James-Dyer Mac-Adaras

1838 - 1919

Informations générales
  • Né le 21 juin 1838 à Ruthmines (Irlande)
  • Décédé le 8 novembre 1919 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Basses-Alpes
Groupe
Républicains progressistes

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 21 juin 1838 à Ruthmines (Irlande), mort le 8 novembre 1919 à Paris (1er). Député des Basses-Alpes de 1889 à 1893.

Rien ne paraissait prédisposer James, Dyer Mac Adaras à devenir député, et à plus forte raison député français. Né dans une vieille famille irlandaise il possédait alors la nationalité anglaise. Il s'orienta très tôt vers la carrière militaire et partit aux Indes où on le retrouve comme capitaine d'artillerie lors de l'insurrection des Cipayes. Peu désireux de servir plus longtemps la Grande-Bretagne, il revint en Irlande. Ami de la France et homme d'action, la guerre franco-allemande de 1870 devait être le tournant de son existence. Il organisa tout d'abord, avec l'appui de M. Sullivan, une ambulance irlandaise. Après les premières défaites de nos armées, l'idée lui vint de lever un corps irlandais pour effectuer une diversion sur les côtes de la mer du Nord et il discuta avec le général Cousin-Montauban, comte de Palikao, ministre de la Guerre, des conditions de mise sur pied de cette formation.

L'opposition de la Grande-Bretagne et des difficultés de toutes sortes l'obligèrent à renoncer à son projet. Il transporta alors en France, à ses frais, un certain nombre de volontaires irlandais pour combattre les Prussiens. Attaché à l'état-major de l'armée de Chanzy, il prit part aux combats de Vendôme, du Mans, et se distingua tout particulièrement à Fretteval où il fut blessé. Promu général de brigade, il prépara la défense du Havre.

Ayant obtenu ses lettres de naturalisation sur les champs de bataille, il reçut officiellement la nationalité française en 1871 et se fixa à Paris. Ardent républicain, il se tourna vers la politique et devint, en 1888, conseiller général des Basses-Alpes.

Il fut élu député aux élections générales de 1889 dans l'arrondissement de Sisteron, au premier tour de scrutin, par 3.116 voix contre 1.302 à Sucquet, député sortant révisionniste. Il siégea à la Chambre parmi les républicains progressistes indépendants et appartint à diverses commissions ; toutefois, il ne semble pas avoir déployé une activité parlementaire importante au cours de son mandat.

Il connut un premier échec au renouvellement de l'assemblée en 1893 et fut battu au second tour de scrutin avec 2.425 voix contre 2.710 au comte d'Hugues, conservateur. L'élection du comte d'Hugues ayant été invalidée le 19 décembre 1893, Mac Adaras essaya de retrouver son siège lors de l'élection complémentaire du 18 février 1894. Il échoua avec 2.000 voix contre 2.580 au comte d'Hugues.

Il tenta à nouveau sa chance lors des élections générales de 1898 et se présenta cette fois dans la Sarthe, dans la 1re circonscription du Mans. Il n'obtint que 2.267 voix sur 20.498 votants.

Il abandonna alors la politique active et se consacra à l'étude des questions économiques, politiques et militaires. Il est l'auteur d'un ouvrage Le salut de la France, dans lequel il expose ses idées réformatrices.

Il est mort à Paris, le 8 novembre 1919, à l'âge de 81 ans.