René, Albert Arbeltier

1897 - 1979

Informations générales
  • Né le 23 janvier 1897 à Laon (Aisne - France)
  • Décédé le 10 septembre 1979 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Socialiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 2 janvier 1956 au 8 décembre 1958
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 23 janvier 1897 à Laon (Aisne).

Député de Seine-et-Marne (circonscription de Coulommiers) de 1936 à 1942.

Député à la 2e Assemblée Nationale Constituante en 1946


Député à l'Assemblée Nationale de 1951 à 1958.

Fils d'un vétérinaire militaire, René Arbeltier fit ses études au lycée de Laon, au collège de Fougères, puis de Châlonssur-Marne et au lycée de Reims. Externe des hôpitaux de Paris en 1918, il devint docteur en médecine en 1922. Il s'installa aussitôt à Coulommiers et devint médecin-adjoint de l'hôpital de cette ville en 1924, dont il est depuis 1942, le médecin chef (à ce titre il a créé en 1949 le premier service plein-temps de la médecine dans un hôpital public). Inscrit au parti socialiste en 1924 il devint conseiller d'arrondissement en 1932 et maire de Neufmoutiers-en-Brie en 1933.

Le 3 mai -1936, deuxième tour des élections générales, il fut élu avec l'étiquette de la S.F.I.O. Député de la circonscription de Coulommiers (Seine-et-Marne). Il devint membre de la Commission de l'aéronautique, de la Commission de l'hygiène et de la Commission de la santé publique. Il fut rapporteur du projet de loi approuvant la convention sanitaire internationale pour la navigation aérienne de La Haye (1939); et du projet de loi tendant à organiser l'aviation populaire dans le cadre départemental (1939). En 1938 il déposa une demande d'interpellation sur la propagande aérienne. Cette question l'intéressait particulièrement, il était en effet le créateur du terrain d'aviation et de l'aéro-club de Coulommiers (1933), d'une école d'aviation populaire (1936) et d'une école d'aviation de chasse pour les républicains espagnols (1936).

En raison de la guerre son mandat fut prolongé jusqu'en 1942.

A la Libération il fut nommé maire de Coulommiers et vice-président du Comité de Libération. Il fut réélu maire en 1946, puis vice-président du conseil général de Seine-et-Marne.

Le 2 juin 1946 il fut élu Député de la Seine-et-Marne à l'Assemblée Nationale Constituante. Il était à la tête de la liste S.F.I.O.

Membre de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique il déposa une proposition de loi au sujet de la retraite des vieux. Battu aux élections du 10 novembre 1946 (2e Assemblée Nationale Constituante) il se représenta en 1951, toujours à la tête de la liste S.F.I.O. et fut, le 17 juin, Député de la 1re législature de l'Assemblée Nationale.

Nommé membre de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique et de la Commission du travail et de la sécurité sociale, il fut désigné par l'Assemblée Nationale pour la représenter au sein du conseil supérieur de la mutualité.

Il déposa un certain nombre de pro positions de loi, concernant notamment : les augmentations de loyers (1952); la compensation entre les impôts et les créances sur l'Etat; la sécurité sociale agricole (1952); les victimes des vaccinations obligatoires (1955). Il présenta de nombreux rapports concernant notamment : la sécurité sociale des élèves infirmières (1952); les aveugles de la Résistance (1952); les délégations sur travaux aux organismes de sécurité sociale (1952); les conventions collectives (1952); la prévention de la syphilis (1952); les praticiens de la médecine naturelle en Alsace-Lorraine.

Il prit part aux discussions concernant notamment : les dépenses de fonctionnement des services de la santé et de la population (1952, 1953, 1954) et des services de la défense nationale plus particulièrement l'aéronautique (1954).

Réélu aux élections générales du 2 janvier 1956, il devint membre de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique, de la Commission des affaires économiques et de la Commission de l'agriculture. Il déposa notamment une proposition de loi tendant à la suppression de l'ordre des médecins.

En 1958 il a adhéré au parti socialiste autonome - dont il a créé la Fédération de Seine-et-Marne - et ne s'est pas présenté aux élections de novembre. Il a été réélu conseiller municipal en 1959 sous l'étiquette du P.S.A.

Outre ses activités politiques et professionnelles M. Arbeltier a une importante activité sociale, notamment au sein des organismes de sécurité sociale.

M. Arbeltier est Chevalier de la Légion d'honneur, décoré de la Croix de Guerre 1914-1918, Chevalier du Mérite social, Chevalier des Palmes académiques; titulaire de la médaille de la Résistance et de la médaille de la Croix-Rouge de Russie.




Né le 23 janvier 1897 à Laon (Aisne)

Décédé le 10 septembre 1979 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)

Député de Seine-et-Marne de 1936 à 1942

Membre de la seconde Assemblée nationale Constituante (Seine-et-Marne)

Député de Seine-et-Marne de 1951 à 1958

(Voir 1re partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome I, p. 389).

A la Libération, René Arbeltier est nommé maire de Coulommiers et vice-président du comité de libération. Inéligible en raison de son vote du 10 juillet 1940 favorable au projet de loi portant révision constitutionnelle, René Arbeltier avait été relevé de son inéligibilité par décision du jury d'honneur en date du 6 juin 1945, pour faits de résistance. Il avait, en effet, organisé, sous l'Occupation, des actes de sabotage sur un terrain d'aviation utilisé par l'ennemi et, traqué par la Gestapo, avait été contraint de mener une vie clandestine, collaborant activement avec plusieurs mouvements de Résistance.

Réélu maire en 1945, il est battu en 1947 mais retrouve un siège de conseiller municipal en 1953. Il devient également vice-président du Conseil général de Seine-et-Marne.

En octobre 1945, lors des élections de la première Assemblée nationale Constituante, inscrit sur la liste de la SFIO en deuxième position, il recueille 46 214 suffrages sur 206 980 votants et n'est pas élu. Plus heureux le 2 juin 1946, il est élu à la seconde Assemblée nationale constituante (35 846 suffrages pour l'ensemble de la liste, sur 210 826 votants). Il devient alors membre de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique, et dépose une proportion de loi relative au régime des retraites.

Battu aux élections du 10 novembre 1946, il se présente à nouveau le 17 juin 1951 et retrouve son siège de député de la Seine-et-Marne sur la liste de la SFIO (22 293 suffrages sur 206 730 votants). Il est membre de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique et de la Commission du travail et de la sécurité sociale. L'Assemblée nationale le désigne pour la représenter au conseil supérieur de la Mutualité.

Il dépose plusieurs propositions de loi, prépare des rapports et prend part largement aux discussions portant notamment sur les problèmes relatifs à la santé publique et à l'aéronautique. Il vote pour la confiance au Gouvernement Edgar Faure (19 février 1952), contre l'échelle mobile des salaires (8 juillet 1952), pour l'approbation des accords de Genève (23 juillet 1954), contre la ratification de la CED (30 août 1954), pour la confiance sur l'Algérie (10 décembre 1954), pour l'entrée de l'Allemagne dans l'OTAN (29 décembre 1954), pour le traité de Bruxelles (30 décembre 1954), pour la confiance à Mendès France (4 février 1955), contre l'état d'urgence en Algérie (31 mars 1955) et contre la confiance à Edgar Faure (29 novembre 1955).

Réélu député de la Seine-et-Marne, le 2 janvier 1956, par 27 359 suffrages sur 232 573 votants, il est nommé membre de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique, de la Commission des affaires économiques et de la Commission de l'agriculture. Il dépose notamment une proposition de loi sur la suppression de l'ordre des médecins. Il vote pour le Gouvernement Bourgès-Maunoury (30 septembre 1957), pour la révision de la Constitution (27 mai 1958) mais refusera sa confiance au général De Gaulle (1er juin 1958) et votera contre les pleins pouvoirs (2 juin 1958).

En 1958, René Arbeltier adhère au parti socialiste autonome, dont il crée la fédération de Seine-et-Marne, et ne se présentera pas aux élections de novembre.


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