Marius Dalloni

1882 - 1959

Informations générales
  • Né le 2 octobre 1882 à Marseille (Bouches-du-Rhône - France)
  • Décédé le 14 avril 1959 à Alger (Algérie)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 2 octobre 1880 à Marseille (Bouches-du-Rhône)
Décédé le 14 avril 1959 à Alger

Membre de la seconde Assemblée nationale Constituante (Alger)

Marius Dalloni est né le 2 octobre 1880 à Marseille. Il se marie en 1913 alors qu'il est préparateur à la faculté des sciences d'Alger. Aux élections à la seconde Assemblée nationale Constituante, le 2 juin 1946, au terme de sa carrière de professeur des universités, Marius Dalloni, adjoint au maire d'Alger, se présente à la tête de la liste socialiste dans le collège des citoyens français du département d'Alger. Avec 20 207 suffrages sur 148 751 exprimés, la liste S.F.I.O. arrive en quatrième position derrière les listes communiste, P.R.L., R.G.R. et devant la liste présentée par le M.R.P. Marius Dalloni est donc élu à la plus forte moyenne, et nommé membre de la Commission de la Constitution. A ce titre, il participe à la discussion des propositions de loi tendant à établir la Constitution. C'est ainsi que le 18 septembre 1946, il présente l'Union française comme une nouvelle étape des relations entre la métropole et l'outremer, et justifie la colonisation, non par la supériorité d'un peuple sur un autre, mais par le fait « Que nous apportons aux peuples dont nous avons accepté la tutelle, l'humanisme désintéressé, élevé, épuré qui est le nôtre, parce que nous pensons qu'il vaut pour eux comme pour nous ». Si la France doit poursuivre l'émancipation de ces peuples, Marius Dalloni - exprimant ici l'opinion des socialistes et au-delà d'une large partie de la gauche - dénie au nationalisme le caractère d'étape nécessaire dans leur évolution au moment même où la France a dépassé « Ce stade d'isolement, de séparatisme moral ». Et il ajoute « C'est au contraire, à notre sens, par une association de plus en plus étroite des peuples unis pour marcher ensemble vers l'avenir que nous voyons le salut, la possibilité d'atteindre le but commun », qui passerait par la construction d'une Union française sur la base de l'égalité.

Le 26 septembre 1946, lors de la discussion du projet de loi portant ouverture et annulation des crédits sur l'exercice 1946, il dépose un amendement tendant à appliquer l'augmentation de 25 % accordée aux fonctionnaires et agents de l'Etat en service en Algérie sur le traitement augmenté de l'indemnité algérienne de 33 %, afin d'y attirer les fonctionnaires de qualité qui lui sont nécessaires. Le 27 septembre, il propose que les représentants de l'Algérie au Conseil de la République soient élus dans les mêmes conditions que ceux de métropole.

Le second projet constitutionnel ayant été approuvé par les Français le 13 octobre 1946, la première Assemblée législative de la IVe République est élue le 10 novembre A cette occasion, les élus du 2 juin des listes P.R.L., R.G.R., M.R.P. présentent une seule liste de Rassemblement républicain et d'union algérienne qui obtient cinq sièges sur six. Marius Dalloni, avec 15610 voix sur 156 571, n'est donc pas réélu. Le déclin de la S.F.I.O. se confirme, le 17 juin 1951, lors des élections pour la deuxième législature, puisque 8 853 suffrages sur 153 017 exprimés se portent sur la liste qu'elle présente.



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