Alphonse, Honoré Taillandier

1797 - 1867

Informations générales
  • Né le 10 mars 1797 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 16 juillet 1867 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Nord
Groupe
Opposition constitutionnelle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Nord
Groupe
Opposition constitutionnelle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Nord
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 7 février 1843 au 6 juillet 1846
Département
Seine
Groupe
Opposition
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Seine
Groupe
Opposition

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député, de 1831 à 1834, de 1837 à 1842 et de 1843 à 1848, né à Paris le 10 mars 1797, mort à Paris le 16 juillet 1867, fils d'un avoué, il fit son droit à Paris, fut reçu avocat en 1820, collabora au Lycée français et à la Revue encyclopédique, visita l'Angleterre, et acheta (3 décembre 1823) une charge d'avocat à la cour de cassation.

Rédacteur au Recueil des anciennes lois françaises, secrétaire de la commission chargée de préparer une ordonnance sur les conflits, il applaudit à la révolution de juillet. Dupont de l'Eure le fit nommer, le 28 septembre 1830, conseiller à la cour royale de Paris. En cette qualité, M. Taillandier présida, devant la cour d'assises de la Seine, le procès Lamennais et Lacordaire (31 janvier 1831), et celui de la conspiration de la rue des Prouvaires (juillet 1832).

Elu, le 5 juillet 1831, député du 11e collège du Nord (Avesnes), par 202 voix (371 votants, 470 inscrits), contre 167 à M. Decaux, il prit place dans l'opposition constitutionnelle, demanda inutilement l'abrogation de la mort civile, - qui ne fut votée que sous le second empire, - obtint la publicité du rapport annuel de la cour des comptes, et prit une part active à la réorganisation de l'enseignement primaire.

Il échoua, aux élections du 21 juin 1834, avec 205 voix, contre 220 à l'élu, M. Merlin, mais fut réélu, le 4 novembre 1837, dans deux collèges du Nord, le 11e (Avesnes), par 284 voix (551 votants), et le 8e (Cambrai), par 184 voix (351 votants, 374 inscrits). Il opta pour ce dernier collège et fut remplacé à Avesnes par M. Marchant.

Réélu, le 2 mars 1839, par 205 voix (320 votants), contre 111 à M. de Frémicourt, il continua de siéger au centre gauche, dans le groupe Od. Barrot, vota avec la coalition, et pour les incompatibilités, pour l'adjonction des capacités, contre la dotation du duc de Nemours, contre les fortifications de Paris, contre le recensement.

Il échoua à Cambrai, aux élections du 9 juillet 1842, avec 136 voix contre 170 à l'élu, M. d'Haubersaert; mais il fut réélu, le 7 février 1843, dans le 3e arrondissement de Paris, en remplacement de M. Billault, qui avait opté pour Amiens, par 826 voix (1,648 votants, 1,864 inscrits), contre 805 à M. Legentil.

Réélu, dans ce dernier collège, le 1er août 1846, par 723 voix (1,345 votants, 1,579 inscrits), contre 620 à M. Bertrand, il ne cessa de voter avec l'opposition, contre l'indemnité Pritchard et pour la proposition sur les députés fonctionnaires.

A la révolution de février, il refusa le poste de procureur général à la cour de Paris, fut nommé, le 15 mars 1848, président du comité des bibliothèques, puis secrétaire général du ministère de la Justice le 22 juillet, et conseiller à la cour de cassation le 11 novembre suivant.

Membre de la Société des antiquaires de France, chevalier de la Légion d'honneur du 30 mai 1849, officier du 14 août 1863, M. Taillandier a publié un grand nombre d'ouvrages parmi lesquels on peut citer: Réflexions sur les lois pénales de France et l'Angleterre (1824); Recueil général des lois et arrêts concernant les émigrés, déportés, condamnés, leurs héritiers, etc. (1825, 2 volumes) ; Nouveau manuel de l'Electeur, publié par la Société « Aide-toi le ciel t'aidera », et la collaboration de M. Od. Barrot et Decrusy (1830) ; Discours sur la mort civile (1831). Il a aussi collaboré aux Annales de législation, à la Revue du droit français et étranger, au Dictionnaire de la Conservation, à la Nouvelle Biographie générale. Enfin, exécuteur testamentaire de Daunou, il a donné: Documents biographiques sur Daunou (1841 et 1847), et une édition de son cours d'Etudes historiques (1842-49, 20 volumes).

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