Michel Devèze

1914 - 1979

Informations générales
  • Né le 14 août 1914 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 18 juin 1979 à Fresnes (Val-de-Marne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Mouvement républicain populaire

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 14 août 1914 à Paris (8e)
Décédé le 18 juin 1979 à Fresnes (Val-de-Marne)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale Constituante (Seine-et-Oise)

Michel Devèze fait ses études à la Faculté des lettres de Paris et à l'Ecole française de Rome. Reçu au concours de l'agrégation d'histoire et géographie, il enseigne au lycée Michelet de Vanves où il avait poursuivi ses études secondaires.

Conseiller général M.R.P. du canton de Sèvres depuis le 30 septembre 1945, il est élu le 21 octobre suivant à la première Constituante. La liste M.R.P., sur laquelle il se présentait en troisième position, obtient 100 142 suffrages sur 359 798 exprimés et emporte trois des huit sièges à pourvoir dans la deuxième circonscription de la Seine-et-Oise.

Le 21 novembre, Michel Devèze est l'un des onze députés M.R.P. nommés membres de la Commission de la Constitution. En avril 1946, il dépose deux propositions de résolution relatives à l'aménagement des lotissements défectueux et au centenaire de l'Ecole française d'Athènes. Il participe, le 17 janvier 1946, à la discussion d'interpellations sur la politique étrangère du gouvernement, demandant « que la France conserve, dans tout le bassin méditerranéen, son influence intellectuelle » et que la politique dans cette partie du monde soit concertée avec la Grande-Bretagne. Les 14 et 21 mars, Michel Devèze dépose des amendements, qui ne sont pas adoptés par l'Assemblée, aux articles 14 et 34 du projet de déclaration des droits de l'homme.

Il vote pour la nationalisation du crédit (2 décembre 1945) du gaz et de l'électricité et des assurances (mars-avril 1946), s'abstient sur le projet de loi relatif à la dévolution des biens des entreprises de presse (16 avril) et s'oppose au premier projet de constitution (19 avril)

Michel Devèze est réélu le 2 juin 1946 sur la liste M.R.P. de Jean-Paul Palewski, qui obtient 104 335 voix sur 364 617 suffrages exprimés, et reconduit dans la Commission de la Constitution. Le 4 juillet suivant, il est désigné comme juré à la Haute Cour de justice.

Au cours de la session, il dépose huit propositions de loi ou de résolution relatives, notamment, à la revalorisation de la fonction enseignante, aux anciens combattants des Forces françaises libres ou à la création d'une Caisse nationale des lettres. Il vote en faveur de Georges Bidault comme chef du gouvernement provisoire (19 juin), pour la confiance à son cabinet (26 juin) et approuve le second projet de constitution (28 septembre).

Michel Devèze ne se représente pas aux élections législatives du 10 novembre suivant mais n'abandonne pas pour autant la vie politique. Confirmé dans son mandat de conseiller général jusqu'en 1964, il fait partie du cabinet de Robert Schuman, président du Conseil (1947-1948).

Il était chevalier de la Légion d'honneur et titulaire de la Croix de guerre (1939-1945).



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