Yves, Marie Colin

1894 - 1993

Informations générales
  • Né le 10 mars 1894 à Guipavas (Finistère - France)
  • Décédé le 4 août 1993 à Feurs (Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Aisne
Groupe
Républicains indépendants

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 10 mars 1894 à Guipavas (Finistère)
Décédé le 9 août 1979 à Guipavas (Finistère)

Député de l'Aisne de 1951 à 1955

Yves Colin est né le 10 mars 1894 à Guipavas, une petite ville du canton de Landernau (Finistère). A l'issue de la Première Guerre mondiale, il s'établit comme agriculteur dans la commune de Neuvillette, sur la vallée de l'Oise face à Origny-Sainte-Benoite (Aisne). Mais, très vite, les responsabilités politiques l'attirent, d'abord comme Conseiller municipal de son village (1925) dont il devient maire en 1936. Combattant pendant la Seconde Guerre mondiale, il est, à l'issue du conflit, élu Conseiller général du canton de Ribémont (Aisne) lors du scrutin du 27 mars 1949, où il devance très nettement le candidat communiste au deuxième tour. Mais, surtout, Yves Colin se révèle, sur le plan socio-professionnel, un militant syndicaliste particulièrement actif, et sera notamment vice-président de l'Union départementale des syndicats agricoles de l'Aisne. Il privilégiera toujours le cadre local ou départemental dans son action politique.

Yves Colin n'est pas candidat aux élections successives des 21 octobre 1945 et 2 juin 1946 pour les deux Assemblées nationales Constituantes, ni à celles du 10 novembre 1946 pour la première législature de la IVe République. En revanche, il conduit la liste du Rassemblement des groupes républicains et indépendants français dans l'Aisne aux élections législatives du 17 juin 1951. Ses engagements électoraux insistent surtout sur l'importance de l'action qu'il a menée avec les autres candidats de sa liste, au niveau du département et notamment au sein du Conseil général. Le large apparentement conclu dans l'Aisne, entre la liste du R.G.R.I.F., la liste du M.R.P. et des Républicains démocrates, et la liste de Défense des libertés professionnelles et des contribuables, n'obtient pas la majorité absolue et les sièges sont répartis à la proportionnelle.

Elu député de l'Aisne avec 24 294 voix sur 220 364 suffrages exprimés, Yves Colin s'inscrit au groupe des Républicains indépendants, et siège dans trois Commissions parlementaires : reconstruction et dommages de guerre (1951, 1953, 1954, 1955), travail et sécurité sociale (1951, 1953) et pensions (1954, 1955). Cependant, il n'intervient jamais dans les débats. Député modéré, Yves Colin est partisan de la ratification du traité de Paris instituant la C.E.C.A (pool charbon-acier) le 13 décembre 1951 puis il vote, le 6 mars 1952, pour l'investiture d'Antoine Pinay comme président du Conseil désigné. Après la démission successive des cabinets Pinay et Mayer, il est partisan de la confiance à Joseph Laniel (26 juin 1953) puis, le 27 octobre, vote pour l'ordre du jour gouvernemental déposé en conclusion des interpellations sur la situation en Indochine. En effet, la question indochinoise domine alors les travaux de l'Assemblée : le 9 mars 1954, Yves Colin se prononce pour un cessez-le-feu en Indochine mais il soutient le gouvernement après Diên-Biên-Phû (13 mai). Il vote la confiance à Joseph Laniel (12 juin) mais, après la démission du cabinet, il s'abstient volontairement lors du scrutin du 17 pour l'investiture de Pierre Mendès-France et approuve les accords de Genève qui mettent fin aux hostilités en Indochine (23 juillet). Le 30 août 1954, Yves Colin vote pour la question préalable opposée par Edouard Herriot et le général Aumeran à la ratification du traité de Paris sur la Communauté européenne de défense (C.E.D.) et dont l'adoption par l'Assemblée équivaut au rejet du traité. Opposé à la confiance au gouvernement lors du scrutin du 10 décembre 1954 sur sa politique en Algérie, il refuse à nouveau la confiance le 4 février suivant à propos de la situation en Afrique du Nord, lors du scrutin qui entraîne la chute du cabinet Mendès-France. Il soutient Edgar Faure le 23 février 1955, puis vote pour l'état d'urgence en Algérie (31 mars), mais s'oppose à la confiance lors du vote du 29 novembre sur le mode et la date des élections (chute du cabinet Edgar Faure). Le 2 décembre 1955, l'Assemblée nationale est dissoute : Yves Colin ne se présente pas aux élections du 2 janvier 1956 pour la troisième législature de la IVe République.

Ancien combattant 1914-1918 et 1939-1945, Yves Colin était titulaire de cinq citations, de la Médaille militaire et de la Croix de guerre. Il était en outre chevalier du Mérite agricole.



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