Julien Fayolle

1867 - 1935

Informations générales
  • Né le 8 mars 1867 à Givors (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 18 octobre 1935 à Frugières-le-Pin (Haute-Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 10 mai 1914 au 7 décembre 1919
Département
Haute-Loire
Groupe
Parti républicain radical et radical socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Haute-Loire
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 1er mai 1932 au 10 février 1933
Département
Haute-Loire
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 10 janvier 1933 au 18 octobre 1935

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 7 mars 1867 à Givors (Rhône), mort le 18 juin 1935 à Frugières-le-Pin (Haute-Loire).

Député de la Haute-Loire de 1914 à 1919 et de 1928 à 1933.

Sénateur de la Haute-Loire de 1933 à 1935.

Julien Fayolle naquit à Givors le 7 mars 1867. Ses parents s'installèrent, peu après sa naissance, dans la Haute-Loire, à Frugières-le-Pin, non loin de Brioude. Ils y pratiquaient le commerce du bois, et après avoir terminé ses études secondaires au lycée de Clermont-Ferrand, Julien Fayolle entra dans la même affaire, aux côtés de son père.

Élu maire de Frugières-le-Pin en 1900 et conseiller général de Paulhaguet en 1910, président de la commission des travaux publics au Conseil général, puis vice-président de cette assemblée, Julien Fayolle fut un administrateur diligent, s'occupant tout particulièrement de la voirie, de l'électrification et des assurances agricoles.

Il était inscrit au parti républicain radical et radical-socialiste et se présenta pour la première fois à la députation à l'occasion d'une élection partielle organisée le 13 juillet 1913 afin de remplacer Louis Devins élu sénateur. En tête au premier tour de scrutin avec 7.332 voix sur 17.491 votants, il était talonné de près - 157 voix de différence seulement - par son adversaire, Paul Veysseyre, qui l'emportait au second tour avec 9.347 voix sur 18.770 contre 9.034 à lui-même. Cette élection fut contestée et la Chambre de 1910 se sépara sans avoir statué sur ces opérations électorales. Au renouvellement général des 26 avril et 10 mai 1914, il emporta cette fois-ci le siège sans contestation possible ; il fut élu en effet au second tour de scrutin par 9.864 voix sur 18.571 votants contre 8.516 à Auguste Foulhy, futur sénateur de la Haute-Loire. En tête déjà au premier tour, il avait obtenu 8.893 voix sur 18.388 votants contre 7.855 à Foulhy et 1.436 à Roux. Aux élections générales du 16 novembre 1919, qui eurent lieu au scrutin de liste, la liste républicaine radicale et radicale-socialiste où figurait son nom fut battue par la liste de concentration républicaine pour le relèvement économique du pays et par la liste d'union nationale pour la paix sociale.

De 1919 à 1928, Julien Fayolle ne siégea pas au Parlement, ne s'étant pas représenté au renouvellement de 1924. Il fut réélu aux élections générales des 22 et 29 avril 1928 comme député, au scrutin de ballottage, par 9.881 voix sur 16.095 votants, contre 5.907 à M. Rougier, après avoir obtenu 6.061 voix au premier tour sur 16.046 votants contre 4.784 à son adversaire, puis de nouveau le 1er mai 1932, dès le premier tour, par 8.947 voix contre 5.061 à M. Luquet, sur 15.317 votants.

Il se présenta cependant quelques mois plus tard aux élections sénatoriales. Elu le 16 octobre 1932, il renonça à son mandat de député le 10 février 1933 et entra au Sénat, où il siégea sur les bancs de la gauche démocratique.

Républicain convaincu, mais très attaché à son terroir, Julien Fayolle réserva toujours le meilleur de son activité à sa commune et à son département.

Il ne s'aventura jamais à la tribune de la Chambre.

Au Sénat, il appartint, de 1933 à 1935, à la commission des mines, mais la maladie l'empêcha d'y déployer toute activité.

Il mourut en cours de mandat, le 18 juin 1935, à l'âge de 68 ans, dans sa résidence de Frugières-le-Pin.