Max Hymans

1900 - 1961

Informations générales
  • Né le 2 mars 1900 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 7 mars 1961 à Saint-cloud (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Indre
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Indre
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Indre
Groupe
Union socialiste et républicaine

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 2 mars 1900 à Paris.

Député de l'Indre de 1928 à 1942. Sous-Secrétaire d'Etat au Commerce du 22 juin 1937 au 18 janvier 1938. Sous-Secrétaire d'Etat aux Finances du 18 janvier au 13 mars 1938.

Ancien élève du collège Rollin à Paris, Max Hymans entra à l'Ecole centrale des arts et manufactures. Mais, intéressé de très bonne heure par la politique, il ne voulut pas se contenter d'une formation d'ingénieur et poursuivit simultanément des études juridiques. Après sa sortie de l'Ecole centrale, devenu chef de chantier dans une société industrielle de Compiègne, il obtint son diplôme de doctorat en droit et s'inscrivit en 1927 au barreau de Paris. Sa double compétence de juriste et de technicien le conduisit à s'occuper par préférence des litiges relatifs aux brevets d'invention.

Séduit par la politique, il décida de se présenter aux élections législatives de 1928 comme candidat du parti socialiste S.F.I.O. dans la 2e circonscription de Châteauroux. D'abord distancé par d'Ornano, républicain de gauche, Hymans l'emporta au second tour avec 7.663 suffrages pour 15.017 votants, contre 6.999 à son adversaire. A la Chambre, ce très jeune député de 28 ans ne tarda pas à se signaler par une belle éloquence au service d'une très vive intelligence. Membre de la commission du commerce et de l'industrie, de la commission des douanes et de la commission de législation civile et criminelle, il intervient à de nombreuses reprises sur des questions touchant notamment au commerce extérieur, au cours des blés et à la sécurité aérienne.

Aux élections législatives de 1932, Max Hymans, conseiller général de l'Indre depuis octobre 1931, renforça sa position électorale. En tête dès le premier tour il battit au second tour son rival, d'Ornano, par 8.150 voix contre 6.278 pour 15.098 votants. Nommé président de la commission des douanes, -il s'intéressa de très près aux différents aspects de la politique douanière et contingentaire. Il intervint à maintes reprises pour la création d'un ministère de l'Economie nationale. On retrouve aussi son nom parmi ceux des promoteurs de la fusion en une seule des cinq compagnies aéronautiques françaises. Il assuma enfin les fonctions de secrétaire général de la délégation des gauches.

Depuis mai 1935, il est conseiller municipal de Valençay, cette jolie cité de Touraine qui se développe à l'ombre du château de Talleyrand.

Sa réélection en 1936 ne posa guère de problème. En tête au premier tour, il obtint au second tour 8.102 suffrages sur 14.364 votants contre 5.864 à Alexis, radical indépendant. Membre de la commission spéciale chargée de l'examen des projets de loi sociaux, de la commission du suffrage universel et de la commission de législation civile et criminelle, il fut aussi nommé membre de la commission des finances, pour le compte de laquelle il rapporta, notamment, les crédits de l'aéronautique.

Président de la commission de la propagande de l'Exposition internationale de 1937, Max Hymans fit partie des troisième et quatrième cabinets Chautemps, d'abord comme sous-secrétaire d'Etat au Commerce du 22 juin 1937 au 18 janvier 1938 puis, jusqu'au 10 mars 1938, comme sous-secrétaire d'Etat aux Finances.

Mobilisé en 1939 comme capitaine au 31e régiment d'artillerie, il fut cité en juin 1940 lors des combats de l'Ailette. Le 10 juillet 1940, au Congrès de Vichy, il accorda les pouvoirs constituants au maréchal Pétain.



Né le 2 mars 1900 à Paris

Décédé le 7 mars 1961 à Saint-Cloud (Seine-et-Oise)

Député de l'Indre de 1928 à 1942

Sous-secrétaire d'Etat au commerce du 22 juin 1937 au 18 janvier 1938

Sous-secrétaire d'Etat aux finances du 18 janvier au 13 mars 1938

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome VI, p. 1983, 1984)

Au cours de l'été 1940, Max Hymans fonde le premier groupement de Résistance de l'Indre. A ce titre, il reçoit, au printemps 1941, le premier parachutiste-radio envoyé en France par les services secrets alliés. En liaison avec Londres, il réussit à faire parvenir à la France libre des copies de rapports gouvernementaux, en particulier de la commission d'armistice.

Ses activités ne demeurent pas longtemps inconnues de Vichy et, dès octobre 1941, il fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour atteinte à la sûreté de l'Etat. Déchu de son mandat de député, condamné à mort, Max Hymans passe en Espagne puis rejoint Londres en 1942. Nommé directeur des transports aériens à Alger à partir de 1943, il unifie les services de l'air du Comité Français de la Libération, avant de présider, en 1944, la délégation française à la Conférence de Chicago qui créé l'Organisation de l'aviation civile internationale.

Croix de guerre 1939-1945, titulaire de la rosette de la Résistance et commandeur de la Légion d'honneur, Max Hymans poursuit sa carrière dans l'aviation au lendemain de la guerre. Secrétaire général à l'aviation civile et commerciale en 1945, il préside le conseil d'administration d'Air France de 1948 à 1958, ainsi que l'IATA. (International Air Transport Association), de 1954 à 1955.

Réintégré à la SFIO dès novembre 1944, l'ancien député de l'Indre continue d'y militer et assure le secrétariat de la Fédération départementale pendant quelque temps.

Il retrouve son siège de conseiller général de Valençay, au mois de septembre 1945. Réélu conseiller municipal de cette commune à la faveur de l'élection partielle de février 1949, il en devient maire. Constamment renouvelé dans ses fonctions électives, Max Hymans présidera le Conseil général de l'Indre de 1945 à 1951.

Il décède à Saint-Cloud le 7 mars 1961, à l'âge de 61 ans.



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