Louis, Romain, Jean, Pierre Codet

1876 - 1914

Mort pour la France

Informations générales
  • Né le 9 octobre 1876 à Perpignan (Pyrénées-Orientales - France)
  • Décédé le 27 décembre 1914 à Le havre (Seine-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 21 février 1909 au 31 mai 1910
Département
Haute-Vienne
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né à Perpignan (Pyrénées-Orientales) le 9 octobre 1876, mort au Havre le 27 décembre 1914.

Député de la Haute-Vienne de 1909 à 1910.

Petit-fils de Louis, Paul, Emile Codet qui fut député de la Haute-Vienne de 1876 à 1880, fils de Jean Codet (voir ci-dessus), qui fut député et sénateur du même département, et de Constance Corbassier, artiste-peintre, Louis Codet naquit à Perpignan le 9 octobre 1876.

Après avoir obtenu son diplôme de docteur en droit, il se consacra à la peinture et surtout aux lettres. Il publia La rose du jardin (1907), La Petite Chiquette (1908).

Lorsque son père fut élu sénateur, il posa sa candidature à l'élection partielle qui eut lieu pour son remplacement dans l'arrondissement de Rochechouart le 21 février 1909 : il fut élu au premier tour de scrutin avec 5.757 voix contre 2.665 à Chambon et 1.733 à Parvy, sur 11.329 votants.

Inscrit à la gauche radicale, membre de diverses commissions, il prit part à la discussion du budget de l'exercice 1910, s'élevant contre l'abus des procès-verbaux dressés par la gendarmerie dans la Haute-Vienne.

Sa carrière parlementaire ne devait durer qu'un an. Aux élections générales des 24 avril et 8 mai 1910, il arriva en tête au premier tour de scrutin, avec 4.312 voix contre 3.845 à Marquet, 2.491 à Parvy et 2.290 à Chambon ; au second tour, il obtint 5.930 voix, mais fut battu par Marquet qui en recueillit 6.682, sur 12.980 votants. Aux élections générales des 26 avril et 10 mai 1914, il posa à nouveau sa candidature ; au premier tour, il arriva en deuxième position, avec 3.688 voix derrière Parvy qui en avait recueilli 5.204 et devant Marquet qui n'en avait eu que 2.441 ; au second tour, ce fut Parvy qui fut élu avec 6.243 voix contre 5.693 à Codet, sur 12.258 votants. Mobilisé, dès la déclaration de guerre, au 90e Territorial, avec le grade de sous-lieutenant, il fut engagé sur le front de Belgique, et dans les premiers jours de novembre, il fut blessé, dans un combat autour d'Ypres, d'un éclat d'obus à la gorge, transporté à l'Hôpital du Havre, il y mourut le 27 décembre 1914. Il n'avait que 38 ans.

Le prix Narcisse-Michaut de l'Académie française lui fut décerné le 19 août 1915. Les œuvres de Louis Codet n'ont été connues du grand public qu'après sa mort.

Furent publiés successivement des romans : César Capéran (1918), La Fortune de Bécot (1921), Louis l'Indulgent (1926) et un recueil de poésies Poèmes et chansons (1926).

« Louis Codet, écrit Henri Clouard, reluit de santé parfaite, légère, joyeuse et bon enfant. On vide ses récits comme une bonne bouteille. »


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