Henri de La Porte

1880 - 1924

Informations générales
  • Né le 17 juin 1880 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 16 septembre 1924 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Parti socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 17 juin 1880 à Paris (1er), mort le 16 septembre 1924 à Paris (17e). Député des Deux-Sèvres de 1910 à 1919.

Journaliste, directeur du Populaire de l'Ouest, conseiller général des Deux-Sèvres et maire de Saint-Symphorien, Henri de La Porte se présente comme candidat socialiste aux élections de 1906. Arrivé en deuxième position au premier tour, il se désiste au second. Lors des élections du 14 avril 1910, il fait campagne contre l'inertie de ses prédécesseurs, incapables selon lui de mener à bien les réformes démocratiques et sociales, et se prononce en faveur de la représentation proportionnelle. « A bas les tyranneaux de village, déclare-t-il, et les députés d'antichambre. Vive la République sociale ». Il est élu le 14 avril 1910, au premier tour, avec 6.548 suffrages sur 12.170 votants et 16.430 inscrits, contre 4.820 voix à Gentil, député sortant, dans la 2e circonscription de Niort.

Membre des commissions de la marine, des affaires extérieures, des colonies et du suffrage universel, il dépose une proposition de loi tendant à la simplification de la procédure d'appel devant les justices de paix.

Il intervient à propos de l'attelage automatique dans les chemins de fer, à l'occasion de la discussion du budget des Travaux publics de 1911. Il participe à la discussion d'interpellations sur les retraites ouvrières et paysannes (1911), dont il propose d'assurer le financement par une majoration des droits de succession. Il demande, lors du vote du budget de l'agriculture de 1913, un meilleur entretien des canaux du bassin de la Sèvre niortaise. Il intervient sur le même sujet à l'occasion du vote du budget des Travaux publics de 1914 et propose (budget de l'Intérieur de 1914) de réduire le nombre des sous-préfets. Durant la campagne électorale d'avril 1914, il se prononce contre le service militaire de trois ans qui frappe la production nationale en tenant éloignés des champs les jeunes agriculteurs et pour une réforme fiscale démocratique. Il est réélu au premier tour, le 26 avril, avec 6.343 voix sur 12.293 votants et 14.851 inscrits contre 5.622 suffrages à Mercier. Il fait partie des commissions du règlement, des travaux publics, des chemins de fer, des affaires extérieures et des colonies.

Mobilisé comme sergent au 67e régiment d'infanterie territoriale, il est promu sous-lieutenant en 1915. Il prend part à la discussion d'interpellations sur le ravitaillement en charbon (1917), l'organisation des permissions agricoles (1917), la vie chère (1919) et la politique agraire du gouvernement (1919).

Aux élections de 1919 il se présente sur une liste d'action et de concentration républicaine qui est battue par une liste nationale d'union républicaine.

Il meurt à Paris le 16 septembre 1924, à l'âge de 44 ans. Il est l'auteur de deux ouvrages : Les leçons de Stuttgart ; Le congrès socialiste international de 1907.