Jean Labrosse

1898 - 1983

Informations générales
  • Né le 6 juin 1898 à Toulon (Var - France)
  • Décédé le 3 mai 1983 à Toulon (Var - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Var
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Var
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Var
Groupe
Mouvement républicain populaire

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 6 juin 1898 à Toulon (Var)
Décédé le 3 mai 1984 à Toulon

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Var)
Député du Var de 1946 à 1951

Jean Labrosse est né le 6 juin 1898 à Toulon (Var). Papetier-imprimeur, il s'engage dans l'action politique au lendemain de la seconde guerre mondiale : il appartient, en qualité de premier adjoint, à la délégation spéciale de la ville de Toulon ; mais surtout il se présente, à la tête de la liste du MRP, aux élections pour la première Assemblée nationale Constituante du 21 octobre 1945. Sa liste recueille 24 735 voix sur 160 081 suffrages exprimés et arrive en troisième position derrière les communistes et les socialistes. Jean Labrosse est élu. Les trois autres élus de la circonscription de Toulon sont les socialistes Frank Arnal et Jean Charlot et les communistes Jean Bartolini et Michel Zunino.

Jean Labrosse est nommé membre de la Commission de la défense nationale et de la Commission des pensions civiles et militaires et des victimes de la guerre et de la répression. Il se prononce pour la nationalisation du crédit (2 décembre 1945), du gaz, de l'électricité et de l'assurance (mars-avril 1946) ; il s'abstient sur le projet de loi relatif à la dévolution des biens des entreprises de presse (16 avril), et vote avec ses collègues du MRP contre le premier projet de Constitution (19 avril).

Jean Labrosse est de nouveau candidat aux élections de juin 1946 pour la seconde Assemblée nationale Constituante, toujours à la tête de la liste du MRP. Celle-ci connaît une progression électorale très sensible, puisqu'elle recueille 36 493 voix sur 161 794 suffrages exprimés ; les cinq autres députés sortants sont réélus.

Jean Labrosse est nommé membre de la Commission de la défense nationale et de la Commission des finances et du contrôle budgétaire. Il est aussi désigné comme juré à la Haute cour de justice. Son activité parlementaire se limite à un rapport au nom du 2e Bureau sur les opérations électorales du territoire du Cameroun français. Favorable à l'élection de Georges Bidault comme chef du Gouvernement provisoire et à la confiance à son cabinet (19 et 26 juin), Jean Labrosse se prononce pour le second projet de Constitution (28 septembre).

Candidat aux élections législatives de novembre 1946, Jean Labrosse retrouve son siège, malgré un certain recul (29 875 voix sur 153 757 suffrages exprimés) ; les cinq autres sortants sont une nouvelle fois réélus, ce qui témoigne de la stabilité politique du département.

Jean Labrosse retrouve la Commission de la défense nationale et sa charge de juré à la Haute cour de justice ; il est aussi nommé à la Commission de la production industrielle et à la Commission du travail et de la sécurité sociale. C'est désigné par cette dernière qu'il siège à la Commission chargée de procéder à une étude d'ensemble des divers régimes de prestations familiales.

Jean Labrosse est l'auteur de plusieurs rapports déposés au nom de la Commission du travail et de la sécurité sociale, relatifs notamment à la prévention et à la réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles. Il s'intéresse en outre, dans deux propositions de loi (8 février et 30 avril 1951), à la réforme des structures et du financement des divers régimes de prestations familiales. Préoccupé par l'avenir de l'arsenal de Toulon, Jean Labrosse dépose aussi, le 23 mars 1950, au nom de la Commission de la défense nationale, un rapport sur la proposition de résolution déposée par son collègue Jean Bartolini, tendant à favoriser la reconversion des 5 000 ouvriers des arsenaux de la marine menacés de licenciement. Le 3 mai 1950, il dépose ainsi une proposition de résolution tendant à inviter le gouvernement à verser aux collectivités locales la contrepartie des impôts directs et taxes indirectes non versées par les entreprises de l'Etat. En revanche, il intervient peu ; le 8 février 1951, toutefois, il dépose un amendement au projet de loi relatif aux prestations familiales tendant à majorer les allocations familiales des ouvriers de l'Etat de 20 %.

Jean Labrosse accorde sa confiance à Léon Blum (17 décembre 1946), soutient le gouvernement Ramadier lors de la crise avec les ministres communistes (4 mai 1947), vote pour le projet de loi sur le statut de l'Algérie (27 août), contre la nationalisation des écoles des houillères (14 mai 1948). Favorable à la ratification du plan Marshall (7 juillet), il se prononce également pour les projets relatifs au Conseil de l'Europe et au pacte Atlantique (9 et 26 juillet 1949).

Le 7 mai 1951, il approuve la réforme électorale instituant le scrutin de liste majoritaire départemental avec apparentement.

Candidat aux élections législatives du 17 juin 1951, Jean Labrosse n'est pas réélu. Il poursuit toutefois son action municipale, prenant en 1955 la présidence du Conseil d'administration de la Caisse d'épargne de Toulon. Il est aussi porté, en 1957, à la tête du Conseil d'administration de la Société de crédit immobilier.

Jean Labrosse décède le 3 mai 1984 à Toulon.

Il était chevalier de la Légion d'honneur et officier de l'ordre national du Mérite.



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