Pierre, Joseph, Henri Marmottan

1832 - 1914

Informations générales
  • Né le 30 août 1832 à Valenciennes (Nord - France)
  • Décédé le 5 janvier 1914 à Cannes (Alpes-Maritimes - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Seine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Seine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 19 mars 1883
Département
Seine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 6 octobre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Seine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 3 septembre 1893 au 31 mai 1898
Département
Seine

Biographies

Député de 1876 à 1885, né à Valenciennes (Nord) le 30 août 1832, il étudia la médecine à Paris, tenta, au coup d'Etat de décembre 1851, de soulever les étudiants, et, en 1858, travailla à l'évasion d'Orsini. Reçu docteur en 1857, il exerça sa profession à Passy jusqu'en 1866, tout en s'occupant spécialement d'études d'histoire naturelle.

Nommé, après le 4 septembre 1870, adjoint au maire du 16e arrondissement, il fut élu, en mars 1871, membre de la Commune de Paris, par les républicains modérés de son quartier, n'accepta. point ce mandat, et ne vint siéger à l'Hôtel de Ville qu'en juillet suivant, comme membre du conseil municipal où l'avait élu le quartier des Bassins. Il prit jusqu'en 1876 une part assez importante aux délibérations, fut rapporteur des propositions sur l'instruction publique, la levée de l'état de siège, etc., et présida le conseil en 1875.

Elu, le 20 février 1876, député du 16e arrondissement de Paris, par 3 899 voix (6 653 votants, 7.993 inscrits), contre 2 579 à M. Dehaynin, il donna sa démission de conseiller et se fit inscrire à la gauche modérée. Il fut des 363.

Réélu, le 14 octobre 1877, par 4 269 voix (7 190 votants, 8 327 inscrits), contre 2 868 à M. Faye, bonapartiste, il reprit sa place dans la majorité et se prononça avec elle :

- pour les ministères de gauche qui se succédèrent au pouvoir,
- pour l'article 7,
- pour les lois Ferry sur l'enseignement,
- pour l'invalidation de l'élection de Blanqui,
- pour les lois nouvelles sur la presse et le droit de réunion, etc.

Réélu, le 21 août 1881, par 5,007 voix (7 212 votants, 10 026 inscrits), contre 2 066 à M. Calla, conservateur, il soutint les cabinets Ferry et Gambetta, et donna sa démission de député, le 19 mars 1883, après la mort de son frère, M. Jules Marmottan, trésorier payeur général à Bordeaux.

Porté, le 4 octobre 1885, sur la liste républicaine du département du Pas-de-Calais, il échoua avec 75 076 voix (180 439 votants).


Né le 30 août 1832 à Valenciennes (Nord), mort le 5 janvier 1914 à Cannes (Alpes-Maritimes).

Député de la Seine de 1876 à 1883 et de 1889 à 1898. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 280.)

Pour la cinquième fois en 1889, Marmottan se présente comme candidat d'union républicaine aux élections législatives dans son ancienne circonscription du XVIe arrondissement de Paris, et retrouve la faveur du scrutin uninominal, mais de justesse, puisqu'il est élu au second tour avec 5.759 voix contre le candidat boulangiste Quinaud qui totaliste 5.686 voix.

Aux élections de 1893, il conserve son siège, élu également au second tour avec 4.481 voix contre 3.473 au candidat radical-socialiste Astier, et 1.793 à l'ancien député monarchiste Calla.

Il fait partie de la majorité opportuniste de la Chambre des députés au sein de laquelle, membre de diverses commissions, il n'intervient pour ainsi dire jamais dans les débats en séance publique.

Il ne se représente pas aux élections de 1898 ; nommé alors maire du XVIe arrondissement de Paris, il reprend ses activités municipales jusqu'en 1906, date à laquelle il se démet de cette fonction. Agé de 82 ans, le docteur Pierre Marmottan s'éteint à Cannes le 5 janvier 1914 au terme d'une vie politique dévouée à la cause de la République nouvelle qu'il sert avec « fermeté, sagesse et modération », à l'occasion de l'exercice de nombreux mandats nationaux et locaux, préconisant déjà la stabilité gouvernementale pour éviter les crises parlementaires.


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