Henri Delecroix

1861 - 1933

Informations générales
  • Né le 27 octobre 1861 à Hem (Nord - France)
  • Décédé le 12 juin 1933 à Hem (Nord - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 20 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Nord
Groupe
Gauche radicale-socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 27 octobre 1861 à Hem (Nord), mort le 12 juin 1933 à Hem.

Député du Nord de 1906 à 1910.

Fils d'un cultivateur, brasseur lui-même, élu conseiller municipal d'Hem en 1896, Henri Delecroix fut maire de 1900 à 1925. A l'issue de ce long mandat, il ne sollicitera pas les suffrages de ses concitoyens et renoncera à la politique active.

En 1902, « cédant aux sollicitations de ses amis », il fait acte de candidature aux élections générales législatives de 1902 dans la sixième circonscription de Lille. Il obtient 5.686 voix sur 23.200 inscrits mais est battu par le comte de Montalembert qui recueille 10.111 voix.

Aux élections suivantes, des 6 et 20 mai 1906, il obtient au premier tour 5.864 voix sur 24.426 inscrits, contre 10.390 voix à M. Dehau, et est élu, au deuxième tour, avec 11.030 voix, contre M. Dehau qui n'en réunit plus que 6.171 sur 21.279 votants. Il s'inscrit au groupe Radical-socialiste.

En 1910, au premier tour de scrutin, Henri Delecroix groupe sur son nom 4.493 suffrages alors que son concurrent le plus dangereux, M. Ducrocq-Boutmy, obtient 9.644 voix et M. Dubled, 8.183 voix. Henri Delecroix se retire et M. Dubled est élu au deuxième tour avec 11.575 voix, M. Ducrocq-Boutmy n'en obtenant que 10.777.

Au cours de la guerre 1914-1918, Henri Delecroix fut fait prisonnier et transféré en Allemagne.

Il se présentera une nouvelle fois en 1924 sur la liste conduite par Louis Loucheur et réunira, sans être élu, 101.386 suffrages sur son nom.

Très attaché à sa commune, il consacra une bonne part de son activité à la solution des problèmes locaux. C'est ainsi qu'il fut président du Syndicat intercommunal des eaux potables et vice-président de la Commission sanitaire de l'arrondissement de Lille.

Président de la Fédération des amicales laïques du canton de Lannoy, il ne s'intéressait pas moins aux conflits idéologiques majeurs qui ont si fortement marqué la vie politique du début de ce siècle. Il était naturel qu'il songeât à solliciter un mandat de député pour soutenir, à Paris, ses idées. Républicain, « fils de la Révolution française », Henri Delecroix préconise une politique d'« économie raisonnée » qui ménage l'avenir du progrès social. Pour dégager les ressources nécessaires à l'application de la loi sur les retraites pour les travailleurs des villes et des campagnes, en instance, en 1906, devant le Sénat, il propose l'institution de l'impôt progressif sur le revenu et l'établissement de monopoles pour la production de l'alcool et du sucre, ce qui l'amène- et cette attitude est originale - à condamner le privilège des bouilleurs de cru contre lequel « on ne saurait protester avec trop d'énergie ». Les chemins de fer devraient être propriété de l'Etat, lequel devrait également monopoliser les assurances, de même que l'enseignement. La loi sur la séparation des églises et de l'Etat est un fait. On ne saurait tolérer que, sous des prétextes divers, « les partis de la réaction s'abritent derrière l'idée religieuse pour se révolter contre les lois de l'Etat... ». Favorable au relèvement des traitements des « petits fonctionnaires », Henri Delecroix considère que les syndicats doivent être ouverts aux membres de la fonction publique comme à tous les Français.

Membre de diverses commissions, il intervint fort rarement en séance publique.

Mort à Hem, sa ville natale, le 12 juin 1933, à 72 ans, Henri Delecroix était Chevalier de la Légion d'honneur.


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