Denise Ginollin

1907 - 1961

Informations générales
  • Né le 30 juillet 1907 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 9 avril 1961 à Le plessis-robinson (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Seine
Groupe
Communiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Seine
Groupe
Communiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Seine
Groupe
Communiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)


Née le 30 juillet 1907 à Paris (12e)

Décédée le 9 avril 1961 au Plessis-Robinson (Seine)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Seine)

Député de la Seine de 1945 à 1951

Denise Reydet est née le 30 juillet 1907 à Paris (12e). Pourvue seulement d'une instruction primaire, elle travaille comme sténodactylo à la société Paris-France jusqu'en 1935, puis au siège des Jeunesses communistes. En 1936, elle est l'une des secrétaires de la section communiste du 12e arrondissement de Paris, où son dynamisme permet une augmentation conséquente des effectifs. Elle occupe parallèlement des responsabilités de niveau régional dans la branche féminine du Parti.

Après s'être mariée une première fois, elle épouse en secondes noces Frédéric, Jean-Marie Ginollin le 3 décembre 1939 à Paris (12e arrondissement).

En juin 1940, elle participe aux démarches auprès des autorités allemandes afin d'obtenir l'autorisation de publier légalement L'Humanité. Mais, alors qu'elle s'apprête à remettre les articles à l'imprimeur, elle est arrêtée avec plusieurs comparses le 20 juin par la police de Vichy, et écrouée à la prison de la Petite Roquette. Libérée le 25 juin sur demande des autorités allemandes, la direction du Parti clandestin la charge alors de réorganiser le PC à Paris.

Denise Ginollin participe alors très activement à la Résistance communiste. Plus tard, le tribunal militaire allemand de Nantes la condamne à la peine de mort par contumace. Arrêtée, elle connaît la déportation à Ravensbrück, puis à Mathausen.

De retour en France après la Libération, Denise Ginollin se présente aux élections à l'Assemblée nationale constituante du 21 octobre 1945. En quatrième position seulement sur la liste communiste conduite, dans la 3e circonscription de la Seine, par Florimond Bonte, elle est élue à la plus forte moyenne, sa liste recueillant 163 512 voix sur 472 773 suffrages exprimés. Son élection est validée.

Denise Ginollin est réélue lors des élections à la deuxième Assemblée nationale constituante du 2 juin 1946. Se présentant dans la même circonscription, sur la liste communiste et d'union républicaine et résistante, toujours en quatrième position, elle est à nouveau élue à la plus forte moyenne. Sa liste remportant 158 677 voix sur 468 178 suffrages exprimés. Son élection est validée le 13 juin 1946.

Elle sera une nouvelle fois élue, le 10 novembre 1946, à l'occasion des premières élections à l'Assemblée nationale. La liste, toujours conduite par Florimond Bonte, obtient 166 512 voix sur 462 781 suffrages exprimés. Le 29 novembre 1946, l'élection de Denis Ginollin est validée.

Elle est très vite nommée membre de plusieurs commissions : celle des pensions civiles et militaires et des victimes de la guerre et de la répression, celle qui est chargée de proposer des mesures de grâce amnistiante en Algérie, celle des affaires économiques, celle de la production industrielle, de même que celle de la justice et de la législation. Elle est également membre de la Commission chargée d'enquêter sur les événements survenus en France de 1933 à 1945, et de la Commission spéciale d'enquête chargée de vérifier la gestion et les comptes de la Société des éleveurs bourbonnais. Mais surtout, elle est membre de la Commission du ravitaillement, dont elle sera élue vice-présidente le 20 décembre 1946. Elle est en outre nommée juré à la Haute cour de justice.

De 1945 à 1951, Denis Ginollin se montre très active : elle ne dépose pas moins de quinze propositions de loi, sept propositions de résolution et quatre rapports. Marquée par la déportation, elle dépose, dès le 11 décembre 1945, une proposition de loi tendant à attribuer aux déportés et internés politiques une prime de retour. A plusieurs reprises (22 mars 1946, 29 août 1946), elle dépose des rapports sur des propositions de loi visant à améliorer la condition des déportés et internés politiques ou de leur famille. Sur ce même thème, elle interroge le ministre du travail sur la situation des assurés sociaux déportés et prisonniers de guerre n'ayant pu verser leurs cotisations (1946).

Très tôt également, Denis Ginollin s'intéresse aux problèmes soulevés par l'organisation du ravitaillement. En 1946, puis en 1948, elle interpelle le Gouvernement sur sa politique en ce domaine. Elle ne manque jamais une discussion relative à cette question. Elle dépose également nombre de propositions de loi et de propositions de résolution sur ce point. Ainsi le 22 mars 1946 dépose-t-elle une proposition de loi tendant à simplifier le fonctionnement des Halles de Paris. Le 29 août 1946, elle présente une proposition de résolution invitant le Gouvernement à réorganiser et réglementer le marché de la viande.

A plusieurs réponses également, Denise Ginollin dépose des propositions de loi à caractère social (limitation des expulsions de locataires le 28 janvier 1950, gratuité des transports pour les jeunes gens le 2 mars 1950).

Avec son groupe, elle vote en faveur du premier projet de Constitution (19 avril 1946), puis du second (28 septembre). Elle accorde sa confiance au Gouvernement Blum (17 décembre 1946) mais la refuse au Gouvernement Ramadier (4 mai 1947), mettant ainsi fin au tripartisme. Elle se prononce contre la mise en place du Plan Marshall (7 juillet 1948) et contre la ratification du Pacte atlantique (26 juillet 1949).

Denise Ginollin ne se présente ni en 1951 ni en 1956.

Devenue Denise Vulliod en troisièmes noces, elle meurt le 9 avril 1961 au Plessis-Robinson.




Retour haut de page