Maurice Deudon

1889 - 1967

Informations générales
  • Né le 10 juin 1889 à Haussy (Nord - France)
  • Décédé le 5 avril 1967 à Sarlat (Dordogne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Nord
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Nord
Groupe
Socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né à Haussy (Nord) le 10 juin 1889.

Député du Nord de 1932 à 1942.

Fils et petit-fils d'instituteurs, Maurice Deudon naquit à Haussy le 10 juin 1889. Il fit ses études secondaires aux lycées de Valenciennes, puis de Lille, et entreprit à la Faculté de médecine de cette université son doctorat, qu'il obtint en 1919. Médecin-auxiliaire depuis octobre 1913, il finira la guerre de 1914-1918 comme aide-major de 1re classe, après avoir été prisonnier de guerre à Verdun, du 28 février au 11 octobre 1916. Libéré des servitudes militaires, il s'installe médecin à Maubeuge. Il accède au grade de médecin-capitaine de réserve le 10 avril 1935.

M. Deudon débuta dans la vie publique en entrant, le 12 mai 1929, au Conseil municipal de Maubeuge ; huit jours plus tard, le 19 mai, il ceignait l'écharpe et devait rester à la tête de la municipalité de cette ville jusqu'en mai 1940. Trois ans plus tôt, en 1937, il avait été élu conseiller général de Maubeuge-Sud.

Il se présenta, dans la deuxième circonscription d'Avesnes, aux élections générales législatives de 1932, comme républicain socialiste. Arrivé en tête le 1er mai, il l'emporta nettement, le 8 mai par 11.820 voix sur 21.233 votants, contre 6.094 à M. Nisse et 3.070 à M. Renaud ; il s'inscrivit à la Chambre au groupe du Parti socialiste français et du Parti républicain socialiste. En 1936, il n'atteint pas non plus la majorité le 26 avril, au premier tour de scrutin, mais est confortablement élu au second tour, le 3 mai, par 14.020 suffrages sur 22.177 votants et 7.928 voix à M. Delamotte ; il siège alors avec le groupe socialiste.

Il s'était présenté aux élections comme le défenseur de la liberté la plus absolue en tout, mais aussi le réformateur du travail parlementaire, la pratique du vote par procuration lui paraissant détestable ; il préconisait le retour au « référendum pour toutes les questions graves qui engagent l'avenir de la Nation » et le contrôle du Gouvernement par le Parlement élu : il se donnait comme un partisan du dirigisme économique et du bimétallisme en matière de monnaie, ennemi de l'inflation et des emprunts ; il réclamait, en outre, un statut des fonctionnaires, la gratuité de tous les ordres de l'enseignement, le congé payé annuel et le désarmement. En 1936, il fait sien le programme général du Parti socialiste S.F.I.O., qu'il adapte aux intérêts locaux.

A la Chambre, il a appartenu à diverses Commissions, celles des comptes définitifs et des économies, de l'hygiène et du travail, de l'Algérie, des colonies et des pays de protectorat, de l'enseignement et des beaux-arts. Il s'intéresse surtout à la politique intérieure, particulièrement à la législation du travail en demandant, par exemple, à interpeller le Gouvernement sur le retard apporté à la réglementation de l'emploi de la main-d'œuvre étrangère ou sur le fonctionnement des fonds de chômage (1933) ; il défendit vigoureusement les ouvriers du Nord, victimes de réductions de salaires, à l'occasion d'une interpellation sur la brutalité des services d'ordre, gardes mobiles et police, en matière de répression des grèves (1935). Lorsqu'il participa à la discussion du budget, il intervint toujours sur des chapitres concernant le travail, les assurances sociales (1934), les chemins de fer (industrie du matériel roulant et parc des grands réseaux) (1935) et les mesures à prendre pour lutter contre le chômage dans les industries du Nord (1935). Le 10 juillet 1940, il vota les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, à Vichy.

Pendant les heures sombres de l'occupation, le docteur Maurice Deudon sera le médecin du maquis de Dordogne, province où il vit depuis, retiré de la politique.



Né le 10 juin 1889 à Haussy (Nord)
Décédé le 5 avril 1967 à Sarlat (Dordogne)

Député du Nord de 1932 à 1942

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome IV, p. 1432)

Réfugié à Bergerac après l'invasion allemande, Maurice Deudon prodigue des soins aux blessés et résistants du maquis de la Dordogne.

Toutefois, après la Libération, par sa décision du 4 octobre 1945, le Jury d'honneur maintient l'inéligibilité qui le frappait en raison de son vote du 10 juillet 1940, favorable au projet de loi constitutionnelle.

Retiré de la vie politique, Maurice Deudon ne regagne pas le Nord et demeure dans son département d'adoption, où il meurt le 5 avril 1967.



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