Joannès, François, Marie Déchelette

1864 - 1934

Informations générales
  • Né le 12 août 1864 à Montagny (Loire - France)
  • Décédé le 9 juillet 1934 à Villars-les-dombes (Ain - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 17 mars 1912 au 31 mai 1914
Département
Loire
Groupe
Action libérale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 12 août 1864 à Montagny (Loire), mort le 9 juillet 1934 à Villars-lès-Dombes (Ain).

Député de la Loire de 1912 à 1916.

La famille de Joannès Déchelette appartient à la riche bourgeoisie catholique et réactionnaire de province. Son père dirige une importante fabrique de tissus. Un de ses oncles, Joseph-Marie Déchelette (1834-1905) enseigne à l'institut des Chartreux à Lyon ; esprit cultivé, il écrit des ouvrages de morale ainsi qu'un traité d'élégance latine. Nous retenons également que Joseph-Marie Déchelette (1862-1914) est un archéologue réputé; célèbre pour ses études sur la préhistoire celtique et l'époque gallo-romaine, auteur d'un manuel d'archéologie, puis conservateur du musée de Roanne, il est élu correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1911.

C'est naturellement à Lyon, à l'institut des Chartreux où son oncle occupe une chaire, que Joannès Déchelette fait ses humanités. Il est non moins naturel qu'il reprenne, à la mort de son père, la direction de l'entreprise familiale. Devenu riche industriel, et par conséquent un notable local, Joannès Déchelette devient conseiller municipal de Montagny en 1892, puis maire en 1902 et conseiller général pour le canton du Perreux en 1904. Dès lors il brigue un siège de député.

Candidat aux élections générales des 6 et 20 mai 1906, il n'est battu que de 1.000 voix par Jean Morel, le député sortant, sur 20.469 votants, dans la deuxième circonscription de Roanne.

Il ne se présente pas en 1910 ; Jean Morel est de nouveau élu, mais démissionne aussitôt pour entrer au Sénat. Estimant cette fois qu'il a de bonnes chances, Joannès Déchelette se présente à l'élection partielle du 10 mars et l'emporte au second tour avec 8.433 voix contre 7.000 à Merlin, le candidat le mieux placé après lui, sur 18.865 votants. Partisan de la représentation proportionnelle, il dira plus tard : « mon élection est due à l'inscription de la réforme électorale dans mon programme ».

Il s'inscrit au groupe d'action libérale, devient secrétaire du cinquième bureau en 1913 et participe, en 1914, à la vingt-quatrième Commission d'initiative parlementaire.

En 1912, il défend les projets et propositions de lois qui instaurent l'élection des députés au scrutin de liste avec représentation proportionnelle.

En 1913, vaillant défenseur des intérêts locaux, il dépose une proposition de loi demandant que soit ouvert au Ministre de l'Agriculture, sur l'exercice de 1913, un crédit extraordinaire de 300.00 francs destiné à venir en aide aux victimes de l'orage et de la grêle dans le canton de Saint-Symphorien-de-Lay (Loire).

Sa dernière intervention est une adresse au Ministre de- la Guerre sur des incidents survenus à la revue du 14 juillet.

« Nous avons, dit-il, grand besoin de patriotisme en ce moment pour voter la loi de trois ans qui nous est pénible parce que nous sentons l'effort énorme qu'elle va imposer au pays. Ce n'est pas à ce moment que l'on peut empêcher les citoyens qui désiraient se réconforter dans un spectacle militaire de pénétrer dans les tribunes de Longchamp ».

Tel est l'essentiel du travail parlementaire de Joannès Déchelette.

Il se présente aux élections des 26 avril et 10 mai 1914, mais son ancien rival, le docteur Merlin, le bat au second tour de scrutin, par 9.963 voix contre 8.757, sur 18.935 votants.

Désormais, Joannès Déchelette se consacre exclusivement à l'exercice de ses responsabilités locales et mourra à Villars-lès-Dombes le 9 juillet 1934, à l'âge de 70 ans.


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