Jean Hamelin

1916 - 1987

Informations générales
  • Né le 2 février 1916 à Baguer-pican (Ille-et-Vilaine - France)
  • Décédé le 19 décembre 1987 à Rennes (Ille-et-Vilaine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 24 mars 1965 au 2 avril 1967
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Union pour la nouvelle République-UDT
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1967 au 30 mai 1968
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Union démocratique pour la V° République
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IVe législature
Mandat
Du 13 août 1968 au 1er avril 1973
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Union des démocrates pour la République
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Ve législature
Mandat
Du 1er mars 1975 au 2 avril 1978
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Union des démocrates pour la République
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
VIe législature
Mandat
Du 6 mai 1978 au 22 mai 1981
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Rassemblement pour la République
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 2 juillet 1981 au 1er avril 1986
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Rassemblement pour la République

Biographies

Biographie de la Ve République

HAMELIN (Jean)
Né le 2 février 1916 à Baguer-Pican (Ille-et-Vilaine)
Décédé le 19 décembre 1987 à Rennes (Ille-et-Vilaine)

Député d’Ille-et-Vilaine de 1965 à 1986

Fils d’un marin breton, Jean Hamelin a étudié à l’école primaire de Saint-Malo puis à l’école d’ingénieurs d’Erquelinnes. Il commence à travailler à la veille de la guerre comme ingénieur dans l’industrie des engrais à Dol-de-Bretagne. Il épouse alors Alice Fontaine dont il a deux enfants. Mobilisé en septembre 1939, il reste sous les drapeaux jusqu’à l’été 1940. De retour dans l’Ille-et-Vilaine, il reprend son activité professionnelle à Dol-de-Bretagne. Il accède en 1956 à la direction de l’usine chimique et d’engrais de sa commune.

Ce gaulliste convaincu n’entre que tardivement en politique. Il le fait dans le sillage de son mentor Yvon Bourges qui le choisit comme suppléant, à l’occasion des élections législatives des 18 et 25 novembre 1962. Récemment élu maire de Dinard, Yvon Bourges, ancien directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Roger Frey, cherche à asseoir son autorité politique locale dans la sixième circonscription de l’Ille-et-Vilaine qui correspond, entre autres, aux communes de Cancale, Saint-Malo, Combourg, Dinard, Pleine-Fougères et Dol-de-Bretagne. Il défie le député sortant du Mouvement républicain populaire (MRP), Georges Coudray, sur qui il l’emporte dès le premier tour.

Mais Jean Hamelin doit attendre la nomination d’Yvon Bourges au gouvernement en qualité de secrétaire d'État à la Recherche scientifique et aux questions atomiques et spatiales le 23 février 1965, puis de secrétaire d'État à l'Information le 8 janvier 1966, pour le remplacer au sein de l’hémicycle. Il y fait son entrée le 2 avril 1965 et s’inscrit au groupe Union pour la nouvelle République-Union démocratique du travail (UNR-UDT) et siège à la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales. Lors de cette législature, il ne fait aucune intervention en séance publique et ne prend part qu’au scrutin relatif à la réforme du service militaire en service national qu’il soutient de son vote (le 26 mai 1965).

De nouveau suppléant du candidat Yvon Bourges aux élections législatives des 5 et 12 mars 1967, Jean Hamelin retrouve le 9 mai un siège à l’Assemblée, Yvon Bourges ayant été nommé secrétaire d'État à la Coopération le 8 avril 1967 après sa confortable réélection dès le premier tour. Jean Hamelin s’inscrit alors au groupe parlementaire UD-Ve. Il est nommé membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées et d’une commission mixte paritaire consacrée à la valorisation de l’activité inventive et à la modification du régime des brevets d’invention. Il rend un avis au nom de la Commission de la défense au sujet du régime des brevets d’invention et ne prend la parole qu’à deux reprises en séance publique, sur les répercussions du Marché commun dans le monde agricole et dans la discussion qui accompagne la proposition de loi sur la valorisation de l’activité inventive. Il ne vote pas les deux motions de censure déposées contre le troisième gouvernement Pompidou qui a engagé sa responsabilité les 20 mai, 9 et 16 juin 1967 sur le projet de loi d’habilitation en matière économique et sociale.
Yvon Bourges choisit une fois encore Jean Hamelin comme suppléant à l’occasion des élections législatives des 23 et 30 juin 1968. Réélu dès le premier tour, il retrouve son portefeuille de secrétaire d’État aux Affaires étrangères le 10 juillet 1968 puis se voit confier celui de ministre du Commerce et de l’artisanat dans le gouvernement Messmer le 6 juillet 1972. Jean Hamelin entre donc au Palais-Bourbon le 13 août 1968 et s’inscrit au groupe Union des démocrates pour la République (UDR). Il est nommé membre de la Commission de la production et des échanges et de la commission spéciale chargée d’examiner la réforme du code rural. Il ne dépose aucune proposition de loi mais il intervient à neuf reprises en séance publique. Il poursuit la défense des intérêts de sa région lors du projet de loi de finances pour 1970 où il prend aussi bien fait et cause pour le sort des marins que pour celui des éleveurs porcins de Bretagne. Il intervient également lors de la discussion relative à la création d’un salaire minimum garanti, dont il redoute les effets négatifs sur le nombre de chômeurs. À l’occasion de la discussion relative à la réforme du code rural, il plaide la cause des retraites et pensions des veuves d’agriculteurs. Le reste de ses interventions, plus ponctuelles dans l’ensemble, témoigne de préoccupations similaires.
Durant cette quatrième législature, il vote à l’unisson du groupe gaulliste. Il se prononce en faveur du projet de loi d’orientation de l’enseignement supérieur, le 10 octobre 1968, du projet de loi relatif à l’exercice du droit syndical dans les entreprises, le 4 décembre 1968, du projet de loi tendant à renforcer la garantie des droits individuels des citoyens, le 28 mai 1970, du projet de loi tendant à réprimer certaines formes nouvelles de délinquance, le 4 juin 1970, et enfin du projet de loi relatif au service national, le 10 juin 1970. Jean Hamelin approuve également les déclarations de politique générale du gouvernement Chaban-Delmas le 15 octobre 1970 et le 24 mai 1972. Il se prononce pour le projet de loi organique modifiant l’ordonnance du 24 octobre 1958 relative aux incompatibilités parlementaires, le 25 novembre 1971. Enfin, le 27 avril 1972, lors du scrutin sur la réforme régionale, il approuve, comme ses collègues de la majorité, le projet de loi « portant création et organisation des régions. »

À nouveau suppléant d’Yvon Bourges lors des élections législatives des 4 et 11 mars 1973, Jean Hamelin peut réintégrer le Palais-Bourbon le 1er mars 1975, à la suite de la nomination du maire de Dinard comme ministre de la Défense le 31 janvier 1975. Jean Hamelin reste fidèle au groupe UDR et retrouve le 2 avril la Commission de la production et des échanges. En outre, il devient secrétaire de l’Assemblée nationale de 1976 à 1978. Jean Hamelin n’intervient pas en séance publique mais vote, le 8 juin 1976, le projet de loi constitutionnelle portant modification de l’article 7 de la Constitution relatif aux conditions de report de l’élection présidentielle par le Conseil constitutionnel en cas de décès ou d’empêchement d’un ou de plusieurs candidats, en faveur du programme du gouvernement le 28 avril 1977 et du projet relatif à l’élection des représentants à l’Assemblée des Communautés européennes le 21 juin suivant.

Toujours suppléant d’Yvon Bourges, brillamment réélu dès le premier tour des élections législatives des 12 et 19 mars 1978, Jean Hamelin le remplace à nouveau à l’Assemblée le 9 mai, le ministre de la Défense ayant été reconduit dans ses fonctions dans le gouvernement de Raymond Barre. Il s’inscrit alors au groupe du Rassemblement pour la République (RPR) et rejoint une fois de plus la Commission de la production et des échanges. Il ne se livre, durant cette législature, à aucun dépôt ni à aucune intervention en séance publique. Il se prononce en faveur du projet de loi sur l’aide aux travailleurs privés d’emploi (le 5 janvier 1979) et de l’aménagement de la fiscalité directe locale, le 18 décembre 1979. Il vote pour la proposition de loi relative au viol et aux attentats à la pudeur, pour le projet de loi modifiant le code électoral en vue de favoriser la participation des femmes aux élections municipales (le 20 novembre 1980), comme pour le projet de loi dit « sécurité et liberté », le 18 décembre 1980. Il ne s’oppose au gouvernement que sur la question de l’interruption volontaire de grossesse, dont il refuse toujours la légalisation, cinq ans après le vote de la loi Veil, le 29 novembre 1979.

L’élection d’Yvon Bourges au Sénat, le 28 septembre 1980, offre pour la première fois à Jean Hamelin la possibilité de se présenter sous son propre nom et sous les couleurs du RPR aux élections législatives des 14 et 21 juin 1981. Avec 34 030 des 68 215 suffrages exprimés, soit 49,9% des voix, il devance de dix points Louis Feuvrier, son rival socialiste, au soir du premier tour. Au second, il l’emporte avec 37 930 des 73 223 suffrages exprimés, soit 51,8% des voix.
Il s’inscrit au groupe RPR le 3 juillet 1981 et retrouve la Commission de la production et des échanges. Il ne dépose aucun rapport ou proposition de loi et n’intervient qu’une seule fois en séance publique, lors de l’examen du projet de loi de finances pour 1982 à propos des crédits alloués, dans le budget de l’agriculture, par le gouvernement français en faveur des pays tiers dans le cadre des activités de l’Office des fruits et légumes.

Durant cette législature, il vote contre la déclaration de politique générale du gouvernement Mauroy des 9 juillet 1981 et 6 avril 1983 puis du gouvernement Fabius du 24 juillet 1984, contre le projet de loi portant abolition de la peine de mort (le 18 septembre 1981), s’abstient volontairement au sujet du projet de loi concernant l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (le 6 décembre 1982), vote contre le projet de loi relatif à la couverture des frais afférents à l’IVG non thérapeutique (le 20 décembre 1982), contre le projet de loi relatif aux enquêtes publiques (le 20 avril 1983), contre le projet de loi renforçant la protection des victimes d’infraction (le 5 mai 1983), pour le projet de loi relatif aux étrangers séjournant en France et au titre unique de séjour et de travail (le 25 mai 1984). Il ne prend pas part au vote sur le projet de loi relatif à l’égalité des époux dans les régimes matrimoniaux et dans la gestion des biens des enfants mineurs (le 6 mai 1985), ni lors de celui relatif à l’enregistrement audiovisuel ou sonore des audiences des juridictions.

À l’occasion des élections législatives du 16 mars 1986, marquées par l’établissement d’un scrutin départemental de liste proportionnel à un tour, Jean Hamelin, alors déjà gravement malade, préfère ne pas se représenter.

Très impliqué dans la vie locale et régionale, il a été président en 1970 du Comité d’études et de liaison des intérêts bretons puis, l’année suivante, élu maire de Dol-de-Bretagne, ce qu’il ne cesse d’être jusqu’à sa disparition. En outre, il est à partir de 1976 conseiller général du canton de Dol et vice-président du Conseil régional de Bretagne et du Conseil général de l’Ille-et-Vilaine.

Membre du bureau de l’amicale parlementaire Normandie, Bretagne, Angleterre à partir de janvier 1970, Jean Hamelin était titulaire de la Croix de guerre 39-45 et officier du Mérite agricole.

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