James, Marie, Antoine Monjaret de Kerjégu

1846 - 1908

Informations générales
  • Né le 27 février 1846 à Saint-goazec (Finistère - France)
  • Décédé le 23 décembre 1908 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Finistère
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Finistère
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Finistère
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Finistère
Groupe
Républicains progressistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 23 décembre 1908
Département
Finistère
Groupe
Progressiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 27 février 1846 à Trévarez-Saint-Goazec (Finistère), mort le 23 décembre 1908 à Paris (8e). Député du Finistère de 1889 à 1908.

James de Kerjégu est issu d'une vieille famille bretonne dont plusieurs membres- ont fait partie des Etats de Bretagne. Son père, François-Marie, Jacques de Kerjégu a été député, puis sénateur et président du -Conseil général du Finistère, deux de ses oncles étaient également parlementaires : l'amiral de Kerjégu, député puis sénateur des Côtes-du- Nord et Louis de Kerjégu, député de Brest.

Entré dans la diplomatie en 1867, James de Kerjégu fut attaché à la légation de Buenos Ayres, puis envoyé au Paraguay pour obtenir la délivrance des Français qui y étaient retenus. Il est à Vienne en 1869, en 1870 il rentre en France sur sa demande. Aussitôt nommé lieutenant aux mobiles du Finistère, il prend part aux différentes opérations du siège de Paris.

Après la guerre, Kerjégu fut attaché à la Direction politique puis envoyé comme secrétaire de la mission française au quartier général allemand pendant l'occupation à Nancy et à Verdun sous les ordres de Saint-Vallier. Pendant deux ans il fut attaché au cabinet du duc Decazes, ministre des Affaires étrangères, puis il fut envoyé, en 1875, en Serbie comme chargé d'affaires et fait chevalier de la Légion d'honneur à son retour, en 1876. Il fut ensuite secrétaire à l'ambassade de Saint-Pétersbourg, puis à celle de Berne et mis en disponibilité sur sa demande en 1879.

James de Kerjégu se consacra alors à l'étude des questions économiques ; il s'occupa d'agriculture et d'élevage. C'est sur l'une de ses propriétés qu'a été établie l'Ecole d'agriculture du Finistère, établissement qui a remplacé la ferme-école de Trévarez, dirigée pendant trente ans par ses père et oncle et qui fournit dans le département un grand nombre d'agriculteurs et d'éleveurs distingués.

Candidat républicain dans l'arrondissement de Quimperlé, dont il était conseiller général, aux élections du 22 septembre 1889, James de Kerjégu fut élu sans concurrent par 7.566 voix sur 8.037 votants et 13.871 inscrits.

Il fut réélu dans les mêmes conditions (sauf en 1902 où son unique opposant recueillit 35 voix) aux élections :
- du 20 août 1893 (8.338 voix sur 8.751 votants et 14.169 inscrits),
- du 8 mai 1898 (10.411 voix sur 10.932 votants et 15.167 inscrits),
- du 27 avril 1902 (11.620 voix sur 12.004 votants et 16.682 inscrits).

Ses cinq professions de foi le montrent républicain convaincu, homme d'ordre, de progrès et de liberté aussi est-il partisan de l'union de tous les républicains, de la stabilité ministérielle, de la liberté religieuse, d'une exécution loyale du Concordat et d'une politique de paix à l'extérieur.

Membre de la commission du budget et de la marine, il fut dès son premier mandat l'auteur de plusieurs rapports sur le pari mutuel, l'inscription maritime et le permis de navigation.

Il fut particulièrement actif de 1893 à 1898 : continuant à se passionner pour la défense des marins et des agriculteurs, il reprit ses rapports sur l'inscription maritime et le permis de navigation et rapporta le budget de la marine en 1895, 1897 et 1898. Sur le plan social, il demandait l'institution de l'assistance publique, de caisses de retraites ouvrières et d'assurance contre l'accident et la maladie.

Son activité décrut au cours des législatures suivantes i il ne fit plus-de rapports mais continua à combattre pour ses idées. Il s'opposa à l'impôt personnel progressif sur le revenu global qu'il jugeait inquisitoire et injuste et à la séparation de l'Eglise et de l'Etat, demandant le maintien du Concordat. Il vota le service militaire de deux ans mais en rejetant tout affaiblissement de la puissance militaire française. Il vota également pour l'assistance aux vieillards et les retraites ouvrières mais en refusant d'en faire une obligation. Sur le plan économique agricole il se déclara « chaud partisan de Méline ».

Il devait décéder au cours de son cinquième mandat, le 23 décembre 1908, à Paris, à l'âge de 62 ans.