Charles, Joseph Baudet

1852 - 1933

Informations générales
  • Né le 16 janvier 1852 à Caulnes (Côtes d'Armor - France)
  • Décédé le 20 mars 1933 à Caulnes (Côtes d'Armor - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 22 février 1903 au 31 mai 1906
Département
Côtes-du-Nord
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Côtes-du-Nord
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Côtes-du-Nord
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Côtes-du-Nord
Groupe
Parti républicain radical et radical socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 9 janvier 1921
Département
Côtes-du-Nord
Groupe
Gauche républicaine démocratique

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 9 janvier 1921 au 13 janvier 1930

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 16 janvier 1852 à Caulnes (Côtes-du-Nord), mort le 20 mars 1933 à Caulnes.

Député des Côtes-du-Nord de 1903 à 1921.

Sénateur des Côtes-du-Nord de 1921 à 1930.

Fils de modestes commerçants de Caulnes, le docteur Charles Baudet fut élève du collège de Dinan et obtint le deuxième prix de dissertation française au concours académique de Rennes. Venu à Paris, il fait son droit et sa médecine et, après de brillantes études, revient à Caulnes pour s'y installer médecin. Conseiller municipal en 1878, il devient maire en 1896 et le restera sans interruption jusqu'à sa mort en 1933.

Elu conseiller d'arrondissement en 1880, réélu en 1886, il entre le 28 juillet 1889 au conseil général où il sera constamment réélu jusqu'en 1930, date à laquelle son fils Charles, lui-même médecin, lui succédera. Il est vice-président de cette assemblée en 1910 puis président de 1919 à 1925.

Il devient député de la première circonscription de Dinan le 22 février 1903, à l'occasion d'une élection partielle pour le remplacement de M. Jacquemin, avocat, décédé le 22 novembre 1902. Il est élu au deuxième tour de scrutin par 6.508 voix contre 5.656 à M. de la Bintenaye sur 12.296 votants. Membre du parti radical, il écrit dans sa profession de foi électorale que « le maire doit être à la mairie, le prêtre à l'église et l'instituteur à l'école ».

A la Chambre, où il fait partie de la Commission de l'hygiène, il intervient - Delcassé étant Ministre des Affaires étrangères - dans la discussion des interpellations sur l'accord franco-anglais et la convention concernant Terre-Neuve (1904) pour critiquer celle-ci qui, à son avis, ne garantit pas suffisamment les intérêts des pêcheurs français.

Aux élections générales du 6 mai 1906, il est réélu au premier tour de scrutin, toujours dans la première circonscription de Dinan, avec 6.541 voix sur 12.765 votants contre 6.142 suffrages à M. Rosse, maire de Dinan, qui se présente sous l'étiquette de progressiste. Il est membre des Commissions de la marine et de la législation fiscale. Réélu au premier tour de scrutin aux élections générales du 24 avril 1910 par 6.649 voix contre 5.286 au docteur Pepin, conservateur, sur 12.121 votants, il siège à la Commission de l'enseignement et à celle de la législation fiscale. Dans la discussion du Budget de l'agriculture de 1914, il demande au Ministre, M. Maurice Raynaud, de prendre des mesures pour empêcher le mouillage abusif des cidres, en raison des risques de typhoïde qui résultent de cette pratique.

Aux élections générales du 26 avril 1914, il bat de nouveau au premier tour de scrutin M. Rosse par 6.202 voix contre 5.391 sur 11.851 votants. Il est membre des Commissions de la comptabilité, de la marine marchande et de l'hygiène publique. En 1915, lors de la discussion du projet de loi relatif à la taxation de certaines denrées, rendue nécessaire par la guerre, il insiste auprès du Gouvernement pour que l'approvisionnement des agriculteurs en chaux et en sulfate de cuivre soit assuré.

Aux élections du 16 novembre 1919, il se présente sur la liste d'union républicaine avec le programme suivant : ni bolchevisme, ni monarchisme, mais révision de la Constitution pour établir un Gouvernement fort et stable, réparation des dommages de guerre et paiement des réparations par l'ennemi, modernisation de l’agriculture et des transports, service militaire d'un an, aide aux familles nombreuses et aux prisonniers de guerre, gratuité de l'enseignement secondaire et contrôle des grandes banques. Réélu, avec sa liste tout entière, il va siéger à la Commission de l'administration générale et à celle de l'hygiène.

Il devient sénateur le 9 janvier 1921. Il est membre des Commissions de l'administration générale, de l'hygiène et de l’assistance et fait partie de la gauche démocratique, radicale et radicale-socialiste. Durant ces neuf années il ne participe à aucune discussion.

Son grand âge ne lui permet pas de se représenter aux élections sénatoriales du 14 janvier 1930, et il meurt à Caulnes le 20 mars 1933, à 81 ans.

Officier d'Académie, le docteur Charles Baudet était président du Comice agricole de Caulnes et président d'honneur du syndicat des médecins des Côtes-du-Nord.