Kléber, Georges Loustau

1915 - 2008

Informations générales
  • Né le 5 février 1915 à Romorantin (Loir-et-Cher - France)
  • Décédé le 11 octobre 2008 à Saint-avertin (Indre-et-Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 2 janvier 1956 au 8 décembre 1958
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Socialiste
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 25 novembre 1962 au 2 avril 1967
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Socialiste
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 12 mars 1967 au 30 mai 1968
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Fédération de la gauche démocrate et socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 5 février 1915 à Romorantin (Loir-et-Cher)

Membre de la seconde Assemblée nationale constituante (Loir-et-Cher)
Député du Loir-et-Cher de 1946 à 1958
Sous-secrétaire d'Etat à l'agriculture du 1er février 1956 au 10 juin 1957
Secrétaire d'Etat à l'équipement et au plan agricoles du 17 juin 1957 au 16 octobre 1957

Après avoir été ajusteur, Kléber Loustau a travaillé à l'Office national interprofessionnel des céréales, d'abord comme contrôleur auxiliaire, puis comme chef de groupe. A la Libération il est nommé sous-préfet de sa ville natale Romorantin.

Il se met en disponibilité pour conduire la liste socialiste aux élections à la seconde Constituante, le député SFIO du département (Robert Mauger) ne se représentant pas. La liste obtient 23 921 voix (sur 125 340 suffrages exprimés). Il en est le seul élu. Il est nommé à la Commission de l'équipement national et de la production. Il se représente aux législatives de novembre 1946 à la tête d'une liste totalement renouvelée. Ce changement ne permet pas d'améliorer le score. Kléber Loustau est réélu, mais la liste ne recueille plus que 21 106 voix (sur 118 879 suffrages exprimés). Membre de la Commission de la production industrielle, il participe accessoirement à d'autres commissions (défense nationale, ravitaillement, boissons). En 1947 il dépose deux propositions de lois : l'une visant à la destruction des lapins en Sologne, l'autre tendant à la création de caisses de calamités viticoles.

Aux législatives de 1951, il dirige une liste SFIO de nouveau transformée. La liste est apparentée à celle du MRP (Mouvement républicain populaire) et à celle des « Indépendants », paysans et républicains nationaux. La profession de foi s'attache à justifier l'apparentement : « Il nous appartient aujourd'hui électrices, électeurs, de barrer définitivement la route tant aux serviteurs fanatiques de l'URSS qu'à l'équipe militariste d'un dictateur. » L'alliance obtient la majorité absolue et se partage tous les sièges à pourvoir. La liste socialiste recueille 16,3 % des suffrages exprimés. Kléber Loustau retrouve son siège de député. Membre de la Commission de la production industrielle, il est élu secrétaire le 19 juillet 1951. Il participe aussi aux travaux de la commission de l'agriculture. Durant cette législature il intervient à de nombreuses reprises sur les problèmes agricoles. Le 18 février 1953 il dépose une proposition de loi tendant à mettre à parité le salaire minimum garanti des travailleurs de la terre. Le 15 mars 1955, il dépose une proposition de résolution demandant au gouvernement de prendre des mesures pour assurer le financement de l'assurance vieillesse agricole. Dans la délicate affaire de l'armée européenne il suit la direction du parti : il se prononce pour la CED (Communauté européenne de défense).

Aux élections de janvier 1956, la liste socialiste de Kléber Loustau est apparentée aux trois autres listes de centre gauche. Avec 33 151 voix sur 125 284 suffrages exprimés cette alliance est loin de la majorité absolue. Cette majorité n'est pas non plus obtenue par les listes qui se sont apparentées à droite. La SFIO du Loir et Cher maintient à peu près son score (15 % des suffrages exprimés). Kléber Loustau entame une nouvelle législature. Nommé de nouveau membre de la Commission de l'agriculture, il entre le 1er février dans le gouvernement Guy Mollet comme sous-secrétaire d'Etat à l'agriculture. Il est placé sous l'autorité du ministre des affaires économiques et financières Paul Ramadier (qui remplace Robert Lacoste dès le 14 février 1956) et auprès du secrétaire d'Etat à l'agriculture, le sénateur (radical) André Dulin. Après la chute du cabinet Mollet, Kléber Loustau poursuit son expérience gouvernementale au sein du gouvernement constitué (en juin 19578) par Maurice Bourgès-Maunoury, cette fois en tant que secrétaire d'Etat à l'équipement et au plan agricoles et sous l'autorité de Félix Gaillard, ministre des finances, des affaires économiques et du plan. Durant ses mandats ministériels Kléber Loustau s'est heurté à l'opposition d'une bonne partie des dirigeants agricoles. Il a été particulièrement attaqué par le Rassemblement paysan (animé par Pierre Poujade, Henri Dorgères et Paul Antier). Le 1er juin 1958 Kléber Loustau se prononce contre l'investiture du général de Gaulle puis refuse les pleins pouvoirs mais s'abstient sur la révision constitutionnelle (2 juin). Il poursuit sa carrière politique sous la Ve République.



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