Jean-Marie Guastavino

1886 - 1960

Informations générales
  • Né le 2 avril 1886 à Alger (Algérie)
  • Décédé le 26 août 1960 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 1er avril 1886 à Alger.

Député d'Alger de 1932 à 1942.

Jean-Marie Guastavino fit des études secondaires et de droit dans sa ville natale d'Alger où il devint avocat près la Cour d'appel. Lors de la première guerre mondiale, bien que classé service auxiliaire, il est engagé volontaire et fait la campagne d'Orient.

Démobilisé, il s'intéresse de très près à la vie locale de son pays qu'il animera même en maintes circonstances. Il est considéré comme le créateur du port de Dellys et prend une large part à différents travaux d'adduction d'eau dans la région de Tizi-Ouzou. En 1920, il est élu conseiller général de Mustapha, succédant ainsi à M. de Redon. Il devient également délégué financier de Kabylie en remplacement de M. Verola.

Ces différentes activités le désignaient tout naturellement comme candidat possible à la députation. Aux élections législatives des 1er et 8 mai 1932, il se présente sous l'étiquette radical-socialiste dans la 3e circonscription d'Alger contre le député sortant, M. Ricci, républicain de gauche. Il est élu au deuxième tour de scrutin avec 8.331 voix contre 7.810 à son adversaire sur 18.595 inscrits et 15.349 votants.

A la Chambre, il se révèle tout de suite comme un député très actif. Il est membre de la commission de la législation civile et criminelle, et des commissions de la marine marchande ; des boissons ; de l'Algérie, des colonies et des pays de protectorat. Il participe également aux travaux de la commission d'enquête sur l'affaire Stravisky.

Il dépose plusieurs rapports et avis notamment sur la création de postes de greffiers dans le ressort de la Cour d'appel d'Alger, sur le projet de loi établissant la copropriété des paquebots à construire pour les relations maritimes entre la France, l'Algérie et la Tunisie.

Il est l'auteur de nombreuses propositions intéressant la vie économique de l'Algérie.

Cependant, Jean-Marie Guastavino ne s'intéresse pas uniquement à des affaires d'importance locale. Il participe à la discussion de nombreux textes intéressant la législation douanière et fiscale, le marché des vins ainsi qu'aux discussions budgétaires. A plusieurs reprises il demande à interpeller le gouvernement sur des questions de politique économique, A la suite de ce mandat, il se représente aux élections des 26 avril et 3 mai 1936 sous l'étiquette radical-indépendant. Il est réélu au deuxième tour de scrutin avec 9.568 voix sur 20.620 inscrits et 17.972 votants, contre 8.103 à M. Dourin son principal adversaire.

Il est de nouveau désigné comme membre de diverses commissions : marine marchande, boissons, suffrage universel. Il dépose plusieurs propositions intéressant les militaires et les citoyens français d'origine musulmane. Il intervient dans plusieurs débats économiques importants de l'époque projet de loi tendant à l'institution d'un Office national professionnel du blé, projet de loi relatif à l'exécution d'un plan de grands travaux destinés à lutter contre le chômage. Il dépose plusieurs demandes d'interpellation concernant la politique du gouvernement vis-à-vis de l'Afrique du Nord, surtout en matière économique. Embarqué sur le « Massilia », avec quelques-uns de ses collègues, il ne prend pas part, à l'Assemblée nationale du 10 juillet 1940 à Vichy, au scrutin sur les pleins pouvoirs demandés par le maréchal Pétain.

M. Guastavino a été promu officier de la Légion d'honneur.



Né le 1er août 1886 à Alger (Algérie)

Décédé le 26 août 1960 à Paris

Député d'Alger de 1932 à 1942

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome V, p. 1895, 1896)

Avocat honoraire près la Cour d'appel d'Alger, Jean-Marie Guastavino se retire pendant toute la durée de l'occupation dans sa propriété de Mazangé dans le Loir-et-Cher.

Il abandonne toute activité politique après la seconde guerre mondiale et meurt rue du Bac dans le VIIe arrondissement de Paris, le 26 août 1960. Il était âgé de 74 ans.



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