Valentin Couturier

1829 - 1902

Informations générales
  • Né le 2 mai 1829 à Lyon (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 18 février 1902 à Lyon (Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 6 octobre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Rhône
Groupe
Radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 3 septembre 1893 au 31 mai 1898
Département
Rhône
Groupe
Radical-socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 2 mai 1829 à Lyon (Rhône), mort le 18 février 1902 à Lyon.

Député du Rhône de 1889 à 1898.

Successivement toiseur aux ateliers de la Compagnie P.L.M., employé de préfecture révoqué par le préfet Ducros, tisseur, marchand de vins, Valentin Couturier prit part, au mouvement insurrectionnel de 1849 et fut condamné à vingt ans de détention qu'il n'accomplit que partiellement.

Conseiller municipal de Lyon, il se présenta aux élections générales législatives des 22 septembre -et 6 octobre 1889 et fut élu au deuxième tour de scrutin par 3.306 voix contre 3.136 à M. Jean-Baptiste Chepié, député sortant, sur 6.503 votants, dans la cinquième circonscription de Lyon. Inscrit au groupe radical-socialiste, il siégea dans diverses commissions spéciales, et déposa une proposition de loi d'amnistie. Il fut chargé de rapporter : une proposition de loi relative au travail des agents et à la sécurité des voyageurs dans les chemins de fer (1890), la proposition de loi tendant à la création d'un journal officiel du soir (1893). Il se fit entendre au cours de la discussion : de la proposition de loi adoptée par le Sénat, relative aux livrets d'ouvriers (1891), du projet de résolution tendant à modifier le règlement de la Chambre quant au mode de votation (1891), d'une interpellation sur l'émigration française en République Argentine (1891), du projet de loi sur le travail des enfants, des filles mineures et des femmes dans les établissements industriels (1891), du projet de loi relatif à l'établissement du tarif général des douanes (1891), de la proposition de loi relative à la célébration du centenaire de la proclamation de la République (1892), et il développa une interpellation au sujet de la grève des ouvriers gaziers de Lyon (1891).

Réélu aux élections générales des 20 août et .3 septembre 1893, au deuxième tour de scrutin, par 2.931 voix contre 2.855 à M. Clavenad, sur 5.865 votants, il appartint à diverses commissions ad hoc. Auteur d'une proposition de loi tendant à modifier le tableau annexé à la loi du 16 août 1895, il fut chargé de rapporter : une proposition de résolution tendant à la nomination d'une Commission chargée de préparer un projet de loi substituant aux fêtes légales actuelles, des fêtes républicaines choisies parmi les dates les plus représentatives de la Révolution (1894), une proposition de loi tendant à la suppression de la publicité des exécutions capitales et à l'abrogation de l'article 13 du Code pénal (1892). Il prit part aux débats sur le projet de loi portant modification du tarif général des douanes (1895).

Il ne se représenta pas aux élections générales des 8 et 22 mai 1898.

Il devait mourir quatre ans plus tard, à Lyon, le 18 février 1902, à l'âge de 73 ans.