Henri de La Ferronnays

1876 - 1946

Informations générales
  • Né le 8 avril 1876 à Berne (Suisse)
  • Décédé le 29 mars 1946 à Saint-mars-la-jaille (Loire-Atlantique - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 24 novembre 1907 au 31 mai 1910
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Non inscrit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Indépendants
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Non inscrit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 22 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Députés indépendants
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 1er mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Indépendants
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 26 avril 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Non inscrit

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 8 avril 1876 à Berne (Suisse).

Député de la Loire-Inférieure de 1907 à 1942.

Né à Berne, Henri de La Ferronnays est un ancien élève de Saint-Cyr. Officier de cavalerie, démissionnaire en 1905, chef d'escadron de réserve pendant la guerre de 1914-1919, il commande un bataillon du 170e d'infanterie. Cinq fois cité, il est fait officier de la Légion d'honneur.

Son ascendance même le destinait à la vie politique. Son grand-père avait été ambassadeur puis ministre des Affaires étrangères de la Restauration. C'est à la mort de son père, député d'Ancenis depuis 1885, président du Conseil général de Loire-Inférieure, qu'il se présente pour la première fois, en 1907, aux élections législatives.

Il est très largement fidèle à l'inspiration politique qui avait été celle de son père.

Dans sa « circulaire » il invite ses électeurs à « s'unir pour le plus grand bien de la nation au cri de ralliement « Dieu et Patrie ». Il se dit « adversaire du socialisme d'Etat et des utopies collectivistes » et réclame « la liberté de conscience pour tous, le droit de confier l'éducation de nos enfants à des maîtres de notre choix, l'égalité de subvention pour toutes les écoles ». Sur ce programme, il est élu au premier tour le 24 novembre 1907, sans adversaire et par 9.513 voix sur 11.004 votants. Il est alors, depuis peu, conseiller général et maire de Saint-Mars-la-Jaille, fonctions occupées de longue date par son père.

Il ne quittera plus la Chambre jusqu'en 1942. Inscrit au groupe des droites, il prend part à la discussion du projet de loi concernant l'amnistie, puis à la discussion du budget de l'exercice 1910 ; il adresse enfin au ministre de la Guerre une question concernant la date des appels des réservistes et des territoriaux.

Lorsqu'il se représente, en 1910, il vient d'être élu président du Conseil général de Loire-Inférieure. Il obtient, au premier tour, 9.300 voix contre 2.661 à son adversaire, Train. Membre de nombreuses commissions, celle des affaires extérieures, des protectorats et des colonies, celle de l'hygiène publique, il est aussi l'auteur de diverses propositions de loi intéressant l'agriculture. Il prend part à la discussion générale du budget de l'exercice de 1911.

En 1914, son programme électoral est un réquisitoire dur et sans faiblesse contre les partis jusque là au pouvoir. Il dénonce les échecs extérieurs de la diplomatie française, les scandales intérieurs : « tour à tour les ministres et les magistrats se mettent au service d'escrocs », qui déshonorent le pays. Il réclame un pouvoir fort « pour armer le Chef de l'Etat contre les flibustiers de la politique ». Il est élu, par 9.274 voix contre 2.234 à Heas. Mais, appelé au combat, il siégera peu à la Chambre où pourtant il est entendu dans la discussion, en comité secret, sur les opérations militaires.

En 1919, il est élu, second de liste, sur la liste d'union nationale avec 41.960 voix sur 73.360 votants. Il fait à nouveau partie de la commission des affaires étrangères et intervient à de nombreuses reprises dans les discussions sur les réparations dues par l'Allemagne. En 1924, il est réélu sur la même liste, conduite par Le Cour Grand Maison, liste dite cette fois d'union nationale et catholique. Sur son nom se portent 48.185 voix sur 78.121 votants. Membre de la commission des affaires étrangères et de la commission de l'Alsace-Lorraine, il est l'auteur d'une proposition de loi tendant à modifier le mode de recrutement dans l'armée. Il intervient au cours de la discussion d'un projet de loi sur l'organisation générale de la nation en temps de guerre ; il se prononce enfin pour le rétablissement du scrutin uninominal pour les députés.

En 1928, lors du retour à ce mode de scrutin, l'on retrouve son programme passionné et intransigeant. Il dénonce la « doctrine de l'Allemand Karl Marx, dont les théories ont lentement mais sûrement depuis cinquante ans empoisonné la législation et l'esprit public en France ». « Radicaux-cartellistes, socialistes, les uns et les autres ne sont que les fourriers du désordre. » Il dénonce enfin « le projet d'école unique, véritable confiscation de l'enfant au profit de l'Etat socialiste et athée ».

Elu au premier tour par 7.429 suffrages contre 2.889 à Lemarre, il est de nouveau membre de la commission des affaires étrangères et de celle des régions libérées. Inscrit au groupe des députés indépendants, il est l'auteur d'une proposition de loi tendant à modifier l'article 6 de la loi du 31 mars 1919 sur la législation des pensions des armées de terre et de mer. Il intervient dans la discussion du projet de loi tendant à la ratification du « Pacte général de renonciation à la guerre ».

En 1932, il est élu avec 6.926 voix contre 3.780 à Rabu. Il est redevenu, à cette époque, président du Conseil général, fonction qu'il avait cessé d'exercer depuis la guerre.

Il se prononce pour une proposition de loi tendant à organiser et à défendre le marché du blé et à soutenir le prix des céréales.

En 1936, il est réélu une dernière fois avec 7.285 voix contre 2.280 à Rabu. Il ne se présentera plus aux élections. Son programme de 1936 est axé sur la défense de l'ordre et de la liberté. « Religion, Patrie, Famille, Profession, ces idées sont les vôtres, je le sais... » Il réclame une nouvelle fois un élargissement des prérogatives du Chef de l'Etat et de son gouvernement. Il propose de « ramener le pouvoir législatif à son rôle qui est de légiférer et non de gouverner ». Il faut « soustraire les gouvernements aux intrigues constantes des partis ». Une fois élu, il ne s'inscrit à aucun groupe. A la commission des affaires étrangères, il mène une action énergique en faveur d'une politique de fermeté » face aux périls qui nous menacent ». Il intervient d'autre part en faveur de la création de l'Office national interprofessionnel du blé.

Il vote, le 10 juillet 1940, en faveur du « projet de résolution tendant à réviser les lois constitutionnelles ».





Né le 8 avril 1876 à Berne (Suisse)
Décédé le 23 mars 1946 à Saint-Mars-en-Jaille (Loire-Inférieure)

Député de la Loire-Inférieure de 1907 à 1942

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome VI, p. 2090 et 2091)

Henri de La Ferronnays meurt à Saint-Mars-en-Jaille le 23 mars 1946, à la veille de ses 70 ans.