Jacques Furaud

1899 - 1957

Informations générales
  • Né le 26 février 1899 à Angoulême (Charente - France)
  • Décédé le 7 novembre 1957 à Péronne (Somme - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Charente
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Charente
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Charente
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Charente
Groupe
Rassemblement du peuple français

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)


Né le 26 février 1899 à Angoulême (Charente)

Décédé le 7 novembre 1957 à Péronne (Somme)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Charente)

Député de la Charente de 1951 à 1955

Diplômé de l'Institut électrotechnique de Grenoble, Jacques Furaud est engagé comme ingénieur en 1923 à la Société des constructions électriques de France. En cette qualité, il participe à l'électrification des chemins de fer de l'Afrique du Nord, ainsi que de l'Espagne et des réseaux français. Il préside la société Astral.

Le 21 octobre 1945, il est élu à la première Constituante. La liste MRP qu'il conduit obtient 24 368 suffrages sur 153 282 exprimés et emporte l'un des quatre sièges à pourvoir en Charente. Membre de la Commission de l'équipement national et de la production, il vote pour la nationalisation du crédit (2 décembre). Jacques Furaud dépose de très nombreux amendements au projet de loi relatif à la nationalisation du gaz et de l'électricité et intervient longuement dans la discussion, au nom du MRP Il s'abstient lors de l'adoption de l'ensemble du texte (28 mars 1946) et vote pour la nationalisation des assurances (24 avril). Il s'abstient de nouveau sur le projet de loi relatif à la dévolution des biens des entreprises de presse (16 avril) et se prononce contre le premier projet de Constitution (19 avril).

A la suite de son rejet par référendum, une seconde Assemblée constituante doit être élue. Reconduit au Palais Bourbon le 2 juin 1946, à la tête de la liste MRP qui obtient 33 917 voix sur 156 879 suffrages exprimés, Jacques Faraud est nommé membre de la Commission des moyens de communication et des postes. Il dépose trois propositions de loi ou de résolution relatives à l'artisanat. Favorable à l'élection de Georges Bidault comme président du Gouvernement provisoire et à la confiance à son cabinet (19 et 26 juin), il vote pour le second projet de Constitution (28 septembre).

Les élections législatives du 10 novembre suivant voient sa réélection, la liste MRP, qu'il conduit, réunissant 42 005 suffrages sur 147 382 exprimés. Il est nommé membre de la Commission de la production industrielle (1946-1951) et juré à la Haute cour de justice (1947, 1949). Durant la législature, il dépose huit propositions de loi et de résolution portant, notamment, sur l'artisanat, la création d'un Conseil supérieur de la recherche scientifique et technique, une promotion spéciale dans la Légion d'honneur à l'occasion du cinquantenaire de l'Institut technique de Grenoble dont il fut élève. Il prend une part active aux débats relatifs à la lutte contre l'inflation (décembre 1947, mars 1948).

Jacques Furaud vote la confiance aux cabinets Blum (17 décembre 1946) et Ramadier (4 mai 1947). Les mauvais résultats du MRP aux élections municipales d'octobre 1947 révèlent les dissidences en son sein. Jacques Furaud s'abstient lors du vote de confiance à Paul Ramadier le 30 octobre, ce qui entraîne son exclusion du mouvement. Il s'inscrit alors au groupe des Indépendants d'action sociale puis préside, de 1949 à 1951, le groupe des Républicains populaires indépendants qui lui est apparenté. Il se prononce contre la nationalisation des écoles des Houillères (14 mai 1948) et s'abstient sur la ratification du Plan Marshall (7 juillet). Il approuve le statut du Conseil de l'Europe et la ratification du Pacte atlantique (9 et 26 juillet 1949). Il vote contre le projet de réforme électorale introduisant le scrutin de liste départemental avec apparentements (7 mai 1951).

Aux élections du 17 juin 1951, Jacques Furaud se présente à la tête de la liste RPF et obtient 35 683 voix sur 148 611 suffrages exprimés. Il est reconduit dans la Commission de la production industrielle (1951-1955) dont il est élu vice-président le 11 mars 1955 et qui le désigne pour faire partie de la Commission de coordination chargée des questions relatives à la CECA (1953-1955). A la suite de la dissolution du mouvement gaulliste, il s'inscrit au groupe d'Union républicaine et d'action sociale. Auteur de dix propositions de loi ou de résolution qui concernent les pensions, les agents des PTT, le délai d'exigibilité des impôts directs, il intervient également à plusieurs reprises au cours des débats budgétaires.

Il vote pour les lois Marie et Barangé, en faveur de l'enseignement privé (21 septembre 1951 ), contre la ratification du traité instituant la Communauté charbon-acier (13 décembre). Il s'abstient lors du vote d'investiture d'Antoine Pinay (3 mars 1952) et se prononce pour celle de Joseph Laniel (26 juin 1953) auquel il accorde la confiance après Diên-Biên-Phû (13 mai 1954). Il s'abstient de nouveau sur l'investiture de Pierre Mendés France (17 juin). Hostile à la Communauté européenne de défense, Jacques Furaud vote pour la question préalable dont l'adoption vaut rejet du projet (30 août). Il s'abstient sur les Accords de Londres relatifs à la fin de l'occupation de l'Allemagne (12 octobre) et sur ceux de Paris qui autorisent son réarmement et son entrée dans l'OTAN (2 décembre). Le 4 février 1955, il refuse la confiance au gouvernement Mendés France sur l'Afrique du Nord (chute du cabinet), puis l'accorde à Edgar Faure (23 février), mais ne le soutient pas dans le vote sur la date des élections et le mode de scrutin (29 novembre, chute du cabinet).

L'Assemblée nationale est alors dissoute et, aux élections législatives du 2 janvier 1956, Jacques Furaud se représente à la tête de la liste des Républicains sociaux qui ne recueille que 1,9 % des suffrages exprimés.

Il décède le 7 novembre 1957, des suites d'un accident d'automobile.



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