Maurice Lasserre

1862 - 1933

Informations générales
  • Né le 6 novembre 1862 à Saint-nicolas-la-grave (Tarn-et-Garonne - France)
  • Décédé le 11 novembre 1933 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 1er janvier 1890 au 14 octobre 1893
Département
Tarn-et-Garonne
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Tarn-et-Garonne
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Tarn-et-Garonne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 6 septembre 1862 à Saint-Nicolas-de-la-Grave (Tarn-et-Garonne), mort le 11 novembre 1933 à Paris (8e).

Député de Tarn-et-Garonne de 1890 à 1902.

Diplômé de l'Ecole des sciences politiques, avocat inscrit au barreau de Paris, ancien chef de cabinet de Thévenet, ministre de la Justice, Maurice Lasserre, est le fils de Joseph Lasserre, député de l'arrondissement de Castel-Sarrazin depuis 1876. A la mort de ce dernier, survenue le 28 décembre 1889, il est élu avec 9.121 voix contre 5.200 à Mauvoisin.

A la Chambre, dont il est l'un des plus jeunes membres, il se fait remarquer par une interpellation au ministre de la Guerre, Freycinet, sur l'affaire de la mélinite. Il fait partie de nombreuses commissions, dont il est à plusieurs reprises nommé rapporteur. Il rédige notamment le rapport sur le projet de loi relatif aux modifications à apporter à la loi sur la presse. Il est élu secrétaire de la Chambre en 1892 et 1893, puis membre de la commission du budget pour laquelle il rapporte le budget des Cultes.

Le 20 août 1893, il est réélu au premier tour avec 10.436 voix contre 6.343 à Ernest Mauvoisin, son adversaire radical-socialiste, sur le programme du cabinet Méline et après s'être nettement prononcé contre l'impôt général et progressif sur le revenu. Il rapporte les projets de loi tendant à réprimer les menées anarchistes, visant au rachat des canaux du Midi et à la prorogation de la concession des eaux de Vichy. Membre de la commission du budget, il rapporte en 1896 et 1897 le budget du ministère de l'Intérieur et prend la parole dans plusieurs discussions importantes, notamment en réponse à Ribot pour soutenir l'impôt sur la rente. Il fait partie du comité directeur des républicains de gouvernement.

Il est élu pour la dernière fois le 8 mai 1898, par 8.878 voix contre 8.765 à Sénac, radical. Il est à nouveau membre de la commission du budget en 1899 et de la commission de la législation fiscale et prend part à la discussion du budget de 1900.

Il ne se représente pas aux élections de 1902 et meurt à Paris le 11 novembre 1933. Il était chevalier de la Légion d'honneur, titulaire de la Croix de guerre et officier d'Académie. Il était âgé de 71 ans.

Il avait acquis à la Chambre une grande et rapide notoriété d'orateur financier. Publiciste de talent, il avait fondé la Tribune du Tarn-et-Garonne, dont il fut directeur et rédacteur en chef, et collaboré au Matin, au Petit Moniteur Universel et au Télégramme.