Marie,Gustave, Louis, Eugène Arnous

1846 - 1901

Informations générales
  • Né le 30 juin 1846 à Toulouse (Haute-Garonne - France)
  • Décédé le 11 septembre 1901 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 20 janvier 1884 au 14 octobre 1885
Département
Charente
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Charente
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Charente
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Charente
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 11 septembre 1901
Département
Charente

Biographies

Membre de la Chambre des députés, né à Toulouse (Haute-Garonne), le 30 juin 1846, il est fils du général d'artillerie Arnous, et petit-neveu de l'amiral Arnous, ancien gouverneur de la Martinique, mort gouverneur du palais de Fontainebleau.

Il s'engagea pendant la guerre de 1870 dans la garde mobile, où il fut capitaine, et prit part à la défense de Paris, notamment au combat de Buzenval. Après la conclusion de la paix, il se présenta au concours du Conseil d'Etat, y fut admis comme auditeur, et conserva ces fonctions jusqu'en 1879. Démissionnaire à cette date, il entra dans la politique militante, comme conservateur bonapartiste. Son mariage avec Mlle André, fille de l'ancien député et sénateur de la Charente (V. ce nom) et soeur de M. Jules André, mort en 1883, député de Barbezieux, avait fait à M. Arnous une situation importante dans la Charente.

Il sollicita, le 20 janvier 1884, la succession de son beau-frère, dans la circonscription de Barbezieux ; il fut élu par 7 080 voix contre M. Trarieux, candidat républicain (5 207 voix), sur 12 380 votants et 15 315 inscrits. Peu de temps après, il fut élu aussi conseiller général de la Charente par le canton de Brossac.

À la Chambre, il siégea à droite et vota constamment avec les conservateurs au nom desquels il attaqua plusieurs fois la politique financière du gouvernement républicain ; il intervint dans la discussion du budget de 1885, parla sur le contrôle financier du service de la trésorerie et de l'émission des emprunts, sur l'accroissement des pensions civiles et ses rapports avec la politique des « épurations ». Il défendit à la tribune des amendements relatifs à la loi électorale du Sénat, au dégrèvement des populations viticoles atteintes par le phylloxera, etc.

Réélu aux élections générales du 4 octobre 1885, sur la liste conservatrice de la Charente, le 3e, avec 48 577 voix (88 972 votants, 112 037 inscrits), il y a repris sa place à droite, et son attitude d'opposant déclaré. Il a toujours refusé son vote aux ministères que soutenait la gauche de l'Assemblée, et s'est prononcé :
- le 11 février 1889, contre le rétablissement du scrutin uninominal,
- le 14 février pour l'ajournement indéfini du projet de révision,
- le 14 mars contre la demande en autorisation de poursuites contre trois députés, membres de la Ligue des Patriotes,
- le 2 avril contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- le 4 avril contre la demande en autorisation de poursuites contre le général Boulanger.


Né le 30 juin 1846 à Toulouse (Haute-Garonne), mort à Paris le 11 septembre 1901.

Député de la Charente de 1884 à 1901.

(Voir 1re partie de la biographie dans ROBERT et COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. 1, p. 97.)

Il fut réélu aux élections générales du 22 septembre 1889, par la même circonscription de Barbezieux au premier tour de scrutin, par 7.443 voix contre 3.821 à son concurrent M. Boutellaud, et reprit sa place à la droite de l'Assemblée. Durant cette législature, il fut membre de quelques Commissions et s'intéressa au budget du Ministère des Finances, en demandant que les pensions soient à l'avenir inscrites à un chapitre spécial du budget de chaque Ministère (1890); et au budget du Ministère de l'Intérieur en préconisant une réforme administrative départementale (1893).

Réélu aux élections générales du 20 août 1893, au premier tour de scrutin, par 6.386 voix contre 5.401 à son adversaire républicain, M. Meslier, maire de Barbezieux, il siégea dans diverses Commissions et prit part à différentes discussions, notamment : sur l'entretien des chaussées de Paris (1895), sur la réforme de l'impôt des boissons (1895), sur la taxe militaire (1896), et sur la conversion de l'emprunt de Madagascar (1897). Pendant cette période ses votes restèrent représentatifs de sa politique. Il vota en effet : contre la suppression de l'ambassade auprès du Vatican, contre la suppression du budget des Cultes, contre la dénonciation du Concordat. Il soutint le Ministère Méline, notamment pendant l'affaire Zola et vota l'ordre du jour Marty exigeant la cessation de la campagne contre l'armée. Il vota encore pour le scrutin de liste, contre l'abrogation de la loi sur les candidatures multiples.

Ses électeurs lui restèrent fidèles aux élections générales du 8 mai 1898 où il fut réélu au premier tour de scrutin par 6.595 voix contre 5.337 à M. Hippolyte Laroche, ancien Gouverneur de Madagascar. Il ne participa à aucune discussion durant cette législature, mais continua à soutenir de ses votes le Ministère Méline jusqu'à sa chute puis combattit ses successeurs, Buisson, Dupuy et Waldeck-Rousseau. Il soutint la proposition Déroulède tendant à la révision de la Constitution, et au cours de la discussion de la loi sur les associations, signa un contre-projet tendant à substituer au contrat d'association un régime de liberté absolue, comme s'il s'agissait d'un droit fondamental.

Sa santé ébranlée ne lui permit pas d'arriver au terme de cette législature. Il mourut le 11 septembre 1901. Ce décès, survenu pendant l'intersession, n'a pas été annoncé à la Chambre.