Maurice, Auguste Lucas

1896 - 1988

Informations générales
  • Né le 9 octobre 1896 à Cherbourg (Manche - France)
  • Décédé le 24 avril 1988 à Flottemanville (Manche - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Manche
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Manche
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Manche
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Manche
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 2 janvier 1956 au 8 décembre 1958
Département
Manche
Groupe
Mouvement républicain populaire

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 9 octobre 1896 à Cherbourg (Manche)
Décédé le 24 avril 1988 à Flottemanville-Bocage (Manche)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Manche)
Député de la Manche de 1946 à 1958

Maurice Lucas est ingénieur agricole. Il participe à la première guerre mondiale. Il la termine comme sous-lieutenant. Il est décoré de la croix de guerre. Il se marie en 1920. De cette union sont issus 8 enfants. Exploitant agricole, Maurice Lucas est spécialisé dans l'élevage laitier. Dès avant le second conflit mondial il fait partie d'une série d'organisations professionnelles. Ainsi il devient en 1936 - et pour longtemps - membre du conseil d'administration de la fédération nationale des coopératives laitières. Militant chrétien, Maurice Lucas a été aussi de ceux qui ont installé la Jeunesse agricole chrétienne (JAC) dans la Manche. Il appartient à une famille de notables du département. Son frère Octave a été élu député (Indépendant) de la circonscription de Coutances en 1936. Après avoir joué un certain rôle dans la résistance locale, Maurice Lucas commence à son tour une carrière politique nationale.

Maire de Flottemanville-Bocage (dont il était conseiller municipal depuis 1925), il est deuxième de la liste du Mouvement républicain populaire (MRP) aux élections du 21 octobre 1945 à la première Constituante. Avec 91 632 voix (sur 188 041 suffrages exprimés) la liste rafle 4 des 6 sièges de la Manche.

Aux élections à la seconde Constituante du 10 juin 1946, Maurice Lucas est réélu avec ses trois collègues, la liste MRP ayant amélioré son score (elle a cette fois-ci obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés). Membre de la Commission de l'agriculture et du ravitaillement dans la première Constituante, Maurice Lucas est membre de la Commission de l'agriculture dans la seconde.

En novembre 1946, aux élections à l'Assemblée nationale, la liste MRP connaît un léger tassement (48,5 % des suffrages exprimés). Ce qui n'empêche pas les 4 sortants d'être réélus. De nouveau membre de la Commission de l'agriculture, Maurice Lucas consacre à ces questions l'essentiel de son travail parlementaire. Le 25 février 1947, il dépose une proposition de loi tendant à étendre le pari mutuel au concours hippique.

Aux élections législatives du 17 juin 1951, Maurice Lucas se trouve encore deuxième de la liste MRP. Dans sa campagne électorale il insiste sur la défense de l'enseignement libre. Se présentant comme député-paysan, il affirme aussi que le MRP avec ses 24 « députés-cultivateurs » et « son grand ministre de l'agriculture Pierre Pflimlin » est par excellence le défenseur des intérêts agricoles. Comme ses colistiers, il regrette que les autres listes de droite aient refusé la proposition MRP de conclure dans la Manche des apparentements sur le thème de la lutte pour l'école catholique. Avec 21,5 % des suffrages exprimés, la liste MRP arrive loin derrière la liste RPF (30,7 %). Des candidats MRP de la Manche, c'est Maurice Lucas qui a obtenu le meilleur score. Il est un des deux républicains populaires réélus dans ce département. Lors de cette législature, Maurice Lucas fait partie de la Commission de l'agriculture, accessoirement de celle de la presse et de celle du suffrage universel. A maintes reprises il intervient sur les questions agricoles et, le 10 octobre 1952, il dépose une proposition de loi portant sur le prix des fermages. Aux législatives du 2 janvier 1956, il se retrouve deuxième de la liste MRP, de nouveau emmenée par Jean Raymond-Laurent. Parmi ses titres qu'il signale à l'attention des électeurs signalons ceux-ci : vice-président du groupe parlementaire MRP, membre du bureau de l'assemblée des maires de France. Dans leurs professions de foi, les candidats se réfèrent aux gloires du parti (Georges Bidault, Robert Schuman, Pierre Pflimlin) et s'en prennent à Mendès France (dont « la politique extérieure a été funeste en France »).

Si en 1951 aucun apparentement n'a été conclu dans la Manche, en 1956, cinq listes de droite (y compris celle du MRP) sont alliées. Ces listes obtiennent la majorité absolue (63 % des suffrages exprimés) et se partagent donc tous les sièges du département. Avec son score de 17,7 %, le MRP fait réélire ses deux sortants. Une nouvelle fois, de tous les candidats MRP de la Manche, c'est Lucas qui obtient le plus grand nombre de voix. Il est un des 9 exploitants agricoles que compte le groupe parlementaire MRP (fort de 72 membres). Il est de nouveau membre de la Commission de l'agriculture, puis de celle de la presse. Le 7 novembre 1956, il dépose une proposition de loi tendant à interdire les adjudications des meubles et immeubles les dimanches et jours fériés.

Aux élections législatives de novembre 1958, il appuie le retour du général de Gaulle (scrutin des 1er et 2 juin 1958), il se présente sous l'étiquette MRP dans la 4e circonscription de la Manche. Il est largement battu : il obtient au premier tour 4 201 voix sur 34 467 suffrages exprimés. L'année suivante c'est sa carrière de maire de Flottemanville-Bocage qui s'achève. En 1955, il a abandonné la direction de son exploitation agricole. Mais dans les années soixante, il continue à siéger dans différents organismes professionnels.



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