Auguste Farinez

1893 - 1981

Informations générales
  • Né le 14 septembre 1893 à Dommartin-aux-bois (Vosges - France)
  • Décédé le 8 mars 1981 à Dommartin-aux-bois (Vosges - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Vosges
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Vosges
Groupe
Mouvement républicain populaire

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)


Né le 14 septembre 1893 à Dommartin-aux-Bois (Vosges)

Décédé le 8 mars 1981 à Dommartin-aux-Bois

Membre de la seconde Assemblée nationale constituante (Vosges)

Député des Vosges de 1946 à 1951

Originaire d'une famille d'exploitants agricoles, agriculteur lui-même, Auguste Farinez, après des études poursuivies jusqu'au certificat d'études primaires, participe à la guerre de 1914-1918 sur le front français et sur le front d'Orient. Il en rapporte la Croix de guerre avec étoile de vermeil, la médaille d'Orient, la médaille serbe et la médaille roumaine. Elu conseiller municipal de son village en 1921, il en devient le premier magistrat en 1925, mandat qu'il conserve jusqu'en 1971.

Pour les élections à la seconde Assemblée nationale constituante, le MRP dont il est le vice-président départemental de 1945 à 1964, fait appel à lui pour la deuxième place derrière Marcel Poimboeuf, député sortant et syndicaliste. Le MRP fait un bon score puisque sa liste arrive en tête avec 61 782 suffrages devant les listes communiste (38 949 voix), socialiste (30 438 voix) et celle des républicains indépendants (23 378 suffrages). Les démocrates chrétiens obtiennent deux élus dont Auguste Farinez. Dans la nouvelle assemblée, Auguste Farinez appartient à la Commission du ravitaillement et rédige le rapport sur les opérations électorales dans le département de l'Aude.

Pour les premières élections législatives de la IVe République - le 10 novembre 1946 - on retrouve, dans les Vosges, pratiquement le même dispositif que pour le scrutin précédent à une exception près. La liste des républicains indépendants s'intitule à présent liste gaulliste d'union républicaine et est conduite par le président du conseil général, ancien député et ancien sénateur, André Barbier qui fait cause commune avec le député sortant, Jean Baumann. Ces deux personnalités mordent sur l'électorat MRP ce qui explique le tassement du score de cette dernière liste. Auguste Farinez et son colistier Marcel Paimboeuf perdent près de 20 000 voix (42 478 voix contre 61 782 précédemment) et sont talonnés par la liste gaulliste (42 238 suffrages) et la liste communiste (41 713 voix) en progrès au détriment des socialistes (7 000 voix de moins avec 30 438 suffrages). Malgré ces transferts internes à la gauche et aux modérés, les deux sortants MRP sont réélus, comme le communiste et le socialiste, André Barbier prenant la place du sortant Jean Baumann.

Auguste Farinez appartient à la Commission du ravitaillement, à celle de l'agriculture et à celle de la reconstruction. Il est également nommé membre de la Commission spéciale d'enquête sur la production et la livraison de vin et juré à la Haute cour de justice. Pendant la législature, il rédige deux avis, l'un sur une proposition de loi relative à la police des animaux, l'autre sur le projet de loi relatif à la suppression du Haut-Commissariat au ravitaillement. Il est également l'auteur d'un rapport sur une proposition de loi tendant à modifier le décret-loi de 1935 sur les assurances sociales dans l'agriculture et d'une proposition de résolution demandant au gouvernement qu'il accorde un déplacement gratuit en chemin de fer aux titulaires de la retraite du combattant. Ses interventions orales, presque toutes brèves, sont liées aux questions agricoles ou aux problèmes des anciens combattants. Le 25 juillet 1947, par exemple, c'est l'exploitant agricole qui parle lorsqu'il soutient un amendement tendant à ne pas appliquer la réglementation du travail agricole dans les petites exploitations employant deux ouvriers au plus. Il expose à ce propos la spécificité des relations de travail dans ces entreprises familiales et craint qu'une réglementation contraignante n'augmente le chômage. Sa dernière intervention, le 17 mai 1951, se relie également à sa biographie puisqu'il dépose un amendement pour qu'on accorde la qualité d'anciens combattants aux soldats ayant servi sur le front d'Orient durant la Grande guerre.

Aux élections du 17 juin 1951, Auguste Farinez ne brigue pas un nouveau mandat ce qui lui évite de connaître l'échec de son parti qui perd plus de la moitié de ses électeurs (17 164 voix) au profit de nouveau du RPF et des indépendants paysans dont les deux listes sont majoritaires et recueillent les cinq sièges. Candidat au Conseil de la République en novembre 1948, Auguste Farinez tente à nouveau d'accéder à la seconde assemblée lors du renouvellement de mai 1952. Sans plus de succès mais, pour le scrutin anticipé du 2 janvier 1956, l'éclatement du gaullisme peut redonner une chance au MRP qui place le maire de Dommartin-aux-Bois derrière Lucien Nicolas, maire de Rambervillers. Les démocrates chrétiens enregistrent une petite progression avec 23 226 voix en moyenne (24 507 pour Auguste Farinez) soit 12,9 % des suffrages exprimés et plus de deux points supplémentaires par rapport aux élections précédentes. Toutefois la résistance au déclin des républicains sociaux, le bon score de la liste « pour un nouveau Front populaire » alliant les communistes et un ancien député socialiste, l'influence maintenue des républicains indépendants et l'éparpillement des autres voix entre poujadistes et radicaux empêchent le MRP de compter deux députés comme en 1946. Auguste Farinez ne retrouve pas le chemin du Palais Bourbon alors que son chef de file est élu. Après cet échec, Auguste Farinez limite donc son action publique à ses mandats locaux.



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