Napoléon, Eugène Cochart

1912 - 1989

Informations générales
  • Né le 13 mai 1912 à Arrancy-sur-crusne (Meuse - France)
  • Décédé le 3 janvier 1989 à Longuyon (Meurthe-et-Moselle - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Meurthe-et-Moselle
Groupe
Rassemblement du peuple français - ARS

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 13 mai 1912 à Arrancy-sur-Crusne (Meuse)
Décédé le 3 janvier 1988 à Longuyon (Meurthe-et-Moselle)

Député de Meurthe-et-Moselle de 1951 à 1955

Napoléon Cochart est né le 13 mai 1912 à Arrancy, dans l'arrondissement de Verdun. Docteur en médecine, il exerce comme généraliste et radiologue. Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier. En 1944, appartenant aux Forces françaises de l'intérieur, il participe à la Résistance dans la région C (Alsace et Lorraine). Vice-président du Comité de libération cantonal de Longuyon, en Meurthe-et-Moselle, il est maire de cette ville jusqu'en 1948.

Le 17 juin 1951, il se présente aux élections législatives en seconde position sur la liste R.P.F., conduite par Philippe Barrès, qui obtient 23,1 % des suffrages. Lui-même est élu par 56 689 voix sur 239 802 suffrages exprimés.

Son élection étant validée le 17 juillet, il est nommé membre de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique (1951-1953), de la Commission du travail et de la Sécurité sociale (1951-1954) et de la Commission des moyens de communication et du tourisme (1955).

Au cours de la législature, Napoléon Cochart n'intervient pas à la tribune. Il vote pour les lois Marie et Barangé favorables à l'enseignement privé (21 septembre 1951), contre la ratification du traité instituant la Communauté charbon-acier (13 décembre) et accorde sa confiance à Antoine Pinay (6 mars 1952). En juillet 1952, il démissionne du groupe parlementaire R.P.F. avec vingt-cinq de ses collègues. Les dissidents constituent le groupe d'Action républicaine et sociale.

Il se prononce en faveur de l'investiture de Joseph Laniel (26 juin 1953) auquel il apporte son soutien après Diên-Biên-Phû (13 mai et 12 juin 1954 : chute du cabinet). Après avoir voté l'investiture de Pierre Mendès-France (17 juin), il approuve les accords de Genève qui mettent fin aux hostilités en Indochine (23 juillet). Opposé au projet de Communauté européenne de défense, il vote pour la question préalable qui équivaut à son rejet (30 août). Il s'abstient volontairement sur la ratification des accords de Londres (12 octobre) qui mettent fin à l'occupation de l'Allemagne et vote contre celle des accords de Paris (29 décembre) qui prévoient son réarmement. Le 4 février 1955, il apporte son soutien à la politique du gouvernement en Afrique du Nord (chute du cabinet Mendès-France). Il vote pour la confiance à Edgar Faure (23 février) mais s'oppose à son projet de réforme électorale (16 novembre) et s'abstient sur la date des élections (29 novembre, chute du cabinet).

Il ne se représente pas aux élections anticipées du 2 janvier 1956. Désigné par l'Assemblée nationale, les 6 juillet 1954 et 5 août 1955, pour représenter la France à l'Assemblée de la C.E.C.A., il y siège jusqu'en mars 1956 et fait partie de la Commission des investissements, des questions financières et du développement de la production.

Napoléon Cochart était décoré de la Croix de guerre 1939-1945.