Jean-Jacques, Paulin Offroy-Durieu

1812 - 1885

Informations générales
  • Né le 19 février 1812 à Mauriac (Cantal - France)
  • Décédé le 15 juin 1885 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Cantal
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 28 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Cantal
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Cantal
Groupe
Extrême-gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 5 mars 1876 au 25 juin 1877
Département
Cantal
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Cantal
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 15 juin 1885
Département
Cantal
Groupe
Union républicaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848, en 1849, en 1871, et député de 1876 à 1885, né à Mauriac (Cantal) le 19 février 1812, mort à Paris le 16 juin 1885, il suivit la carrière du barreau. Il était avocat à Mauriac et membre de la Société des Droits de l'homme sous Louis-Philippe.

Républicain de la veille, nommé, après le 24 février 1848, par le gouvernement provisoire, sous-commissaire de la République à Mauriac, il fut élu, le 23 avril 1848, représentant du Cantal à l'Assemblée constituante, le 7e et dernier, avec 18,740 voix sur 44,104 votants et 61,630 inscrits. Il siégea à gauche et vota:

- pour l'abrogation des lois d'exil,
- pour l'abolition de la peine de mort,
- pour l'impôt progressif,
- pour l'amendement Grévy,
- pour le droit au travail,
- pour la suppression de l'impôt sur le sel,
- pour l'amnistie générale,
- contre la loi sur les attroupements,
- contre le décret sur les clubs,
- contre les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- contre la proposition Rateau,
- contre l'interdiction des clubs,
- contre l'expédition de Rome.

Il n'était pas à la séance où le général Cavaignac obtint un ordre du jour favorable pour sa conduite pendant les journées de juin, et il cessa de suivre les travaux de la Constituante à partir du 20 avril.

Le 13 mai 1849, il fut réélu par le Cantal à l'Assemblée législative, le 5e et dernier, par 15,465 voix sur 34,568 votants et 62,957 inscrits. L'état de sa santé le tint éloigné le plus souvent des séances de l'Assemblée, et l'empêcha de prendre part à ses votes les plus importants.

Il rentra au barreau de Mauriac après le coup d'Etat du 2 décembre 1851, et resta fidèle, pendant toute la durée du second Empire, à la cause démocratique.

Les élections du 8 février 1871 lui rouvrirent les portes de la vie publique; il fut élu représentant du Cantal à l'Assemblée nationale, le 5e et dernier, par 13,094 voix sur 35,107 votants et 59,650 inscrits. Il siégea à l'extrême-gauche, soutenant de son vote toutes les revendications du parti républicain, et vota:

- pour l'amendement Marcel Barthe,
- pour le retour du parlement à Paris,
- pour l'amendement La Fayette,
- pour la proposition Casimir Périer,
- pour la dissolution,
- pour la proposition du centre gauche,
- pour l'amendement Wallon,
- pour l'amendement Pascal Duprat,
- pour les lois constitutionnelles,
- contre la paix,
- contre l'abrogation des lois d'exil,
- contre le pouvoir constituant de l'Assemblée,
- contre le 24 mai,
- contre la démission de M. Thiers,
- contre la circulaire Pascal,
- contre l'arrêté sur les enterrements civils,
- contre la prorogation des pouvoirs du Maréchal,
- contre l'état de siège,
- contre la loi sur les maires,
- contre le ministère de Broglie.

Il s'abstint sur les prières publiques.

Candidat malheureux aux élections sénatoriales du 30 janvier 1876 dans le Cantal (il n'obtint que 101 voix sur 328 votants), il fut élu député, le 5 mars suivant, au second tour, dans l'arrondissement de Mauriac, avec 5,495 voix sur 10,681 votants et 14,278 inscrits, contre 5,191 voix données à M. Excourbaniès. Il fit partie de la majorité républicaine des 363. Le 15 mars 1877, il présenta au nom de la 9e commission d'initiative un rapport tendant à adopter la proposition de loi de M. Parent (de la Savoie) relative aux officiers ministériels.

Le 14 octobre 1877, après la dissolution de la Chambre, il fut réélu par 5,644 voix sur 11,071 votants et 14,654 inscrits, contre 5,379 voix à M. Excourbaniès, candidat du gouvernement du 16 mai. Il reprit sa place à gauche, présida en juillet 1881 la commission chargée d'examiner la demande de crédits, dont l'adoption peut être considérée comme le point de départ de l'expédition du Tonkin, et vota pour les ministères républicains au pouvoir.

Son mandat lui fut renouvelé le 21 août 1881 par 7,251 voix sur 8,134 votants et 15,171 inscrits, contre 125 voix données à M. Lacambre. Il mourut à la fin de la législature.

Date de mise à jour: juillet 2017