux élections législatives du 17 juin 1951, la liste socialiste n'arrive qu'en sixième position avec 11,8 % des suffrages exprimés et n'obtient aucun élu. Toutefois, aux élections de 1953 Gaston Chaze conserve son mandat de conseiller municipal de Pau qu'il avait à nouveau exercé depuis 1947. Il ne se représente pas aux élections législatives du 2 janvier 1956.



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