Henri, Auguste, Théophile Hulin

1912 - 1995

Informations générales
  • Né le 10 juin 1912 à Origny-en-thiérache (Aisne - France)
  • Décédé le 21 novembre 1995 à Saint-quentin (Aisne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Aisne
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Aisne
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Aisne
Groupe
Mouvement républicain populaire

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)


Né le 10 juin 1912 à Origny-en-Thiérache (Aisne)

Décédé le 21 novembre 1995 à Saint-Quentin (Aisne)

Membre de la seconde Assemblée nationale constituante (Aisne)

Député de l'Aisne de 1946 à 1956

Né en 1912 en Thiérache, - Henri Hulin une fois ses études terminées - fait du rail son métier et entre comme sous-agent technique dans ce qui devient, en 1937, la SNCF. Mais il milite aussi dans son milieu pour ses convictions chrétiennes, notamment à la JOC dont il deviendra président départemental, comme responsable fédéral des équipes ouvrières pour l'Aisne, et enfin comme président de l'association familiale ouvrière.

Mobilisé en septembre 1939, Henri Hulin est fait prisonnier au début de la campagne de France, en mai 1940, et envoyé en Allemagne dont il ne revient qu'à la Libération, en mai 1945.

Quelques mois plus tard, fervent partisan du jeune MRP dont il va s'occuper de la propagande pendant de nombreuses années, il se présente aux suffrages de ses concitoyens de l'Aisne pour les élections de la première Assemblée nationale constituante, le 21 octobre 1945. Dans ce département où les partis de gauche sont les plus forts - la seule liste communiste obtient plus de 35 % des voix - le MRP obtient 35 106 des 213 409 suffrages exprimés, ce qui ne lui permet d'obtenir qu'un mandat ; or Henri Hulin est en troisième position seulement, il n'est donc pas élu. En revanche, lorsque le rejet du premier projet de constitution en avril 1946 contraint à de nouvelles élections, il est cette fois en première position et obtient un mandat de constituant, le 2 juin 1946 avec 45 336 voix sur 222 426.

De juin à octobre 1946, Henri Hulin, membre de la Commission des moyens de communication et des PTT, ne dépose pas de proposition et n'intervient pas devant ses pairs.

Une fois le second projet de constitution adopté, ont lieu les élections pour la première législature de la Quatrième République, le 10 novembre 1946. Henri Hulin, de nouveau tête de liste, est élu, résistant assez bien à l'érosion nationale du MRP, puisqu'il conserve un peu plus de 20,6 % des suffrages exprimés.

A nouveau membre de la Commission des moyens de communication, il ajoute cette fois une participation à la Commission du ravitaillement, à celle des pensions, à la Commission chargée d'enquêter sur la production du vin, la livraison du vin par les producteurs au ravitaillement général, et la répartition de ce vin entre les attributaires (18 février 1947). Il est aussi désigné pour figurer sur la liste des jurés de la Haute cour de justice, en mars 1947.

Au cours de la première législature, Henri Hulin reste un député discret, n'intervenant pas à la tribune, et ne déposant pas de proposition. Son vote est en conformité avec les orientations du MRP auquel il appartient : il accorde sa confiance à Paul Ramadier le 4 mai 1947, le jour où le Président du Conseil se sépare de ses ministres communistes, il vote en faveur du projet de loi sur le statut de l'Algérie (27 août 1947), en faveur du plan Marshall (juillet 1948), et de la constitution du Conseil de l'Europe le 9 juillet 1949. Il ratifie le Pacte atlantique quelques jours plus tard, et vote enfin pour le système des apparentements qui, le 7 mai 1951, modifie la loi électorale en faveur des partis de la Troisième force.

Cette loi vient en effet renforcer le parti d'Henri Hulin le 17 juin 1951, car un apparentement a été conclu dans l'Aisne entre le MRP, les indépendants et une liste de défense des libertés professionnelles et des contribuables. Ces listes apparentées recueillent 26,8 % des suffrages exprimés, dont 8,7 % pour le MRP. Le député sortant, qui se présente comme « ex-président fédéral de la JOC, syndicaliste CFTC, représentant des employés et des ouvriers non marxistes », est ainsi réélu alors que le RPF, qui rassemble plus du double de voix, n'a qu'un élu.

Il retrouve la Commission des moyens de communication et du tourisme, et celle des pensions. Au cours de cette seconde législature, Henri Hulin intervient, le 5 décembre 1953, pour donner son avis sur le projet de loi établissant le plan quadriennal pour les anciens combattants et victimes de guerre, car il veut faire préciser, par un amendement, la définition du terme « traitements bruts des fonctionnaires » ; cet amendement est adopté. Et le 30 juin 1995, il dépose un rapport au nom de la Commission des pensions sur un projet de loi tendant à étendre le bénéfice des indemnités aux veuves de guerre 1914-1918 qui ont acquis la nationalité française par un mariage contracté après 1919 avec des Alsaciens et des Lorrains réintégrés de plein droit ou par jugement dans la nationalité française en exécution du Traité de Versailles.

Fidèle à ses convictions, il vote en faveur de la loi Barangé-Marie qui étend les bourses d'études aux établissements privés du second degré et divise la troisième force d'entrée de jeu, le 21 septembre 1951. Avec la majorité du MRP, il soutient le projet de Communauté européenne du charbon et de l'acier (13 décembre 1951), accorde son investiture à Antoine Pinay (6 mars 1952), à Joseph Laniel (26 juin 1953) et à Pierre Mendès France (17 juin 1954). Il tente en vain de sauver le projet de Communauté européenne de défense (CED) le 30 août 1954, en votant contre la question préalable opposée par Edouard Herriot et le général Aumeran lors de l'examen du projet de ratification du traité. Enfin, il accorde sa confiance à Edgar Faure, le 23 février 1955.

Henri Hulin ne se représente pas au suffrage de ses concitoyens le 2 janvier 1956.

Il meurt à Saint-Quentin le 21 novembre 1995, à l'âge de 83 ans.



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