Maurice Guérin

1887 - 1969

Informations générales
  • Né le 21 septembre 1887 à Angers (Maine-et-Loire - France)
  • Décédé le 6 juillet 1969 à Lyon (Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Rhône
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Rhône
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Rhône
Groupe
Mouvement républicain populaire

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)


Né le 21 septembre 1887 à Angers (Maine et Loire)

Décédé le 6 juillet 1969 à Lyon (Rhône)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Rhône)

Député du Rhône de 1946 à 1951

Maurice Guérin, publiciste, rédacteur en chef du journal La Liberté, est désigné en qualité de membre de l'Assemblée consultative provisoire, en 1944, sous l'étiquette MRP, après avoir participé à la Résistance au sein du comité de coordination d'Action chrétienne.

Après la validation de sa désignation, le 8 novembre 1944, il est nommé membre de plusieurs Commissions : affaires étrangères, information et propagande, prisonniers, déportés et pensions, réforme de l'Etat et de la législation.

Ces affectations le conduisent à déposer de nombreux rapports sur des sujets divers : modification de la législation relative aux coopératives de consommation, assouplissement de la réglementation concernant le paiement des traitements et des pensions aux familles des déportés, modification de la législation sur l'adoption et la légitimation adoptive en vue de faciliter les adoptions et de donner à l'enfant adopté une situation aussi proche que possible de celle de l'enfant légitime.

Il intervient fréquemment lors des débats à l'Assemblée consultative, notamment sur la politique générale du gouvernement et sur le budget des services civils. Les discussions budgétaires lui fournissent l'occasion d'insister sur la nécessité de conduire une politique de la population et sur les secours à apporter aux prisonniers et déportés et à leurs familles.

Il prend part, en qualité de rapporteur, à la discussion de l'avis sur le projet d'ordonnance portant modification de l'ordonnance du 21 avril 1944 sur l'organisation des pouvoirs publics après la Libération, intervenant sur la composition des jurys d'honneur régionaux. A l'occasion de la discussion de la demande d'avis sur le projet d'ordonnance relatif à l'éducation, au statut et au recrutement de certaines catégories de fonctionnaires, il dépose un amendement invitant le gouvernement à prendre une ordonnance portant statut de la fonction publique.

Maurice Guérin se présente, le 21 octobre 1945, aux élections à la première Assemblée nationale constituante dans la première circonscription du Rhône. La liste du MRP qu'il conduit recueille 64 481 voix sur 269 928 suffrages exprimés. Elle arrive en deuxième position après la liste communiste (74 850 voix) qui a trois élus, et obtient elle-même deux sièges. La liste SFIO (49 642 suffrages) n'a qu'un élu, en la personne d'André Philip, de même que la liste radicale-socialiste (29 410 voix) que conduit Edouard Herriot. Le huitième siège de la circonscription est attribué à la liste d'union des comités républicains (27 634 suffrages).

Maurice Guérin est nommé membre de la Commission de la Constitution. Désigné comme juré à la Haute cour de justice, il est proclamé deuxième vice-président de cette juridiction.

Il prend part à la discussion du rapport relatif au règlement de l'Assemblée nationale constituante et des propositions de loi relatives à la Constitution et à la Déclaration des droits.

A nouveau candidat aux élections à la seconde Assemblée nationale constituante, en tête de la liste MRP, il est élu le 2 juin 1946. Sa liste recueille 55 235 voix sur 277 754 suffrages exprimés et obtient deux sièges. La liste RGR conduite par Edouard Herriot et la liste communiste sont presque à égalité (respectivement 66 786 et 66 758 suffrages) et ont chacune deux élus. André Philip est, cette fois encore, l'unique élu de la liste SFIO (40 868 suffrages), la liste PRL (34 668 suffrages) emportant le dernier siège. Les deux autres listes en compétition, la liste républicaine de la résistance et la liste du parti communiste internationaliste ne recueillent respectivement que 8 490 et 4 969 voix.

Nommé membre de la Commission de la Constitution et proclamé vice-président de la Haute cour de justice, Maurice Guérin prend part à la discussion de propositions de loi tendant à établir la Constitution et relatives à l'organisation du Conseil économique et social.

Il retrouve son siège aux élections législatives du 10 novembre 1946. Six listes se disputent les huit sièges de la circonscription. La liste communiste, arrivée en tête avec 75 972 voix, a deux élus, de même que la liste RGR toujours conduite par Edouard Herriot, qui la suit de près, recueillant 74 849 suffrages. La liste MRP (63 262 voix) a deux élus. Les deux autres sièges vont au PRL (28 725 voix) et à la SFIO (26 966 voix). Seule la liste du parti communiste internationaliste (2 863 voix) n'a pas d'élu.

Membre de la Commission du Règlement et du suffrage universel, de la Commission des affaires économiques, de la Commission du travail et de la sécurité sociale et de la Commission des immunités parlementaires, Maurice Guérin est élu vice-président de la Haute cour de justice créée par l'ordonnance du 18 novembre 1944 modifiée par la loi du 27 décembre 1945, et nommé juge à la Haute cour de justice instituée par l'article 58 de la Constitution et la loi organique du 27 octobre 1946.

Au cours de cette législature, il déploie une grande activité, en particulier dans le domaine économique. Il est, en effet, reconduit chaque année dans ses fonctions de membre de la Commission des affaires économiques, et désigné par celle-ci le 24 février 1951 pour faire partie de la sous-commission chargée de suivre et d'apprécier la gestion des entreprises industrielles nationalisées et des sociétés d'économie mixte.

A la fin de l'année 1948, il présente, au nom de la Commission des affaires économiques, un avis sur un projet de loi et diverses propositions de loi et de résolution relatifs au statut juridique qu'il convient de conférer aux usines automobiles Berliet. Au nom de la même commission, il dépose le 1" décembre 1949 un rapport sur le projet de loi portant statut général des entreprises publiques.

Lors de la discussion du projet de loi de finances pour l'exercice 1950, il formule des observations sur la gestion des sociétés nationales et la nécessité de procéder à des réformes de structure.

Il se préoccupe également du développement des centres de formation accélérée, déposant une proposition de résolution en ce sens le 14 novembre 1950. Il soumet à l'Assemblée, le 14 mars 1951, une proposition de loi tendant à l'attribution d'une allocation mensuelle en espèces à certaines catégories d'assistés médicaux gratuits.

Maurice Guérin se présente sans succès aux élections législatives du 17 juin 1951. La liste MRP, où il figure encore à la première place, a conclu un apparentement avec les listes SFIO, Radicale socialiste et Indépendants-Paysans. Mais, sur 256 076 suffrages exprimés, le total des voix recueillies par les listes apparentées s'élève à 125 513 et n'atteint donc pas la majorité absolue de 128 039 voix. La répartition des sièges à la représentation proportionnelle ne donne aucun élu à la liste MRP, arrivée en cinquième position avec 19 577 voix. Les listes PC (64 845 voix), RPF (55 065 voix), Radicale-socialiste (50 303 voix) et Indépendants-Paysans (40 771 voix) ont chacune deux élus. La SFIO, créditée de 17 862 voix, perd le siège qu'elle détenait dans la précédente législature.

Maurice Guérin est décédé à Lyon le 6 juillet 1969.



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