Joseph, Samuel Lagrosillière

1872 - 1950

Informations générales
  • Né le 2 novembre 1872 à Sainte-marie (Martinique - France)
  • Décédé le 6 janvier 1950 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Martinique
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Martinique
Groupe
Non inscrit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 14 décembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Martinique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 1er mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Martinique
Groupe
Parti socialiste de France
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Martinique
Groupe
Union socialiste et républicaine

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 2 novembre 1872 à Sainte-Marie (Martinique).

Député de la Martinique de 1910 à 1924 et de 1932 à 1942.

Négociant-agriculteur, Joseph Lagrosillière fut également publiciste, avocat à la Cour d'appel de la Martinique, puis bâtonnier.

Le 24 avril 1910, il se présente aux élections législatives, dans la 2e circonscription de la Martinique. Il est élu au premier tour par 5.760 voix (sur 15.406 inscrits et 10.579 votants) contre Clerc qui, lui, n'en obtient que 4.185. Il s'inscrit au groupe parlementaire des indépendants. Réélu dès le premier tour, le 26 avril 1914, il bat, avec 7.480 voix (sur 16.248 inscrits et 13.504 votants) Sainte-Luce qui recueille 6.024 suffrages. Durant cette législature, il fait partie des députés non inscrits. Le 14 décembre 1919, il est de nouveau élu, au scrutin de liste avec représentation proportionnelle. Mais il ne l'emporte qu'au second tour avec 19.657 voix sur 53.020 votants, contre Clerc (19.384 voix) et Lemery (13.499 voix). Il appartient alors au groupe socialiste.

Il interrompt son activité politique de 1924 à 1932. Le 16 janvier 1931, il est d'ailleurs arrêté et écroué au Havre, sous l'accusation de trafic d'influence et de corruption de fonctionnaires. Malgré les attaques dont il est l'objet, Joseph Lagrosillière se porte de nouveau candidat aux élections de 1932. Dès le premier tour, il remporte 6.226 voix (sur 8.778 votants) contre 2.541 à Julienne-Caffic. Il siège de nouveau au groupe socialiste. Son mandat est renouvelé le 3 mai 1936. Il triomphe en effet, au deuxième tour, avec 8.717 voix.

Au cours de son activité parlementaire, il fut membre des commissions de la marine militaire, de la législation civile et criminelle, des comptes définitifs et des économies, des affaires extérieures des protectorats et des colonies, du budget, du suffrage universel, de l'Algérie, colonies et pays de protectorat.

Joseph Lagrosillière s'est toujours vivement intéressé aux questions coloniales. En 1916, il avait d'ailleurs été nommé secrétaire général des Amitiés musulmanes. Il étudia notamment le problème de la taxation des denrées, celui du sucre, du rhum, de l'alcool, des chemins de fer de l'A.O.F. ainsi que de la marine marchande.

Il se préoccupa aussi de la lutte contre l'insécurité du travail, contre l'ignorance, l'injustice, l'anarchie de la production ainsi que des problèmes locaux de la Martinique. Il a d'ailleurs publié un ouvrage, en 1903, intitulé La question de la Martinique.

Le 10 juillet 1940 au Congrès de Vichy, il ne prit pas part au vote sur les pouvoirs constituants demandés par le maréchal Pétain.




Né le 2 novembre 1872 à Sainte-Marie (Martinique)
Décédé le 6 janvier 1950 à Paris

Député de la Martinique de 1910 à 1924 et de 1932 à 1942

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome VI, p. 2102)

Pendant la seconde guerre mondiale, Joseph Lagrosillière sera membre du comité clandestin du parti socialiste, qui se réunit chez lui, rue de Vaugirard à Paris, deux mois durant. Il est toutefois exclu de la SFIO en 1944.

Après la Libération, il écrit quelques articles, notamment dans la revue L’Union Française.

Joseph Lagrosillière livre sa dernière bataille politique aux municipales de 1945 à Fort de France. Il est sévèrement battu par le jeune candidat communiste Aimé Césaire qui le distance de plus de 5000 voix.

Il est réintégré à la SFIO au 40e Congrès national de juillet 1948.

Il meurt à Paris, dans le 15e arrondissement, le 6 janvier 1950, à l'âge de 77 ans.