Jean, Maurice, Georges Courtois

1912 - 1992

Informations générales
  • Né le 21 août 1912 à Damparis (Jura - France)
  • Décédé le 15 août 1992 (Lieu de décès inconnu)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Jura
Groupe
Socialiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Jura
Groupe
Socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 21 août 1912 à Damparis (Jura)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale Constituante (Jura)

Né d'un père tailleur de pierre et d'une mère couturière, orphelin de guerre à trois ans, boursier, Jean Courtois sort de l'école normale d'instituteurs de Lons-le-Saunier en 1932. Il est nommé dans son village natal et adhère immédiatement à la S.F.I.O. où il défend les thèses pacifiste et antimilitariste. Après son service militaire, il s'engage dans l'action syndicale : secrétaire de l'union locale des syndicats ouvriers de Tavain-Damparis à partir de 1935, il devient, en 1937, secrétaire adjoint du syndicat des instituteurs du Jura.

Après la défaite de 1940, le gouvernement de Vichy le déplace dans l'Yonne, à Bœurs-en-Othe où il demeure jusqu'à la Libération. De retour dans le Jura il apprend sa nomination comme maire de Damparis, mandat que les électeurs lui renouvelleront en 1945, 1947 et 1953. Il reprend ses activités syndicales et exerce les fonctions de secrétaire de l'Union départementale des syndicats du Jura de novembre 1944 à novembre 1945.

Aux élections du 21 octobre 1945 pour la première Assemblée nationale Constituante, la S.F.I.O. lui confie la tête de liste dans le Jura. Avec 18,7 % des suffrages exprimés les socialistes sont devancés par le M.R.P. (35,2 %) et le Parti communiste (29,3 %) mais obtiennent un des trois sièges à pourvoir. Il en ira de même aux élections du 2 juin 1946 pour la seconde Assemblée nationale Constituante mais la liste socialiste ne devance que de 745 voix celle du R.G.R. conduite par Edgar Faure.

Membre de la Commission du travail et de la Sécurité sociale dans les deux Assemblées nationales Constituantes, Jean Courtois dépose deux propositions de loi concernant la retraite des vieux travailleurs (23 novembre et 13 décembre 1945). Il intervient dans les discussions des crédits du ministère du Travail pour 1946 et participe aux débats sur le projet de loi relatif au statut des délégués du personnel. Il s'intéresse tout particulièrement à l'amélioration de l'indemnisation des accidents du travail et à son extension aux accidents de trajet domicile-travail. Au nom de sa commission il dépose trois rapports à ce sujet. Avec ses collègues du groupe socialiste il vote les nationalisations et les deux projets de Constitution de la IVe République dont le premier sera rejeté par le référendum du 5 mai 1946.

Aux élections législatives du 10 novembre 1946, le R.G.R. distance la S.F.I.O. d'environ 2000 voix et Jean Courtois cède son siège à Edgar Faure. L'ancien constituant poursuit sa carrière au sein de son parti : secrétaire général des Jeunesses socialistes de 1946 à 1948, membre du Comité directeur depuis août 1946 et du Bureau exécutif à partir de 1952, Jean Courtois demeure très lié au monde parlementaire en tant que secrétaire administratif du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, fonction à laquelle il est appelé en 1948. Par ailleurs pendant toute la IVe République il collabore aux cabinets des ministres socialistes de l'Education nationale. Enfin, en 1955, l'Assemblée nationale l'élit conseiller de l'Union française.



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